La bonne nouvelle c’est que Le pont des arts d’Eugène Green est une splendeur. Le film m’a tout d’un coup redonné le moral, alors que j’en étais à me demander si je n’allais pas déménager dans une cabane au fond des bois. Evidemment, un tas de journalistes gougnafiers se sont levés, ont fait claquer leur fauteuils et les portes de la salle de projection. Ces gens là ne méritent pas qu’on fasse des films pour eux.
Donc, je n’irai pas à Odessa. Du moins, pas tout de suite.
Ce qui est embêtant c’est qu’après avoir renoncé aux institutions cinématographiques (je n’envoie plus de dossier au CNC, ni au THECIF, ni au GREC, ni aux aides régionales: après plus de 30 refus, ce serait maso de continuer et ça coûte cher en timbres), il va sans doute aussi falloir renoncer aux institutions culturelles touchant aux arts plastiques.
Donc, je me suis levé à 5h30 ce matin pour éplucher les petites annonces à la recherche d’un job d’appoint. Je ne peux pas dépendre d’hypothétiques subventions. Il faut être autonome.