
Il y a deux éléments, deux contextes. La nuit et le jour. Le sommeil et la veille. Ce sont deux mondes qui ne raccordent pas exactement. A la lisière, l’angoisse. D’où une difficulté enfantine à passer d’un mode à l’autre. Une fois dans le bain de la nuit, ça va. Ça peut aller. Une fois installé dans le jour, c’est pareil. Il suffit d’y mettre l’énergie. Ce sont les passages de l’une à l’autre qui deviennent insupportables. Au bord du jour, au bord de la nuit, vertige et angoisse.
Effets de bord, dit-on. Et comment passer outre ? S’extraire sans peine. Glisser. La radio m’aide mais peut-être aussi que la radio ne fait qu’empirer les choses. C’est que cela devient de plus en plus difficile à supporter, le monde des hommes. C’est qu’il y en a trop, sans doute. C’est que les perspectives sont sombres. Au réveil, ça plombe. Il faut du temps pour s’organiser. Mettre la journée dans le bon angle. Placer le point de fuite.
Aujourd’hui, pas à y couper, c’était devis. Devis à tous les étages. Et même, visite du magasin La Maison en tissu à la recherche d’un coton gratté et finalement c’était autre chose et j’ai même envisagé de la toile à beurre. Déjeuné dans une cantine japonaise non loin, route de Bergues.