Rendez-vous à 16 heures chez N.C. pour un brunch.
C’est un homme en peignoir, sortant de sa douche, qui m’ouvre la porte.
N. ne parviens pas à reconstituer les événements de la veille: il s’est réveillé dans
une chambre chaotique dont le portant à vêtements avait été renversé et les
vêtements épars trempés dans une mare d’eau. Mais impossible de savoir d’où
vient cette eau. Ni qui a renversé le portant. De toutes façons N. ne se souvient pas
être rentré chez lui. Tout est possible.
Nous passons au bureau.
N. m’a proposé de partager le sien et d’y apporter mon matériel et mes dossiers.
Dans la rue je tombe sur A.S. pour la troisième fois cette semaine.
Vendredi au café, nous avions tous les deux affecté de ne pas nous voir parce que je discutais avec P.C. et que, connaissant A., je supposai (il me le confirme, d’ailleurs) qu’il ne désirait pas spécialement la saluer. M. est avec lui. Ils font leurs courses rue Montorgueil, comme la reine d’Angleterre, tout simplement. Je leur propose d’organiser une projection privée de Polyeucte mais A. décline poliment: « Tu sais, moi, les images en mouvement. Même la peinture… Sauf, évidemment, s’il s’agit de chevaux. » Il faut que j’écrive à C.
Puis nous allons manger un morceau.
Encore un de ces cafés Costes avec une décoration revival 70’s.
N. est très content parce qu’il vient de s’offrir un nouvel appareil photo numérique.
Celui-ci peut tourner des séquences vidéos en résolution 640 X 480. C’est un 5 méga pixels.
J’ai appelé P., la copine de N. qui cherche un co-locataire pour son atelier et nous devions
nous retrouver à 18 heures mais, puisque N. et moi devons parler et qu’elle ne peut repousser ce rendez-vous, nous décidons de reporter à mardi.
Nous allons chercher de l’argent pour *** (que N. lui devait). Du coup, j’ai beaucoup
d’argent dans la poche et je me sens nerveux dans le métro. C’est idiot.
Ca m’amuse bien cette idée d’avoir un bureau et je décide d’accepter la proposition de N.
Ce qui serait pratique c’est que ça puisse marcher avec P.: l’appartement est à 15 minutes
à pied du bureau. Idéal.
En rentrant, je rempote les ipomées et je mets du terreau partout.
J’ai acheté un caddie pour faire les courses, mais c’est un cauchemar de le remonter dans les escaliers.