Suite des visites de restaurants végétariens, sur l’invitation de M.S. pour un déjeuner-retour faisant suite au peu fameux précédent (La victoire suprême du coeur). Vendredi, donc, nous nous retrouvons au Piccolo Teatro, 6, rue des Ecouffes 75004.
Mais, la conversation s’avérant plus dense émotionnellement, en raison de la présente situation, j’oublie de faire un relevé photographique des plats. Nous prenons la formule rapide à 10 €, qui est copieuse et consiste en une entrée et un plat et optons pour une salade composée et l’assiette de légumes et céréales. La salade est fraîche, sur des tons subtils et acidulés. J’aurais du prendre une photo: j’ai évidemment oublié la composition exacte à l’heure où j’écris. l’assiette légume-céréales n’est pas mauvaise mais pas non plus à sauter au plafond. L’ensemble est un peu sec et bourratif. Reste que l’ambiance est agréable, accueillante et que nous buvons un très bon Côtes du Rhône biologique. Je pense que l’endroit mérite une seconde visite et un parcours plus attentif de sa carte.
Ben Stiller s’est fait la tête de Lou Reed pour jouer Starsky.
Vendredi soir nous allons avec Y.T., dont l’i-Mac vient de rendre l’âme, acheter un i-book d’occasion chez un certain Ben, rue Doudeauville. Le garçon nous paraît étrangement méfiant et nerveux. Ma théorie c’est qu’il est très jeune, a probablement fumé un pétard avant notre arrivé et se sent mal-à-l’aise vis-à-vis de nous. Le portable est dans un excellent état et nous concluons cet achat. Ensuite, nous allons désosser le vieil i-Mac pour en extraire le disque dur que j’espère pouvoir récupérer avec un boitier firewire, puis nous allons fêter dignement cette acquisition autour de deux dorades grillées, d’une bouteille de Madiran et de quelques digestifs. Rentré en taxi vers 1h30. Le chauffeur est très prolixe et nous restons bien un quart d’heure à refaire le monde devant la porte de l’immeuble.
Samedi, pas de photo.
A midi, je vais au cours d’essai gratuit de yoga au 123, bd Sebastopol. Ce qui est bien, dans les cours de yoga, c’est qu’il y a une majorité de filles. Evidemment, il y a l’aspect religieux de la chose et il faut subir deux prières, une en début et une en fin de séance. Celà dit, cette séance d’initiation me donne vraiment envie de m’inscrire pour le stage de 8 cours. Je sors du cours oxygéné et décoincé, n’ayant plus mal aux épaules ni au dos pour la première fois depuis des semaines. Je rejoins Y., qui a un peu la gueule de bois. Nous installons le système de l’i-book et le configurons pour qu’elle puisse se connecter à internet et recevoir ses e mails. Puis nous allons à Beaubourg où nous visitons d’abord la petite galerie (exposition sans intérêt d’une artiste coréenne, qui pompe allégrement à tous les rateliers sans proposer une seule idée originale ni affirmer une once de personnalité), allons écouter l’hilarant journal de Fred Deux dans des casques, puis voyons une bonne partie du Révélateur de Garrel. Puis Y. a un rendez-vous et je vais voir le film de Scorcese sur le blues. La mise-en-scène est stupide, le montage crétin et lénifiant, mais les documents (surtout Sun House et la manière dont il martèle littéralement sa guitare) sont parfois à pleurer d’intensité et d’émotion.
En rentrant je trouve plein d’ e mails: L. m’écrit de Berkeley un très gentil mot en réponse à mon mail d’il y a deux jours, concernant ma recherche d’une traduction anglaise de Polyeucte. Par ailleurs, une amie de M.D. a trouvé la trace d’une traduction italienne (édition de 1960) dont il devrait être possible de trouver un exemplaire d’occasion quelque part. J., qui m’invite à son spectacle le 21 ou 22 mai, me parle de son envie de présenter la FEMIS. Je lui propose qu’on se rencontre. J’aime bien son blog. J’aimerais que les étudiants de Tourcoing, à qui j’ai demandé en forme d’exercice de tenir le leur; y mettent autant de coeur et de passion.
Ce matin, temps gris et froid. Je vais rester au lit avec La recherche jusqu’ à l’heure de partir pour mon rendez-vous avec N. au bureau.