
Je ne sais pas photographier la lune avec un téléphone, mais c’était bien la lune, là au bout du jardin, au-dessus du château.
La belle lune rouge de la semaine dernière, en rentrant avec S.
D’où rentrions nous déjà ? Je ne sais plus. Du rugby, peut-être ?
Non, non, c’était le jour d’avant. C’était de Poitiers que nous étions rentrés.
Mais il y avait eu la même lune, presque la même lune le lendemain. A ne plus savoir quand elle avait été pleine et quand elle ne l’avait pas été, ou plus été, ou pas encore été.
Il me semble que, le lendemain, elle avait été comme anamorphosée, comme vue de biais sur un écran.
Et puis hop, à l’instant, des cris de chats dehors.
Je ne sais pas si on peut dire « des cris » à propos des sons émis par des chats qui se battent?
Le bruit, en tout cas, très nettement, d’une violente baston de chats.
J’ouvre la porte, j’essaye de voir dans la nuit. Uranus est là mais Gribouille, je ne sais pas. J’espère qu’il est là, qu’il roupille quelque part.
C’est un poil inquiétant ces cris. Si l’on peut parler de cris.
C’est désormais le printemps.
C’est effectivement le printemps depuis la mi-février.
J’ai arrêté le chauffage avant hier et on ne met plus le poêle en route qu’occasionnellement, le matin au réveil et un peu le soir, avant d’aller se coucher.
On a fait une belle balade cet après-midi, du côté d’Argentine, d’un pont à l’autre.
La terre est encore détrempée par endroits, mais les inondations sont loin derrière.
Hier j’avais passé l’après midi dans le studio de TV Thouars avec B. et M. pour enregistrer les dialogues de leur spectacle à venir.
On a enregistré quinze ou vingt personnes. Je ne sais plus.
Trois actes et une voix off.
Planning chargé mais on en vient à peu près à bout.
J’ai l’épaule droite ankylosée à force de tenir la perche.









