Comme disait Hitchcock, à propos de Cary Grant dans la célèbre scène des champs de maïs du film North by northwest. Est-ce pour cela que je me suis senti obligé de prendre un coca à la boutique Pains à la ligne de la gare Lille Flandres ?
Hier soir, train bondé. Sans doute les départs en vacances ? Moi aussi, je suis un peu en vacances dans la mesure où lundi prochain est férié. Comme je m’amuse des prétentions de la SNCF à nous faire croire que nous sommes à bord d’un Boeing 747 (annonces pompeuses en anglais de cuisine du genre « Welcome aboard the TGV Lille Paris gare du Nord »), ma voisine renchérit et nous nous lançons dans une longue et intéressante conversation qui aborde des sujets aussi divers que le journal littéraire de Dostoïevski, la Critique de la faculté de juger de Kant, Ecce Homo de Nietzsche, L’Ethique de Spinoza, La Genèse, etc…
Délicieux dîner (canard et riz rouge aux raisins secs) et discussion avec Y. sur les mérites comparés d’une approche historique ou perceptive de l’analyse de films. J’ai un peu honte parfois de ma mauvaise mémoire et/ou de mon manque de préparation, lorsque je présente un extrait de film. Par exemple lundi avec l’extrait de Blind husbands. Ayant décidé de projeter cet extrait à l’extrême dernière minute, je ne me souviens plus ni de la date de naissance de Von Stroheim, ni du lieu, ni de son vrai nom, ni du moindre détail biographique ou filmographique un peu précis. Mais l’improvisation est ma méthode… La honte de mon inculture est donc le prix à payer.
Dépenses:
Coca: 1,90 €