
La semaine passée s’est consumée en insomnies, avec les oasis de la présence de R., une sorte de farniente anxiogène et doux, de catastrophe suave, de déroute hédoniste.
Pas un nuage de poussière.
Et la perspective d’un découvert infini…
Il n’y avait rien d’autre, au bout de l’horizon d’attente, qu’un magnifique coucher de soleil.
Et l’on s’était laissé griller.
Rouges vifs, tels des homards, et passés au beurre de karité d’origine non contrôlée.
C’était une belle balade.
Pantin, le canal, la voie.
Les nouvelles constructions, les échoppes, les ateliers, les p’tits bistrots déjà.
On découvre des lieux.
L’Est Parisien, le Grand Paris, c’est là que ça s’invente sous nos yeux.
Plus tard, un autre jour, j’étais passé voir G. dans son studio qui n’est qu’à dix minutes à pied de chez moi. Et l’on était aller boire un verre dans un endroit incroyable. La brasserie Gallia à Pantin, vous connaissez ? Ambiance Mad Max bobo avec des enfants, des bo-buns et des I.P.A.
J’avais écrit à l’école pour rempiler ASAP.
Il me fallait un fixe, comme aurait dit un junkie.
Et puis le travail revient et tout ça est oublié.
Et bientôt l’on se plaindra d’être débordé.
Ainsi va la vie.
Mais il faut écrire davantage. Il faut.
Pour ce soir, on fera court.
C. doit aller se coucher et ce n’est pas un sprint.
C’est une lame de fond.