Comme dit H.D., « c’est dur ce matin: on a du manger trop de fraises ». Effectivement. J’essaye d’emmerger depuis six heures du matin mais, en réalité, j’aurais mieux fait de prendre une aspirine avant de me coucher. C’est une vieille recette bretonne.
Bon. Faisons un peu le point.
Hier, nous devions aller avec N. prendre des sons à la fondation C. mais tout à coup je me rends compte qu’il manque le petit caisson de plastique qui sert à mettre les piles dans le DAT. Donc, impossible de s’en servir et nous devons reporter.
Nous allons donc manger un morceau à la brasserie. Il fait beau.
J. (dont c’était l’autre soir l’anniversaire) est là aussi. Il avait besoin de m’emprunter un peu de matériel son pour un tournage ce week-end.
Ensuite, je pars à la recherche du morceau de plastique (que je n’ai pas encore trouvé) et je chante plein de chansons dans mon téléphone.
A Pigalle, j’entre dans toutes les boutiques de musique et passe des heures à me faire détailler tous les enregistreurs numériques par les vendeurs. Je finis par craquer sur un petit 4 pistes qui tient dans la poche et dont il faut maintenant que j’apprenne à me servir.
Dîner chez les D. aux fraises. Succu.
Rentré et surtout réveillé un peu n’importe comment.
J’ai chaud / j’ai froid
On ne sait vraiment plus comment s’habiller.
J’étais parti en chemise ce matin, dans l’enthousiasme du soleil et d’une légère brise.
Maintenant, il fait de nouveau gris et froid. Vais-je avoir le courage de ressortir pour
aller voir quelques Rohmer à la cinémathèque ?
En début d’après-midi, visite de l’atelier de M.D., avenue de Choisy.
J’arrive horriblement en avance, ayant prévu du temps pour déjeuner avec ma mère qui est obligée de partir tôt. Evidemment, puisque j’avais ma guitare avec moi, j’aurais pu retourner au square jouer un peu sur un banc. J’avais commencé à me faire des amis, lorsque Sylvette est arrivée avec ses castagnettes. Seule ombre au tableau: la gardienne du square est triste à pleurer et déclare avec la plus grande solennité: « vous savez que c’est interdit de jouer de la musique ? ».
M.D. est montée sur ressorts et me fournit toutes sortes de documents concernant les dossiers de demande d’atelier, les FRAC, l’AFAA etc… Cela, tout en se préparant à manger, en me préparant un café et en terminant un travail urgent sur son ordinateur. Waouh ! J’apprends plein de choses et également qu’elle connaissait bien la région d’Entrechaux, le Crestet, Stahli (est-ce que le « h » est bien placé comme ça ? Hmm…J’ai un doute…), ayant grandi dans la voisine Ardèche. Nous regardons des photos de ses travaux, des films, des livrets. Je trouve ses interventions sur les payasages très dramaturgiques. On pense tout de suite danse et théâtre. Paradjanov. Il faudrait qu’elle voit aussi Solo Tu d’Anne Benhaïem. C’est vraiment enchanteur cette visite d’atelier. Dans la salle de bains, il y a une affiche d’une exposition de Guillaume Leblon. Je me demande s’il a un rapport avec Clément Leblon ?
Nous sommes interrompus par le passage de Mr R., rersponsable de travaux de terrassement dans le jardin. Il y a aussi un essaim d’abeilles dans le mur, mais il paraît que les pompiers refusent de s’en occuper et qu’il faut faire appel aux apiculteurs de la ville de Paris.
J’avais prévu de rester dehors toute la journée, pour jouer avec mon nouveau gadget et faire des enregistrements sauvages dans la ville mais le froid s’abbat sur moi et je rentre à tire-d’aile.
Coup de fil de K., un partenaire de F.D. au théâtre qui va partager l’appartement avec moi pendant quelques temps. Je vais donc avoir un room-mate. Il arrive demain.
Nous nous organisons avec Tom pour déblayer la chambre.
Docteur Maurice and Mister Eric
Vu trois documentaires télé de Rohmer (Perceval, Don Quichotte et Edgard Poe).
Dans le dernier, un home movie délirant d’après un scénario de Poe (Bérénice et ses dents)
avec Eric en héros hagard, obsédé par la dentition de sa cousine.
Très beau Chrétien de Troyes, évidemment en regard du film Perceval le Gallois.
Me suis un peu endormi au Quichotte.
Rencontré P.L. et R.L. et nous décidons de dîner ensemble la semaine prochaine.
Ils restent pour le Dreyer que j’avais vu il y a deux semaines.
J’essaye de leur vendre le Straub. R. paraît presque convaincu mais P. est vraiment braqué.
Straub s’est fait beaucoup d’ennemis, décidément…
J’essaye, avec humour quand c’est possible, de tenir mes engagements et de me préserver de douloureuses situations. Comprenne qui pourra…
Rentré au Pré Saint Gervais. Ai fait une première tentative d’enregistrement sur le 4 pistes et ça marche.
En revanche, l’autonomie sur batterie semble tout de même limitée.
Prévoir le secteur autant que possible.