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Rentré tard après le film, j’ai du mal à faire surface ce matin.
Splendeur du Hong Sangsoo, même si les fils sont plus apparents parfois que
dans les précédents. Un drôle de mélange Antonioni/Bunuel, qui excède
evidemment ces comparaisons indicatives. Je viens d’écrire un mail à R.L.
pour lui donner raison à propos des fleurs mangées. Plutôt que de réécrire
les impressions subsistant au réveil, je vais en copier-coller un extrait:
La manière dont les signes, gestes, mots glissent, rebondissent et jouent d’un corps à l’autre,
d’un lieu à l’autre, ces micro déconnexions de l’espace temps (le repas dans le
restaurant vide/plein, le geste de s’éventer qui actualise le vrai/faux souvenir), les
chorégraphies insensées des garçons ivres, le balancement, le tangage des torses
et la bascule arrière lascive des gorges, les étreintes hyperréalistes et désespérées,
l’immense absurdité de la légende de la porte tournante (comment fait-elle, cette
princesse qui étouffe, pour se rendre au temple ? Pourquoi le serpent lâcherait-il
sa proie ? Que devient-il ? Que devient-elle ?), la soupe de poulet à laquelle
« il ne manque rien » et qui te donnera une érection demain matin (pourquoi une érection?
Pourquoi demain ? Pour qui, demain ?), les joueurs de go sans damier et qui, de toutes
façons ne savent pas jouer et n’en ont même pas envie, les faux départs, tout cela, entre
autres, continue de résonner comme les bribes d’un rêve. Il y a du Bunuel là dedans,
en moins potache et un écart déconcertant entre la grande stylisation des cadres, de la
mise en scène et la qualité documentaire du jeu des acteurs. Et, oui tu avais raison, le
garçon (dont on se demande ce que toutes ces femmes lui trouvent) mange des fleurs
en attendant le train qu’il ne prendra pas. D’ailleurs elles sont presque toutes fanées, dit-il.
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Retour anticipé
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Après un déjeûner nourissant, reconstituant et animé avec F.P. me voila sur le point de rentrer, un peu plus tôt que prévu, gros rhume oblige.
Un « spécial dédicace » au jury de Clermont Ferrand qui (Libé d’hier) a décidé de ne pas remettre de 1er prix cette année, devant la consternante médiocrité des films présentés. Bravo pour une si ferme résolution. Il faut que je sâche qui constituait ce jury si radical.
Il faut que je me dépèche de boire mon café avant l’arrivée du train.
Renseignement pris
Le festival de Clermont Ferrand se dégonfle et ne fait même pas mention de la déclaration « Electrochoc » du jury. Il ne peut cependant omettre de préciser que le grand prix national n’a pas été décerné.
Voici le texte tel qu’il apparaît sur le site officiel du festival:
Prix attribués par le jury officiel, composé du réalisateur et comédien Mathieu Amalric, de Alain Gauvreau, programmateur, de la comédienne et musicienne roumaine Rona Hartner, du réalisateur, comédien et compositeur David Lowe et de Meiji U Tum’si, comédienne et réalisatrice congolaise.
Grand prix
Non attribué
Voici l’extrait publié hier par Libération
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