MYSTÈRE DES MATINS CALMES

Je suis mal organisé. Hier matin, j’avais donné rendez-vous à dix-sept personnes à la même heure mais M.L. était à la bourre. Tout le monde était à la bourre, d’ailleurs, mais M.L. était la première arrivée et bénéficiait, à ce titre et aussi parce qu’elle m’avait relancé, d’une certaine priorité. J’avais donc dû expédier tout le monde aux quatre vents en donnant d’hypothétiques rendez-vous pour le lendemain, aujourd’hui donc et je m’attendais à une queue imposante de clients devant le studio ce matin dès potron-minet, mais que pouic.

Nul étudiant en vue. Pas le moindre, pas la moindre.

J’en profite pour avancer sur un morceau de musique acousmatique commencé hier, en utilisant un câble, une brosse et une pochette de non-tissé. Et puis, comme j’écris ça, voilà L.D. qui débarque pour que l’on enregistre sa voix et hop il est douze heure quarante cinq, je vais aller déjeuner pendant que M.L. (pas la M.L. d’hier, qui est une M.L., le M.L. d’aujourd’hui est un M.L., un autre donc) s’installe.

Il n’y a plus de Donkass au restaurant coréen de la Halle Magma, alors je prends du poulet caramélisé croustillant et une session I.P.A.

– On est sur une bière qui est la moins amère et la plus fruitées de nos I.P.A., me dit le barman, c’est la plus légère. C’est d’ailleurs la plus légère de toutes nos bières.

Il me dit ça, comme pour s’assurer que j’en suis bien conscient. Que je ne viendrai pas ensuite lui reprocher la légèreté de la bière. Mais oui, je dis, c’est très bien, c’est parfait, c’est exactement ce que je voulais, d’ailleurs c’est pour ça que c’est précisément cette bière que j’ai commandé.

Ensuite, j’ai encore un peu faim alors je vais terminer une plaquette de chocolat au lait aux noisettes qui traine dans mon sac et, horreur, je m’aperçois que je viens d’engloutir environ 2500 kilo-calories. J’aurais probablement pris un kilo cette semaine. Je suis anéanti et, pour me reconstituer, je prends un café à la machine avant de rejoindre M.L.

Et d’ailleurs l’autre M.L., celle d’hier, repasse aussi pour emprunter le synthétiseur du studio, le Norlead. Et voilà.

Sinon la chambre n°1 est toujours aussi froide. Je ne sais pas pourquoi. Il y a pourtant un radiateur, réglé sur 5. Et un autre dans la salle de bains.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *