
À l’instant, France-Info me souffle qu’on attend 13 à 17°C du nord au sud.
Avec du vent. Carmen, elle s’appelle. Il s’appelle. Me dit-on. Façon de parler.
Je me réveille d’un steak. De l’image d’un steak. De trois steaks.Énormes.
Que mon hôte, du rêve, prétendait me faire manger.
– Mais je suis végétarien, que je lui dis.
– Merde alors, qu’il me répond, qu’est-ce que je vais faire de toute cette bonne viande ? Il y en a pour une fortune.
– Je vais t’aider à la manger, t’inquiète.
Mais c’est moi qui m’inquiète. Comment ingérer cela ?
Je songe un instant à lui rembourser cette « fortune », mais il m’indique qu’il y en a pour huit mille euros. Alors, autant manger ces steaks…
OK mais, du coup, ce qui m’inquiète – davantage que les steaks – c’est ce qui pousse mon hôte à faire une telle dépense en ma faveur.
Qu’attend-t-il de moi ?
Et puis j’assistai à un concert d’Iggy Pop, avec Y.
Nous nous trouvions sur une sorte de balcon.
Une passerelle métallique accrochée au faîte d’un immeuble.
Le concert avait lieu dans la cour.
Pour une raison oubliée, nous avions avec nous le téléphone portable du bassiste, qui ne cessait de sonner et sa sonnerie c’était le riff de Smoke on the water.
Le bassiste, lui, courait du toit à la scène à la recherche de son instrument.
Ce qui n’empêchait pas Iggy de chanter, couché sur le sol de la cour, face contre terre.
Mais bientôt c’était l’immeuble lui-même qui se mettait à bouger.
Nous étions montés sur une roulettes.
Et l’immeuble s’éloignait. Inexorablement.