GEMINI CRACKHEAD

Parce que, ayant installé dans le Mac Pro 2013 un nouveau disque SSD interne de 500 Go et ayant récupéré par clonage mon ancien système, je m’étais dit qu’il était plus que temps de se débarrasser de cette maudite application Samsung Portable SSD, qui ne cesse de clignoter dans le dock dès que l’on ouvre Parrallels Desktop, alors, j’ai demandé à Gemini comment faire pour se débarrasser de cette application.
Gemini m’a suggèré une ligne de code à taper dans le Terminal. Obéissant, j’entre ladite ligne.
Et là, tout commence à tellement planter que je dis à Gemini: on va refaire une installation propre.

-C’est la meilleure chose à faire, abonde Gemini et nous voilà partis.

À peine le système est-il installé que je me dis qu’il faut réinstaller les applications Adobe.
Seulement, grosse déconvenue: les applications Adobe disponibles au téléchargement ne sont pas compatibles avec mon système et les plus anciennes ne sont plus disponibles.
Gemini me suggère de mettre à jour mon système.
Mais mon Mac Pro 2013 est bridé par Apple pour plafonner sous OS 12.7.6, plus prosaïquement nommé « Monterey ».

– Qu’à cela ne tienne, reprend Gemini, en installant Open truc-machin-chose (dont j’ai oublié le nom) on va contourner les limitations d’Apple et pouvoir installer Mac OS Sonoma, pour lequel nous trouverons peut-être bien des applications compatibles.

Et donc, après avoir installé les lignes de commandes de Xcode, j’installe Open truc-machin-chose (dont j’ai oublié le nom) mais il faut formater un disque de démarrage et ça prend une demi-journée parce qu’il faut passer par dix outils différents. Et finalement, il s’avère que seul Open-truc-machin-chose peut le faire alors on le fait avec Open-truc-machin chose, après s’être dit qu’on n’y arriverait pas avec Open-truc etc.

Enfin, l’on parvient à créer ce disque de démarrage Sonoma et l’on installe Sonoma et le Mac Pro, pourtant bridé, démarre sous Sonoma. Alleluia. Nous sommes trop forts: nous avons contourné Apple. Bravo Gemini. Belle performance !

-C’est une très bonne nouvelle Christophe, maintenant essayons d’installer ces logiciels Adobe, me suggère, plein d’enthousiasme et d’allant, le cher Gemini.

Sauf que, sous Sonoma, pas plus d’applications compatibles Adobe que de beurre en broche. Que faire ?

-C’est tout à fait normal, me rassure Gemini: Adobe pratique la politique des deux dernières versions majeures et le système actuel est Mac OS 26 (ou 27) sur des Mac silicium. Donc Sonoma est une version beaucoup trop ancienne et la limitation matérielle du Mac Pro 2013 lui interdit définitivement toute compatibilité. Mais heureusement, il existe un moyen de récupérer les versions 2022 et 2023 compatibles avec ma machine.

Gemini m’indique la méthode: il faut télécharger un script Python 3 qui me permettra de récupérer les installateurs des versions précédentes.

C’est ce que nous faisons, dans le Terminal et je télécharge les logiciels. Sauf qu’ils ne s’installent pas.

-C’est tout à fait normal, me rassure Gemini. C’est Adobe Creative Cloud qui bloque l’installation. Il faut désinstaller Creative Cloud et installer à la place Anti Creative Cloud (sic) que je nous allons trouver encore en tapant des lignes de commandes.

Nous finissons par trouver, nous désinstallons Creative Cloud, installons Anti CC et, cette fois, les applications Adobe acceptent de s’installer et même de s’ouvrir. Merveille.

Sauf que quand je redémarre le Mac Pro, au bout d’un certain nombre de ballons de plage de plus en plus inquiétants, un gros sens interdit barre mon écran noir comme dans un four, m’invitant à contacter le support d’Apple pour en savoir plus. Impossible de redémarrer en l’état. Je m’attends à voir débarquer la CIA ou le GIGN…

-C’est tout à fait normal, me rassure Gemini: Apple bride ses machines pour qu’elles ne puissent plus évoluer passé un certain système. Au redémarrage, la présence anormale de Sonoma a été détectée et la machine a été bloquée. Il faut redémarrer en mode récupération de données en maintenant appuyées les touches Command-Option-R.

Le problème c’est que l’écran devient tout gris et que l’on retombe sur une version antédilluvienne de Mac OS X (Mavericks) et que mon nouveau disque interne n’est plus du tout reconnu et, aïe, aïe, je me dis qu’on l’a grillé.

-C’est tout à fait normal, me rassure Gemini. Il faut redémarrer en zappant la PRAM avec la combinaison de touche option-command-P+R. Je m’exécute, plein d’angoisse. Redémarrage, globe terrestre et – ouf- une pomme sur fond noir. On est retourné dans le présent et le disque est reconnu.

Du moment que c’est tout à fait normal, tout va bien. J’efface donc tout, je réinstalle Monterey, je clone de nouveau mon système, je désinstalle Adobe CC, j’installe Anti CC, je réinstalle tout et tout et tout. Et tout marche. Et tout va bien.

Bien sûr, quand je lance Parrallels Desktop, l’énervante icône de Samusng Portable SSD se met à sautiller dans le dock. Eh bien, vous savez quoi, on va pas en faire une maladie…

LÂSSE VÉGASSE

Et tout à coup, au beau milieu d’une conversation, une belle conversation, une conversation amicale et passionnée, j’avais vu son vrai visage. Ce n’était pas un visage particulièrement beau ou laid. C’était un visage quelconque, mais c’était le sien. C’était celui qu’il ne voulait surtout pas laisser voir et qui, soudain, s’était laissé voir. C’était celui que personne n’était préparé à voir, tant il employait toute sa force à empêcher que ce vrai visage ne soit vu. Comment, alors, l’avais-je donc soudain surpris (sans le chercher) ? Peut-être avait-il relâché un instant sa garde, par excès de confiance ? Peut-être s’était il attendu à ce que je baisse les yeux (ou les garde baissés) précisément à ce moment là ? Peut-être n’avait-il compris qu’il s’était démasqué qu’en voyant passer dans mes yeux une expression qui ne pouvait tromper ? Toujours est-il qu’il ne me le pardonnera jamais et que c’est pour cela que nous ne pourrons plus nous voir, m’étais-je dit, fatalement. Je m’étais soudain remémoré cela, à vélo, tout à l’heure, en rentrant. Vingt ans après. Plus de vingt ans après.

Sinon, hier, nous nous étions retrouvé à Saint-Viâtre pour l’anniversaire de D., qui était bien fatigué mais content. On a évidemment bien mangé. Le jardinier, qui est aussi cuisinier, avait préparé un repas avec les légumes du jardin. Il y avait des tomates, du gratin de potimarron, des farcis de toutes sortes et un fraisier pour souffler les bougies. Après le déjeuner, nous étions allés avec C. et T. visiter la Maison des Étangs et faire un tour de l’étang de la ville, avant de reprendre la voiture. On dépose C. et TI aux Aubrais et retour à la maison avec S., en écoutant les aventures de Delphine et Marinette. Ça change de Godzilla.

Aujourd’hui, journée tranquille avec S. J’élabore des stratégies complexes pour réinstaller des versions anciennes des logiciels Adobe, qui n’autorise que les deux dernières version, par la voie officielle. S. fabrique une ferme dans Minecraft. On se fait rôtir un bon poulet et puis on part faire cette balade à vélo, non sans nous munir des fameuses barres diététiques de l’effort d’apport glucidique. Et, tandis que j’écris cela, à presque une heure du matin dans la maison endormie, l’installateur de Première Pro 2024 est entrain d’être téléchargé par la grâce d’un script Python et d’une ligne de commande dans le Terminal. Vive la révolution.

Ah, en ce qui concerne Olivier (vous savez bien, la Ford Fiesta bleue, oui, oui), alors le problème ce n’était pas du tout un injecteur ou quoi ou qu’est-ce: c’est qu’elle n’avait plus d’huile du tout, qu’elle était totalement à sec. C’est le monsieur du contrôle technique – qu’il soit béni pour douze éternités – qui s’en est rendu compte et je suis allé fissa faire une vidange graissage et maintenant, vous savez quoi ? Le moteur ronronne comme un bon gros chat.

COMME BIEN SOUVENT

Comme bien souvent, la vente ne s’est pas faite.
Je n’ai pas acheté cette voiture.
C’est ainsi.
Lundi matin à cinq heures, alors que je m’apprêtais à partir pour Marseille, un message du vendeur m’indique qu’il s’excuse d’avoir à annuler.
Mais il est très aimable et me rembourse la partie de mon billet de train qui n’est pas remboursée par la SNCF.

Je me suis dit: bon, il faut trouver une autre voiture.
Mais il faut trouver la même.
La même, mais une autre.
J’en trouve une.
C’est la même en blanc. L’autre était la même en noir.
C’est chez un concessionnaire à Béziers. L’autre était chez un particulier à Marseille.
Bizarre toutes ces Hyundai Kona dans le Sud, me suis-je dit.
Bon, celle-là est de 2022, avec 135000 km au compteur. L’autre était de 2021 avec 145000 km.
Celle-ci est à 17500 €, avec tous les tralalas facultatifs obligatoires alors que l’autre était à 15400 €.
Celle-ci est garantie pièces et main d’œuvre pendant un an. L’autre n’était pas du tout garantie.
Le SOH de la batterie est de 100% dans l’un comme dans l’autre cas, ce qui est caractéristique de ce modèle, dont la batterie est surdimensionnée au départ de manière à rester le plus longtemps possible à 100% des capacités nominales.
Donc, bon, je la prends. J’envoie 1000€ d’acompte et un bon de commande.

P. est passé pour repérer les fourreaux de câbles pour installer le boîtier de recharge.
Il trouve.
M’envoie le devis.
Bon, ce n’est pas donné mais c’est le prix.
Mais je remarque que si la borne est en charge maximale à 11kw, elle appelle 16A sur chaque phase.
Sur l’abonnement actuel, à 18kvA, on dispose de 30 A par phase. Ce qui fait que si je mets à cuire un poulet au four, ce dernier utilisant 15 à 16 A en cycle de chauffe rapide, ça risque de sauter.
Il en ressort qu’il faut installer un système de délestage permettant à la borne de moduler la puissance demandée en fonction de la puissance disponible, ou changer d’abonnement pour un forfait à 24kvA, qui rend disponible 40A par phase et là c’est Noël.
Ou encore, je vais manuellement baisser la puissance de charge de la borne quand je mets un poulet au four (mais ça se produira aussi quand le chauffe-eau se met en route et tire jusqu’à 18A). Bref, on cogite, on gamberge.

Aujourd’hui en venant, à un moment sur la route je m’inquiète: un toussotement, un soubresaut du moteur, que je n’aime pas. J’espère que ce n’est pas encore un injecteur. Je verrai ça vendredi. Une petite recherche, à l’instant, me rassure: ça ne ressemble pas à un problème d’injecteur mais plutôt à une durite ou un filtre encrassé, ou encore à une bulle d’air provoquant un à-coup dans une montée. Donc, ce n’est pas grand-chose et on verra effectivement ça vendredi.

Matinée passée à faire des réglages décisifs dans le studio son puis rendez-vous en Formes du Réel et en DNA3, puisque la situation image est en workshop.
A midi, on déjeune avec V.G. pour causer de notre projet de projection internationale au Maroc et pondre un papier descriptif à l’usage de la direction.
Au Macoha, ce n’est pas fameux et insuffisant en quantité et je dois enfreindre mon jeûne intermittent en fin d’après midi avec une salade lentilles, concombre, thon, œufs, suffisamment riche en protéines pour m’éviter de me sentir trop coupable.

C’EST LE BON COIN

J’ai mis hier Olivier en vente et j’ai eu tout de suite beaucoup d’acheteurs potentiels. Les premiers sont passés tout à l’heure.
Ils hésitent à cause de l’aspect du coffre et du pare-choc arrière.
Il y en a pour 500 à 950€ de remise en état me souffle l’I.A. de Google, ce qui en général veut dire qu’en se débrouillant bien c’est réglé avec 350 €. L’I.A. de Google est tout le temps épatée par les prix que l’on parvient à obtenir en rase campagne.

C’est bien d’hésiter, me dis-je, c’est bien de prendre son temps, d’attendre le contrôle technique, tout ça, tout ça.
Et puis moi, lundi, je suis content, je vais chercher la nouvelle voiture, une Hyundai Kona électrique 64 kw de 2021.
À Marseille, je vais la chercher.
Eh ouais.
Et ça ne court pas les rues, une occasion comme celle là.
Ça ne se trouve pas sous le sabot d’un cheval, ma bonne dame, mon bon monsieur.
Il faut aller à Marseille et en revenir avec.
J’ai déjà mon parcours, mes points de recharge. Trois points de recharge. 10h45 de route, recharges comprises.

Donc ça va, je suis content.
Je brûlerai moins de diesel (même s’il en aura fallu du CO2 pour construire les batteries de la voiture électrique).
Après vérification, le point de bascule se fait au bout de deux ans – en roulant 23000 km par an. Au bout de deux ans, la dette carbone liée à la fabrication de la voiture est apurée en je me mets à consommer chaque année 0,20 tonnes de CO2 (liés à la production d’électricité) au lieu de 3,56 tonnes (liés à la combustion du diesel).
Donc ça va, je suis content.
En tout cas c’est mieux que de rester au diesel.
Et ce sera encore mieux, si j’arrive à financer ce qu’il faut de panneaux solaires pour être pratiquement en auto-consommation au moins du mois de mars au mois d’octobre avec une électricité totalement renouvelable.
Donc ça va, je suis content.
Je serai content. Si ça fonctionne. Si tout va bien. Nous serons contents.

À l’instant, mon acheteur me dit que son carrossier propose 400 €. Je n’étais pas loin.

CHARITÉ BIEN ORDONNÉE COMMENCE PAR SOI-MÊME

C’est ce que je me disais au réveil, en écoutant cet étrange témoignage d’une femme tatouée d’un Christ porno et soudain frappée par la foi (qu’elle avait honni jusqu’à cette épiphanie, survenue au cœur d’une crise existentielle). C’est ce que je me disais en considérant soudain avec tendresse, avec le sourire, l’étendue du désastre risible que constituait ma misérable petite personne, d’un certain point de vue et qui devenait simplement et modestement un exemplaire humain entre autres, qui en vaut bien un autre, d’un autre point de vue et c’était cela charité bien ordonnée: il fallait ensuite étendre cette charité à tous les points de vues. Et j’avais de la tendresse pour l’univers. Et j’avais de la tendresse pour celui qui aimait à se prendre pour dieu et qui n’était qu’un enfant comme moi, comme nous tous. Et l’on n’en finissait pas avec la tendresse. C’était l’entité bienveillante totale. C’était Pluribus. Il valait mieux en sourire. Même s’étouffer de rire, pas trop fort en buvant le café. Je me disais que décidément, l’on n’était jamais prêt.

Et la journée s’est enchaînée avec une souplesse rare. Tous les humains étaient des frères, des sœurs. Tout n’était que joie et béatitude. Échanges organisationnels, études et analyses de séquences, échanges, récits, rigolades, focus. Tout cela, très intense et très détendu. Une belle journée. C’est souvent comme ça.

A midi, j’ai mangé un bibimbap, puis une tartelette aux haricots azukis et aux noix et l’univers n’était qu’une grande liesse et comme tout cela était juste et bon. Et là, le soir, de l’eau minérale. J’en suis au deuxième litre de la journée. Ascèse, épure, alleluia.

CETTE FOIS

Cette fois et même soixante dix sept fois sept fois, non, non, non, on ne m’y reprendra pas. Je n’irai plus faire le zouave dans des conférences. Je n’irai plus bouffonner dans des journées d’études.
Je ne dis que des bêtises, je défonce des portes ouvertes et on feint de me prendre au mot que je n’ai pas dit.
En plus j’ai du mettre mal à l’aise un pauvre monsieur qui se prenait pour dieu avec son interface de réalité virtuelle et ses drones et ses scans.
Il faut dire qu’il m’avait fait mal au cœur et mal à la tête avec sa ferveur technologique.

Et quand vous venez de lire dans le journal qu’il y a 10% de chance que l’humanité soit anéantie par des IA d’ici dix ans, ça met un peu la pression.


Et puis il y avait aussi deux autres gars sympas, qui racontaient simplement leur truc, tout simplement, en me regardant avec terreur, de peur que je les mange tout cru, avec ma radicalité théorique supposée.
J’avais l’impression de faire mon Straub de service. J’étais le méchant de l’affaire. Hou, hou.
Ce n’est pas agréable. Ou alors il faudrait avoir beaucoup bu. Et même encore là. Bore beaucoup, ce n’est pas drôle. Ce n’est plus une époque pour ce genre de spectacle.
Mais ce n’est pas une raison pour être désagréable, me dis-je. Je n’ai pas la patience, me dis-je. Je n’ai pas la sagesse requise, me dis-je. Je m’emballe, je m’emporte, je m’exalte, j’exagère.
Non, non, non. Se taire, désormais. Faire ce qu’on a à faire et ne pas se commettre ainsi.


Ce n’est pas pour moi. Pas mon truc.
Je préfère faire vraiment un show, vraiment le pitre, tant qu’à faire. Du théâtre, de la foire, du grand guignol.


Donc non, non, non, non, merci d’avoir pensé à moi mais finalement, quelques heures après je me dis que ça n’a servi à rien, que ça a même sans doute desservi. Desservi quoi ou qui, je ne sais. Moi ? Ça n’est pas très grave.

Bref. Et je rentre promptement, et je ne vais même pas essayer la nouvelle application de visite numérique. Ce n’est pas très gentil, de ma part. Pas très fair play. J’aurais sans doute du rester un peu plus longtemps. Mais j’avais honte d’être le bouffon de l’affaire, finalement. Je me disais que le mieux était de s’éclipser discrètement. De ne pas faire plus de vagues. J’ai même oublié de passer au magasin d’alimentation asiatique pour racheter du vinaigre noir et des choux de Shanghai. Tant pis, j’irai demain.

La route, ça calme. Il fait beau et en rentrant, je découvre que E. a bien coupé l’arbre. C’est bien, je suis content.

EQUINOXE

Alors voilà, j’ai fait mes devoirs, j’ai préparé ma conférence pour demain. C’est la première fois que je prépare une conférence par écrit. Enfin, c’est la première fois que j’écris à l’avance le texte d’une conférence. D’habitude j’improvise, mais là, je me suis dit qu’il fallait préparer, qu’il fallait être concis, ne pas se perdre, rester dans les temps impartis. Bon, on verra ce que ça va donner. Peut-être que ça ne va rien donner. Peut -être que cela va donner quelque-chose. On ne sait jamais à l’avance.

E.D. et ses deux ouvriers on finalement cassé le mur, et l’arbre, ce sera mardi. C’est beau et cela ouvre des horizons nouveaux. Prochaine étape, une dalle bien plane, sur un hérisson et une chape calcaire. Ensuite, la boîte, les traitements, etc. On ira lentement, au fur et à mesure de nos moyens imprévisibles.

Finalement, j’irai chercher la nouvelle voiture à Marseille lundi prochain. C’est loin, mais c’est une bonne occasion. En attendant, j’étudie la possibilité d’installer une pergola solaire devant la maison. Travaillé en fin de semaine sur un nouveau morceau, à partir d’un vieil enregistrement de Henri Bergson réalisé en 1936. Une pièce méditative et hypnotique. H.B. Sunday’s Mediatation bientôt disponible sur toutes les plateformes (sauf problème technique imprévu) et que je viens de soumettre aux équipes robotiques de Tunecore.

SINGULARITY

Ils sont toujours au taquet, Ministry. Moi, je les aime bien, Ministry. Je les kiffe, Ministry. Alors, cette semaine, justement, ils sortent ce nouveau titre, Singularity, alors que Jacob Coxon quitte avec pertes et fracas la société Anthropic, en déclarant que les intelligences artificielles sont désormais hors de contrôle et nous font courir à notre perte.

Aujourd’hui, E.D. devait casser un mur et faire tomber un arbre, mais son équipe et lui ont passé la journée à faire du tri et à aller jeter des trucs à la déchèterie. Donc le mur et l’arbre ce sera demain.

Là-dessus, il faut qu’on saute dans la voiture direction Bressuire, pour le concert de Bertrand Belin, que nous allons voir tous les deux avec S.

21h30, on est de retour. On n’a pas tenu plus de trois chansons. Volume beaucoup trop élevé, balance dégueulasse, un massacre. Bocapole, à fuir. D’une manière générale, toutes les grandes salles, sauf lorsque c’est un vrai pro comme Neil Young, qui contrôle le niveau. Bertrand Belin, c’était exquis à la salle Pleyel et horrible ce soir à Bressuire. Il doit bien le sentir pourtant que c’est trop fort, non? S. Avait mal au cœur et au crâne, moi aux oreilles. Le type à l’entrée, très gentil, désolé de nous voir partir si vite, nous propose des bouchons d’oreilles. Mais, de mon point de vue, un concert où il faut mettre des bouchons d’oreilles ne mérite pas d’être appelé un concert. Jouer fort est une forme de grossièreté. On rentre et on se sent tout de suite mieux dès qu’on est dehors.

T. Est venue faire le ménage pour la première fois ce matin. La maison est propre et sent bon. On est bien contents. S. Lit Calvin et Hobbes et il va être l’heure d’éteindre les feux.

TOTAL FLEMME MAXIMUM

Ça ne va pas du tout, me disais-je. Il faut que je me reprenne. Presque deux semaines sans un post et le reste est à l’avenant. Je me laisse aller, me disais-je. Ça commence comme ça et très vite l’on se retrouve à boire des bières en grignotant des cacahuètes en terrasse, me disais-je. Je dois me ressaisir.

Aujourd’hui était le jour d’une sorte de deuxième pré-rentrée. Les cours n’avaient pas encore commencé. L’on rencontrait les étudiants de M1 qui souhaitaient s’inscrire dans notre parcours Formes du Réel. C’était une journée tranquille, souple, dans la bonne humeur.
Mais il faisait tout de même encore 31°C. Quoi qu’il arrive, la bascule avait eu lieu. Nous étions désormais dans la quatrième dimension.
Cela avait été l’occasion de faire la connaissance de R.B., très sympathique. Nous étions cinq et j’étais le seul garçon. Et c’était à peu près la même proportion en ce qui concernait les étudiant-e-s.
Les rendez-vous avaient pris fin aux alentours de 16h. Le temps d’une courte réunion et nous pûmes rejoindre qui son train et qui sa studette.
À l’instant, dans la studette numéro sept, je profite du ventilateur prêté par J. et c’est un compagnon précieux dans cette torpeur. L’été n’en finit pas.
J’attends 19h20 pour sortir rejoindre T. et V. pour aller voir Soudain au cinéma.

Demain, cela devrait être encore assez tranquille. J’ai obtenu un crédit pour acheter une voiture électrique et j’attends que l’argent me soit versé pour me mettre à l’affût de la très bonne affaire. En attendant, je ménage Olivier en ne dépassant jamais au grand jamais le 110 km/h compteur.