ALL THOSE LONGS AND LONELY SUMMER NIGHTS

Tôt ce matin, dans la salle de vidéo déserte, je réponds aux e mails de la nuit. Un vent frais fait valser les rideaux et menace d’aggraver encore ma sinusite. Hier, j’ai dû déclarer forfait et rentrer précipitamment m’effondrer à l’hôtel à cause de l’état d’épuisement provoqué par l’actifed. Du coup, privé de repas de fin d’année. Je suis anti-social, on dirait. 
Hier, bilans. Commission d’équivalence. Nous nous retrouvons dans le rôle ingrat de devoir faire barrage aux projets d’un réseau d’immigration chinoise (une vingtaine de candidats) en imposant à chacun d’entre eux de lire un article du journal à voix haute, afin de vérifier qu’il possède effectivement des rudiments de français et pas seulement une cinquantaine de phrases apprises par coeur (cas de la plupart).

Il y a aussi ceux qui sont venus avec un camion de travaux à montrer.

Un d’entre eux m’a vraiment fait flipper: il fait poser sa mère nue et la peint (corps flasque et adipeux et une manière à la Saville). Il parle de la sensation de la peau mais déclare très promptement: »Attention, ce n’est pas l’oedipe, hein ? ». Mal barré le mec. Perverse polymorphe, la mère, leur relation.

Réunion, jour 3/3. 
Ce soir dîner avec H.D., H.F. et U.

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