Rêvé d’incendie. Dans une école, au dernier étage. Pas moyen de s’en sortir: c’est trop haut pour sauter. Nous sommes nombreux: ça pourrait vite devenir la panique à bord mais nous gardons notre sang froid. Nous n’ouvrons pas les fenêtres pour éviter de faire des appels d’air et notre chance c’est d’avoir avec nous la fille du chef des pompiers et d’ainsi avoir la certitude que ceux-ci se montreront d’autant plus rapides à intervenir. Ca ne manque pas et après une lutte contre le feu avec nos fragiles extincteurs, nous sommes sauvés.
Au réveil F. est en forme et me fait une interprétation-minute de mon rêve: la grande école, c’est la maison-cinéma et toutes ces personnes avec qui je me trouve ce sont de jeunes cinéastes. La fille du chef des pompiers, c’est *** et elle nous protège.
Pas mal.
Hier, au 104 à Pantin, projection de Intoxicated by my illness de Dwoskin. Curieuse mise en rapport de la mort, ou du moins l’agonie (l’intubation, l’hopital, les gestes médicaux) et de gestes amoureux sado-masochistes. Néanmoins, je préfère la simplicité des plans séquences précédemment vus, ainsi, bien sûr que la palpitation du 16mm, les craquements du son optique.
Y. retourne travailler et moi préparer une tarte à l’orange.
Pas le courage de faire mon blog hier. Besoin d’un sas de décompression après ces deux jours parfaitement inutiles de présence administrative à Tourcoing. Evidemment, une démonstration d’autorité de la part du directeur. Heureusement, j’avais pris du travail (sous-titrage de Polyeucte).
Le soir, je vais dîner à Maurice avec mes parents, C. et S., une amie japonaise qui vit en Italie.
Et à propos de Maurice, je tombe sur M.F. dans le métro, en pleine discussion avec une jeune femme (une assistante de production, je crois), qui descend avant nous. Il est bien tel que je l’avais vu la dernière fois (il y a presque dix ans, maintenant). Ca me fait plaisir de voir qu’il a l’air en forme (tout bronzé) et je raconte ma vie à toute allure, entre deux correspondances, sans lui laisser l’occasion d’en placer une, ce qui n’est guère poli de ma part. De plus, je transporte une guitare (ça m’évite d’avoir trop envie de fumer).
S. est marrante.
Elle raconte son scénario de film de vampire en italien.
Plus tard, quand j’aurai beaucoup bu, je parlerai italien à mon tour.