Marché et retour de Brésil… (entrée modifiée)

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(…)
Il se pelait de froid, dans l’ombre de la grande rue et a demandé à ses collègues (un marchand de fromages et je ne me souviens plus de l’autre) de surveiller ses disques pendant que nous allions boire ensemble un café. Il nous donne un exemplaire de la maquette de son dernier CD. Tout son temps est pris par les répétitions et les scènes. Il semble content de la nouvelle formation et très engagé dans cette aventure. 
(…)
Je tombe sur Monsieur Tapenade, à qui j’achète deux barquettes de 300 g de tapenade verte à l’ail. Puis j’achète un poulet pour le déjeuner et je retourne aux disques.

Nous sommes tombés sur M., qui était toute contente de
(…)
et parlait abondemment de son petit-fils, qui a six mois et est nourri par son père, nous dit-elle, de lentilles écrasées et d’échalottes crues. Nous sommes un peu perplexes. L’estomac d’un bébé de six mois encaisse-t-il sans problème les échalottes ? Nous en doutons un peu…

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Mais il faut se dépêcher de rentrer et j’ai à peine le temps d’avaler rapidement un morceau de poulet que je dois à nouveau partir pour Orange. N. et D. arrivent aujourd’hui de leur voyage d’un mois au Brésil. Ils sont honteusement bronzés (ça ne se voit pas sur la photo) et viennent ce soir dîner à la maison. 
(…)

Le décalage horaire s’accompagne pour eux d’un solide décalage thermique: il faisait -1°C ce matin.

Aussitôt fait….

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Et ça va un petit peu mieux.
J’ai oublié de dire qu’hier, en raison de mon anniversaire, j’ai eu le privilège de choisir le film et que nous avons regardé Les chevaux de feu de Parajdanov. Très beau, drôle et filmé vraiment n’importe comment avec les optiques les plus improbables. La bande son est magnifique. Quasiment un film muet, primitif, furieux et innocent (bien que malicieux et même rusé).
Sans doute les ressassements, la récapitulation et la reconstruction mentale propre à l’humeur d’anniversaire sont-ils pour quelque-chose dans l’insomnie de cette nuit ?

Une fin d’après midi bien agréable…

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Concert chez les P. comme prévu. Jean-Pierre au violon, Catherine au piano et Diana une violoncelliste invitée, rencontrée lors d’une master-class avec le trio de Prague.
Dehors, pluie torrentielle (encore à cette heure).
Au programme:

Le premier trio de Beethoven.
Le trio opus 120 de Gabriel Fauré (une splendeur)
Le trio Donky de Dvorak (6 pièces)

Il s’agit d’un concert « informel », une répétition du concert qu’ils préparent pour le 9 mars.
Moment magique et hors du temps.
Le violoncelle explose parfois comme un trombone. Ca vibre.
Le chat des P. adore la musique et se tient très dignement pendant les morceaux mais se met à sauter dans tous les sens en crachant dès qu’il entend des applaudissements.

D’où vient ce vent ?

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Depuis cette nuit un vent impressionant souffle en tournant sur la colline.
Comme un sirocco, il dépose une pellicule de sable qui, mêlé à la pluie, forme des gouttes boueuses.
Et ce vent est curieusement tiède.
Alors ? Un sirocco et une tramontane mélangés ?
Léon a passé la nuit dehors. Il est dans un état de stupeur ce matin.
Le ciel est blanc et la lumière jaune.

En attendant la pluie… (entrée modifiée)

C’est prévu. Hier la neige, aujourd’hui la pluie. Avec des trouées et de brefs épisodes solaires.
Levé tard. Sans doute parce que nous avions trop ouvert les radiateurs, de peur que la chaudière ne s’éteigne comme hier. Ce matin, fournaise modérée.

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(…)

Avez vous rencontré Monsieur Radis ?

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On ne sait pas grand-chose de lui. Pas même ce qu’il est vraiment.
Mais il y a aussi Monsieur Lapin.

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On ne voit pas très bien sur la photo, mais Monsieur Lapin a une très mignone petite queue tuberculeuse.

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Quant à lui, on ne sait vraiment pas.
Monsieur Poisson ? L’homme qui rit ?
En tous cas, il ne sait pas tenir debout tout seul. C’est fort embêtant.

Ah ben merde alors !

Je viens de recevoir l’invitation à la soirée Joseph Morder de pointligneplan.
Sauf que cette soirée a déjà eu lieu.
Hier.

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Dommage. J’aurais aimé être là. 
Drôle d’idée de programmer cette soirée pendant les vacances scolaires. Déjà que les étudiants de la FEMIS ne se bousculent pas pour y assister en temps normal. Ca doit être un malencontreux hasard de calendrier, mais il faut penser à ces choses-là…
Ce serait bien d’organiser une autre soirée pour voir les films de Joseph Morder.

Deux nouvelles…

Une triste: Jean Rouch est mort.
Une gaie: j’ai trouvé la partition de Tonight you belong to me la chanson que chante Steve Martin dans le film The Jerk
Voici les accords sur ukulele. Facile à transposer sur une guitare.
Ce que je me suis empressé de faire.

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Et voici paroles et accords.

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On trouve même l’extrait en mp3 à l’adresse suivante;

http://www.alligatorboogaloo.com/uke/tabs/030308-2.html

Retour à Elie Faure

N’importe quel volume de l’Histoire de l’art d’Elie Faure me fait toujours le même effet: son enthousiasme, la générosité introspective de son analyse, son goût du détail, de l’accident et l’extrême originalité de ses remarques, sans souçi de l’exactitude objective, me transportent littéralement dans le lieu (Florence, les grottes de Lascaux, les bords du Nil, peu importe) et me donnent physiquement l’envie de m’y précipiter sur le champ, le livre à la main, pour confronter mes impressions à celles de cet énergique et lyrique petit homme (petit par la taille seulement).

Nicky est content d’avoir enfin un mp3 de la chanson du Jerk (un film culte pour lui) et m’a écrit aussi ceci, à propos d’Edward Gorey:

« Once I sat next to Edward Gorey (very tall and thin and covered with ‘gothic’ jewellery) at one of his plays in Provincetown. It was a very odd play. He was the only one laughing (hysterically) at all his own jokes. That, ultimately, made the play very funny. »

(…)

Avions du matin…

Les mirages tonitruent dans le ciel des baronnies.
Après avoir lu la liste des effets secondaires et des mises en gardes du Zyban, je suis un peu effrayé. Dans l’immédiat, je pense qu’il vaudrait mieux ne pas prendre ce truc dangereux.

Maintenant ce ne sont plus les mirages mais le bourdonnement lointain d’un petit avion de
tourisme. Je vais me refaire un café et lire un peu.

Looking for Edward

Je n’en ai trouvé qu’une, pour l’instant.

H.D. a toujours du mal, semble-t-il, à publier son journal, malgré la leçon d’HTML que je lui ai posté hier. 
Courage.
La tisane du Dr C. est une merveille, avec du thym et un peu de miel corse.

Je me soigne (entrée modifiée)

Je sors de chez le Dr C., que j’étais allé voir pour définir un plan B anti-cloppant.
Résultat: je suis malade (rhinite, bronchite, sinusite) et sous antibiotiques.
Il faut que je prenne tout ça pendant cinq jours:

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Et après, je teste le Zyban. Au départ, c’est un antidépresseur dont on a constaté, sur certaines
personnes, qu’il provoquait un arrêt spontanné du tabac. Contre indication: il ne faut pas être
épileptique. Problème: CA COUTE UN MAX!!! Je m’en tire pour 120€ de pharmacie, remboursement
compris (le Zyban n’est pas remboursé par la S.S.). Arghhh !

Sinon, hier soir, après la projection de Polyeucte nous sommes allés dîner
(…)

P.B. N’a pas compris le film

e mail de P.B. à l’instant.
Je cite:

« Bonjour Christophe,

J’espère que la soirée après le Jeu de Paume s’est bien terminée (au café, je crois) – excuse-moi de ne pas vous avoir suivis, cela ne m’était pas possible. Du coup, je ne t’ai rien dit de Polyeucte – en fait, j’ai eu l’impression de ne pas comprendre le film, j’en suis désolée. Mon attention étant captée tantôt par le texte, tantôt par les trucages, tantôt par les détails (vent, saucisson, verre/bouteille), je ne savais pas à quoi donner la prééminence, cela m’a déroutée. Je crois que j’aurais eu envie de suivre le texte sans être perturbée par autre chose (et je le crois d’autant plus que je te trouve bon acteur) – par exemple, j’étais soulagée quand on en revenait à un principe de champ contre-champ. Mais comme je te disais, je crois que je n’ai pas compris le film. J’espère que tu m’en excuseras.

En tout cas, bonne continuation. Et je me réjouis malgré tout que ton film soit passé au jeu de Paume, et d’avoir pu le voir.

(…)

A bientôt !

Bises »

Je réponds à P.B.

Je cite:

« Je ne comprends pas vraiment ton e mail…
Tu n’as pas suivi l’intrigue ? Le son n’était pas bon ? Tu n’as pas entendu
tous les dialogues ? Quant au vent, aux bouteilles, aux verres, aux saucissons et
autres, je n’avais pas conscience qu’ils puissent prendre tant de place. 
Ton incompréhension m’étonne d’autant plus que si j’imagine un exemple de film
où la compréhension n’entre pas en jeu et où tout est affaire de signes, de
prolongements imaginaires et de flottement libre et poétique du sens, les films que tu fais
se présentent naturellement en première ligne. Tu n’as rien compris parce qu’il n’y a rien
à comprendre et je suis étonné d’avoir à t’écrire un truc aussi évident.
Si tu n’aimes pas le film pour telle ou telle raison, c’est autre chose et c’est naturellement
une affaire de goût, de style et d’esthétique.
Si tu penses que des choses peuvent être améliorées, il est encore temps et ça m’intéresse
de connaître ton point de vue. Mais, s’il te plaît, pas de malentendu: il n’y a aucune intention
cachée derrière tout ça. Je ne crois pas aux intentions.
Je t’embrasse et j’espère à très bientôt.

Christophe »

H.D. m’envoie des douceurs pour soigner ma crève

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Voyage dans le passé – première partie: Les dragons

RUE CORVISART

On ne peut pas manquer l’immeuble. C’est le seul de cette taille. C’est là qu’habitaient mes grands-parents. Au dix-huitième étage. Je n’ai pas essayé d’entrer. C’est curieux.
J’aimerais bien voir de quoi à l’air Paris, aujourd’hui, du haut de cette tour.

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En face, il y a l’endroit où nous allions jouer. 
C’est là que je vais aujourd’hui.
Me battre contre les dragons.

SQUARE RENE LE GALL (conseiller municipal)

Ce que je cherche se trouve au fond du square, c’est une contre-allée.
Je sais qu’elles sont là ces monstrueuses têtes.

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Les règles du jeu: ces têtes sont des démons qui nous regardent.
On peut aller d’un bout à l’autre de l’allée dans un sens, mais il est interdit
de revenir par le même chemin et de repasser ainsi sous le regard des
têtes dansl’autre sens.

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Sinon le démon te maudit et alors malheur à toi.

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C’est vrai qu’elles ont des sales gueules. Quel esprit malade peut concevoir d’implanter ces horreurs dans un terrain de jeu d’enfants? Ce sont ces sales gueules que je retrouve dans mes pires cauchemars!
Je fais le fier, là, mais en réalité jusqu’à aujourd’hui je les ai craintes.
Mais maintenant ça suffit. 
Rébellion.

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Alors aujourd’hui je leur manque délibérément de respect et je passe et repasse dans un sens puis dans l’autre. 
Prenez ça espèces de croquemitaines!!!

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Et toi, c’est incroyable, t’es encore plus moche que tes copains!
Comment tu fais ?

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Voilà. Ca m’a vraiment fait du bien, cet exorcisme.
J’en tremble un petit peu. 
Tiens…Un drôle de bruit. Toc-toc-toc. Qu’est-ce que c’est que ce piaf qui cogne, cogne comme un pic-vert ?
Mais tout misérable, mais tout riquiqui.
Il y a encore des trucs maudits qui flottent dans ce square.
Il faudra que je revienne pour en avoir le coeur net.

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Réponse de R.L. au sujet du Hong Sangsoo

Je cite:

« (..)Tu parles de l’absurdité de ce conte de la porte qui tourne, elle est même
assez inepte et je me demandais, pendant le film, vu que c’est elle qui
donne tout de même son titre au film, de quoi elle parlait au juste. De pas
grand-chose, il semble, si ce n’est, à la fin du film, de se dire : ah mais
oui, c’est en légendaire ce que lui est en train de vivre, comme s’il était
écrit qu’il n’échapperait pas à son destin d’amoureux bafoué.
Ce que je trouve génial, c’est que, tout ordinaire qu’il soit, qu’il soit un
super bon coup.
Et j’adore par dessus tout cette scène de restaurant en biais, avec la
patronne qui laisse le plateau sur le frigo et qui s’enfuit (pourquoi ?) et
ne revient pas, et le plateau qui tombe et lui qui s’en trouve presque
responsable(…) »

Au point que je n’avais même pas vu la patronne! Bravo…

De l’hôtel, chambre n°1

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Rentré tard après le film, j’ai du mal à faire surface ce matin.
Splendeur du Hong Sangsoo, même si les fils sont plus apparents parfois que
dans les précédents. Un drôle de mélange Antonioni/Bunuel, qui excède
evidemment ces comparaisons indicatives. Je viens d’écrire un mail à R.L.
pour lui donner raison à propos des fleurs mangées. Plutôt que de réécrire
les impressions subsistant au réveil, je vais en copier-coller un extrait:

La manière dont les signes, gestes, mots glissent, rebondissent et jouent d’un corps à l’autre,
d’un lieu à l’autre, ces micro déconnexions de l’espace temps (le repas dans le
restaurant vide/plein, le geste de s’éventer qui actualise le vrai/faux souvenir), les
chorégraphies insensées des garçons ivres, le balancement, le tangage des torses
et la bascule arrière lascive des gorges, les étreintes hyperréalistes et désespérées,
l’immense absurdité de la légende de la porte tournante (comment fait-elle, cette
princesse qui étouffe, pour se rendre au temple ? Pourquoi le serpent lâcherait-il
sa proie ? Que devient-il ? Que devient-elle ?), la soupe de poulet à laquelle
« il ne manque rien » et qui te donnera une érection demain matin (pourquoi une érection?
Pourquoi demain ? Pour qui, demain ?), les joueurs de go sans damier et qui, de toutes
façons ne savent pas jouer et n’en ont même pas envie, les faux départs, tout cela, entre
autres, continue de résonner comme les bribes d’un rêve. Il y a du Bunuel là dedans,
en moins potache et un écart déconcertant entre la grande stylisation des cadres, de la
mise en scène et la qualité documentaire du jeu des acteurs. Et, oui tu avais raison, le
garçon (dont on se demande ce que toutes ces femmes lui trouvent) mange des fleurs
en attendant le train qu’il ne prendra pas. D’ailleurs elles sont presque toutes fanées, dit-il.

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Retour anticipé

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Après un déjeûner nourissant, reconstituant et animé avec F.P. me voila sur le point de rentrer, un peu plus tôt que prévu, gros rhume oblige.

Un « spécial dédicace » au jury de Clermont Ferrand qui (Libé d’hier) a décidé de ne pas remettre de 1er prix cette année, devant la consternante médiocrité des films présentés. Bravo pour une si ferme résolution. Il faut que je sâche qui constituait ce jury si radical.

Il faut que je me dépèche de boire mon café avant l’arrivée du train.

Renseignement pris

Le festival de Clermont Ferrand se dégonfle et ne fait même pas mention de la déclaration « Electrochoc » du jury. Il ne peut cependant omettre de préciser que le grand prix national n’a pas été décerné.
Voici le texte tel qu’il apparaît sur le site officiel du festival:

Prix attribués par le jury officiel, composé du réalisateur et comédien Mathieu Amalric, de Alain Gauvreau, programmateur, de la comédienne et musicienne roumaine Rona Hartner, du réalisateur, comédien et compositeur David Lowe et de Meiji U Tum’si, comédienne et réalisatrice congolaise.

Grand prix
Non attribué

Voici l’extrait publié hier par Libération

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