Time pill

Hier soir, coup de fil de V.L. que je n’ai pas vue depuis…quoi ? Huit ans ? Neuf ans ?
Je ne l’appelais pas V., d’ailleurs, mais de son nom philippin (L.W.W.). Je ne me souviens plus exactement de ce que ce nom voulait dire (petite fleur sauvage ?) mais j’aimais l’appeler comme ça.
Je crois que nous parlons longtemps. 
Ces pillules à remonter le temps ça fait du mal et ça fait du bien.
La voix n’a pas beaucoup changée. Elle s’est assurée, renforcée. Elle a l’air d’aller bien.
Négociation, âpre négociation. Mystère, épais mystère.
Coup de fil de Y. Je me sens un peu comme le baron de Charlus et je partage son enthousiasme pour Balzac, la princesse de Cadignan… 
Heureusement, un rayon de soleil point vers 20h20 tandis que je copie-colle les sous-titres de Polyeucte . 
Tout ça au milieu de calculs complexes pour savoir quel serait le meilleur crédit immobilier en fin de compte. J’ai aussi appelé Maitre B., le notaire des L. pour le charger de me représenter.

Il y a une grande douceur dans le renoncement. Mais aussi, dans les tourments, une grande jouissance. Alors que faire ? Je pense qu’il faut vivre son âge. C’est pas brillant, mais voilà ce que je pense en me couchant hier soir. 


Mais coups de fils et e mails de H. Une de ses amis est littéralement la victime d’un sadique (J.P.C.) qui partage sa vie et en fait un enfer. Et comment l’aider à en sortir ? Epineux, douloureux problème. Je repense à Alice de Woody Allen. Mais Mère Thérésa est morte alors qui ?

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