
Pendant que S. fait des dessins de crocodiles en jaune sur blanc, je lui prépare des œufs brouillés au cumin. Nous écoutons Pom Pom d’Ariel Pink, malgré le soutien apporté par ce dernier à Donald Trump.
S. attend que j’ai fini d’écrire pour que l’on puisse regarder sur le site d’un fabricant de figurines animales si l’on y trouve des crotales. Il tourne autour de moi comme un moustique et me demande des trucs comme: « tu peux écrire sarcosuchus ? ».
-« Mais s’il te plaît on peut faire ça ? »
S. est en boucle: « s’il-te-plaît, s’il-te-plaît-mais vraiment, pas pour de faux ».
Alors j’abandonne un moment cette rédaction pour regarder avec lui un épisode et demi de la série « 72 animaux dangereux d’Amérique Latine ». Au menu: veuve noire, araignée errante du Brésil, iguane, paresseux, tatou, crotale, orque et j’en oublie. Il arrive des trucs terribles à tout un tas de gens, qui se font piquer par des guêpes noires, mordre par des caïmans, etc.
Il est temps de s’habiller et de se préparer à déjeuner.
Ça faisait une semaine que je ne faisais plus de gym et j’ai repris avant de passer sous la douche, de m’habiller et de préparer des pâtes de riz au porc fumé et aux choux de Shanghai. Tout d’un coup, S. n’aime plus ça. Je lui fais réchauffer la pizza qu’il avait préparé jeudi soir. R. revient du lycée.
L’après-midi, je vais voir au T2G une installation immersive de Marc Lainé et une lecture-performance de Bertrand Belin et Alice Zeniter, puis je rentre et nous repartons avec R. écouter l’orchestre philharmonique de Radio France, en petit effectif, sous la direction de Fernando Garcia Alarcon, interpréter la controverse de Phébus et Pan de J.S. Bach.
C. est venue garder S. pendant que nous étions sortis. Nous rentrons vers 23h. S. ne dort pas encore et il faut lui reparler de crotales empaillés pour qu’il daigne enfin s’endormir.