
Mais qu’est-ce qu’ils ont avec Pink Floyd ? – me demandais-je en regardant le générique de fin de Black dog. Le film, je n’y croyais pas, déjà avant d’entrer dans la salle, mais c’était le dernier jour de ma carte UGC illimitée alors j’y étais tout de même allé.
Ce n’était ni meilleur ni pire que ce à quoi je m’attendais. Il n’y avait rien à en dire, selon moi. Mais c’était ce truc avec Pink Floyd, tout de même. Ça venait d’où ? The Wall ? La grande muraille peut-être ? Mais oui, la grande muraille, bien sûr ! Tout de même, si, me dis-je, on peut en dire quelque chose. Le film situe son action en 2008, à la veille des J.O. de Pékin et c’est une date qui dit quelque chose. C’était encore un moment d’espoir. On croyait que c’était le début. En réalité, c’était la fin.
C’étaient les débuts de l’iPhone, de Facebook, la crise des sub-primes. C’était le début de la fin du Monde, me dis-je, à présent.
C’est désespérant, me dis-je. À pleurer, me dis-je. C’est finalement ce qui touche, me dis-je. Ce hors-champ. Cette absence.
Bref, nous étions allé déjeuner avec C. (et T. était de la partie) mais le restaurant japonais étant fermé, nous nous étions rabattus sur un restaurant chinois, pas fameux. On n’avait pas pris le temps de chercher longtemps, étant donnés la pluie et des estomacs vides. Ensuite nous avions projeté d’aller voir Paddigton, mais la séance était déjà complète. Quant à la séance de la cinémathèque pour L’étrange Monsieur Renard, on parlait d’une queue kilométrique.
R. et S. étaient allés au Forum des Images, pendant que je me dirigeais vers l’UGC.
En sortant, je file droit sur la maison où je tombe nez-à-nez avec le livreur d’Amazon, venu déposer une commande de la veille (pour C.) et -ô merveille – l’ascenseur est réparé.
J’ai toujours mal au dos, mais c’est probablement lié au petit virus que m’a refilé S. Demain, je pense qu’il n’y paraîtra plus.