EN REVENANT DE NANTES

Après une journée bien remplie, finalement.

Préparer un cours, repérer des extraits, composer un ensemble de diapositives, cela m’avait pris la soirée la veille, et les intervalles entre les rendez-vous ce matin.

C’est comme en cuisine, on en prépare toujours trop. On ne peut pas tout voir. On ne peut pas tout montrer.

Tout de même assez épuisé par ce jeûne alternatif déclenché lundi. Il faut tenir les dernières heures du jour.

Cela porte à se laisser aller aux douceurs d’un dessert en compagnie de M.G., au Wine Not. Il ne faudrait pas.

Il faudrait ne pas.

De même, il eût été préférable de renoncer au kanelboller du petit-déjeuner et d’attendre plutôt 8h30 pour un croissant jambon-comté. 

— À l’heure qu’il est, on les dresse, me renseigne la vendeuse.

J’étais venu trop tôt. Je me le tiens pour dit.Dans la voiture n°1 du Ouigo de 18h40 — bondé —  à la place 159, côté fenêtre, je regarde The Last Hurrah de John Ford. 

J’en suis à la moitié lorsque le train entre en gare Montparnasse.

Magnifiques hors-champs fordiens.

— Bonjour madame Sardanaga !

J’avais oublié de noter que C.M. m’avait dit hier, qu’elle ne trouvait même plus un moment pour rêver.

Ou bien qu’elle n’y arrivait plus. Je ne sais plus si c’était faute de temps, ou incapacité.

Quelque chose de sombre a gagné, me dis-je.

Quelque chose a sombré.

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