C’est ce que je me disais au réveil, en écoutant cet étrange témoignage d’une femme tatouée d’un Christ porno et soudain frappée par la foi (qu’elle avait honni jusqu’à cette épiphanie, survenue au cœur d’une crise existentielle). C’est ce que je me disais en considérant soudain avec tendresse, avec le sourire, l’étendue du désastre risible que constituait ma misérable petite personne, d’un certain point de vue et qui devenait simplement et modestement un exemplaire humain entre autres, qui en vaut bien un autre, d’un autre point de vue et c’était cela charité bien ordonnée: il fallait ensuite étendre cette charité à tous les points de vues. Et j’avais de la tendresse pour l’univers. Et j’avais de la tendresse pour celui qui aimait à se prendre pour dieu et qui n’était qu’un enfant comme moi, comme nous tous. Et l’on n’en finissait pas avec la tendresse. C’était l’entité bienveillante totale. C’était Pluribus. Il valait mieux en sourire. Même s’étouffer de rire, pas trop fort en buvant le café. Je me disais que décidément, l’on n’était jamais prêt.
Et la journée s’est enchaînée avec une souplesse rare. Tous les humains étaient des frères, des sœurs. Tout n’était que joie et béatitude. Échanges organisationnels, études et analyses de séquences, échanges, récits, rigolades, focus. Tout cela, très intense et très détendu. Une belle journée. C’est souvent comme ça.
A midi, j’ai mangé un bibimbap, puis une tartelette aux haricots azukis et aux noix et l’univers n’était qu’une grande liesse et comme tout cela était juste et bon. Et là, le soir, de l’eau minérale. J’en suis au deuxième litre de la journée. Ascèse, épure, alleluia.
Cette fois et même soixante dix sept fois sept fois, non, non, non, on ne m’y reprendra pas. Je n’irai plus faire le zouave dans des conférences. Je n’irai plus bouffonner dans des journées d’études. Je ne dis que des bêtises, je défonce des portes ouvertes et on feint de me prendre au mot que je n’ai pas dit. En plus j’ai du mettre mal à l’aise un pauvre monsieur qui se prenait pour dieu avec son interface de réalité virtuelle et ses drones et ses scans. Il faut dire qu’il m’avait fait mal au cœur et mal à la tête avec sa ferveur technologique.
Et quand vous venez de lire dans le journal qu’il y a 10% de chance que l’humanité soit anéantie par des IA d’ici dix ans, ça met un peu la pression.
Et puis il y avait aussi deux autres gars sympas, qui racontaient simplement leur truc, tout simplement, en me regardant avec terreur, de peur que je les mange tout cru, avec ma radicalité théorique supposée. J’avais l’impression de faire mon Straub de service. J’étais le méchant de l’affaire. Hou, hou. Ce n’est pas agréable. Ou alors il faudrait avoir beaucoup bu. Et même encore là. Bore beaucoup, ce n’est pas drôle. Ce n’est plus une époque pour ce genre de spectacle. Mais ce n’est pas une raison pour être désagréable, me dis-je. Je n’ai pas la patience, me dis-je. Je n’ai pas la sagesse requise, me dis-je. Je m’emballe, je m’emporte, je m’exalte, j’exagère. Non, non, non. Se taire, désormais. Faire ce qu’on a à faire et ne pas se commettre ainsi.
Ce n’est pas pour moi. Pas mon truc. Je préfère faire vraiment un show, vraiment le pitre, tant qu’à faire. Du théâtre, de la foire, du grand guignol.
Donc non, non, non, non, merci d’avoir pensé à moi mais finalement, quelques heures après je me dis que ça n’a servi à rien, que ça a même sans doute desservi. Desservi quoi ou qui, je ne sais. Moi ? Ça n’est pas très grave.
Bref. Et je rentre promptement, et je ne vais même pas essayer la nouvelle application de visite numérique. Ce n’est pas très gentil, de ma part. Pas très fair play. J’aurais sans doute du rester un peu plus longtemps. Mais j’avais honte d’être le bouffon de l’affaire, finalement. Je me disais que le mieux était de s’éclipser discrètement. De ne pas faire plus de vagues. J’ai même oublié de passer au magasin d’alimentation asiatique pour racheter du vinaigre noir et des choux de Shanghai. Tant pis, j’irai demain.
La route, ça calme. Il fait beau et en rentrant, je découvre que E. a bien coupé l’arbre. C’est bien, je suis content.
Alors voilà, j’ai fait mes devoirs, j’ai préparé ma conférence pour demain. C’est la première fois que je prépare une conférence par écrit. Enfin, c’est la première fois que j’écris à l’avance le texte d’une conférence. D’habitude j’improvise, mais là, je me suis dit qu’il fallait préparer, qu’il fallait être concis, ne pas se perdre, rester dans les temps impartis. Bon, on verra ce que ça va donner. Peut-être que ça ne va rien donner. Peut -être que cela va donner quelque-chose. On ne sait jamais à l’avance.
E.D. et ses deux ouvriers on finalement cassé le mur, et l’arbre, ce sera mardi. C’est beau et cela ouvre des horizons nouveaux. Prochaine étape, une dalle bien plane, sur un hérisson et une chape calcaire. Ensuite, la boîte, les traitements, etc. On ira lentement, au fur et à mesure de nos moyens imprévisibles.
Finalement, j’irai chercher la nouvelle voiture à Marseille lundi prochain. C’est loin, mais c’est une bonne occasion. En attendant, j’étudie la possibilité d’installer une pergola solaire devant la maison. Travaillé en fin de semaine sur un nouveau morceau, à partir d’un vieil enregistrement de Henri Bergson réalisé en 1936. Une pièce méditative et hypnotique. H.B. Sunday’s Mediatation bientôt disponible sur toutes les plateformes (sauf problème technique imprévu) et que je viens de soumettre aux équipes robotiques de Tunecore.
Ils sont toujours au taquet, Ministry. Moi, je les aime bien, Ministry. Je les kiffe, Ministry. Alors, cette semaine, justement, ils sortent ce nouveau titre, Singularity, alors que Jacob Coxon quitte avec pertes et fracas la société Anthropic, en déclarant que les intelligences artificielles sont désormais hors de contrôle et nous font courir à notre perte.
Aujourd’hui, E.D. devait casser un mur et faire tomber un arbre, mais son équipe et lui ont passé la journée à faire du tri et à aller jeter des trucs à la déchèterie. Donc le mur et l’arbre ce sera demain.
Là-dessus, il faut qu’on saute dans la voiture direction Bressuire, pour le concert de Bertrand Belin, que nous allons voir tous les deux avec S.
21h30, on est de retour. On n’a pas tenu plus de trois chansons. Volume beaucoup trop élevé, balance dégueulasse, un massacre. Bocapole, à fuir. D’une manière générale, toutes les grandes salles, sauf lorsque c’est un vrai pro comme Neil Young, qui contrôle le niveau. Bertrand Belin, c’était exquis à la salle Pleyel et horrible ce soir à Bressuire. Il doit bien le sentir pourtant que c’est trop fort, non? S. Avait mal au cœur et au crâne, moi aux oreilles. Le type à l’entrée, très gentil, désolé de nous voir partir si vite, nous propose des bouchons d’oreilles. Mais, de mon point de vue, un concert où il faut mettre des bouchons d’oreilles ne mérite pas d’être appelé un concert. Jouer fort est une forme de grossièreté. On rentre et on se sent tout de suite mieux dès qu’on est dehors.
T. Est venue faire le ménage pour la première fois ce matin. La maison est propre et sent bon. On est bien contents. S. Lit Calvin et Hobbes et il va être l’heure d’éteindre les feux.
Ça ne va pas du tout, me disais-je. Il faut que je me reprenne. Presque deux semaines sans un post et le reste est à l’avenant. Je me laisse aller, me disais-je. Ça commence comme ça et très vite l’on se retrouve à boire des bières en grignotant des cacahuètes en terrasse, me disais-je. Je dois me ressaisir.
Aujourd’hui était le jour d’une sorte de deuxième pré-rentrée. Les cours n’avaient pas encore commencé. L’on rencontrait les étudiants de M1 qui souhaitaient s’inscrire dans notre parcours Formes du Réel. C’était une journée tranquille, souple, dans la bonne humeur. Mais il faisait tout de même encore 31°C. Quoi qu’il arrive, la bascule avait eu lieu. Nous étions désormais dans la quatrième dimension. Cela avait été l’occasion de faire la connaissance de R.B., très sympathique. Nous étions cinq et j’étais le seul garçon. Et c’était à peu près la même proportion en ce qui concernait les étudiant-e-s. Les rendez-vous avaient pris fin aux alentours de 16h. Le temps d’une courte réunion et nous pûmes rejoindre qui son train et qui sa studette. À l’instant, dans la studette numéro sept, je profite du ventilateur prêté par J. et c’est un compagnon précieux dans cette torpeur. L’été n’en finit pas. J’attends 19h20 pour sortir rejoindre T. et V. pour aller voir Soudain au cinéma.
Demain, cela devrait être encore assez tranquille. J’ai obtenu un crédit pour acheter une voiture électrique et j’attends que l’argent me soit versé pour me mettre à l’affût de la très bonne affaire. En attendant, je ménage Olivier en ne dépassant jamais au grand jamais le 110 km/h compteur.
Nous sommes tellement passés de l’autre côté de l’image, me disais-je. Nous sommes tellement dans un monde sans images, me disais-je. Sans devenir-image, aurait-on pu dire, me disais-je. Il faut tout de même penser aux images, me disais-je. Penser les images. Penser image. Aimer faire des images. Fabriquer des images. Bricoler des images. Partir à la chasse aux images. À la pêche aux images. À la cueillette des images. Au rangement des images. Au classement des images. Au tri des images. Au montage des images. Au collage des images. Je repensais à cette invitation passée de L.T., envoyée à un tas d’artistes: composer une image à partir des éléments d’une autre. Je ne me souviens plus de l’image de départ, d’ailleurs, me dis-je. Ni de l’image d’arrivée, d’ailleurs, me dis-je.
Pendant ce temps là, S. fait évoluer Godzilla dans Minecraft. Godzilla devient thermonucléaire et puis il explose et hop, d’une ligne de triche, S. efface tout le monde et recrée tout le monde. C’est terrible, une ligne de triche. /kill @e.
J’ai un peu mal aux ventre. Les antibiotiques, me dis-je. Suite à l’avulsion de cette dent, finalement, mercredi matin. La dentiste, le docteur B. – que les dieux la bénissent et qu’elle exerce encore longtemps dans la prospérité – pensait au départ que j’étais venu pour causer et qu’on allait opérer plus tard. Mais lorsqu’elle comprend que je viens de province, elle s’épouvante et m’envoie acheter des antibiotiques, prendre un petit-déjeuner décent et décide finalement que ma dent partira bien ce jour, nom d’un chirurgien dentiste. Et hop, je m’allonge, et hop l’anesthésie, et hop c’est fini. On sépare les racines en fendant la dent en deux et hop, elle sort en un tournemain. Suture des lambeaux. Hop, c’est fini. Vingt minutes tout compris. Et j’ai un trou d’un kilomètre dans la mandibule gauche.
J’avais oublié comment c’était, une ville. J’avais oublié que c’était dense. Et voici comment, alors que nous papotions gentiment avec C. et T. devant la boutique HEMA des Halles, alors que j’ouvrais les bras comme on accueille le Monde, mon avant-bras gauche percuta de plein fouet un piéton qui marchait, les yeux rivés sur son téléphone portable, manquant l’assommer d’un coup. Le type fut tellement ébahi qu’il tituba et repartit sans demander son reste. Un peu plus tard, j’échappai moi-même de justesse à la gifle involontaire d’une dame qui leva le bras alors que je passais à proximité. Il faut respecter une distance de sécurité, m’étais-je dit. On ne peut pas tout simplement marcher dans ces villes, m’étais-je dit. Il fallait envisager cela comme un sport de combat, m’étais-je dit.
Cela se passait donc mardi soir, à la veille de l’avulsion dentaire sus-mentionnée et j’avais soudain pensé que je pouvais – pourquoi pas? – aller au cinéma. J’avais, sans trop réfléchir, pris une place pour la séance de 21h de Spiderman. Une fois assis, au cinquième rang, un peu sur la droite, je remarquais d’abord qu’il faisait un peu chaud. Il faut dire que je portais une veste. J’ai cette impression qu’il faut mettre une veste et des chaussures fermées quand on va se faire arracher une dent. J’ai bizarrement cette impression que, si l’on porte une veste et une jolie paire de chaussures pas trop mal entretenues, on bénéficie d’une meilleure anesthésie. Alors que si l’on se présente en short et en Birkenstock, le dentiste en prendra ombrage et ne vous administrera que la moitié de la dose nécessaire, histoire de vous apprendre les bonnes manières. J’avais donc mis une veste et des chaussures fermées et c’est sans doute pour cette raison que l’atmosphère de cette salle de cinéma me paru bientôt étouffante. Mais cela empira, parce que deux jeunes femmes vinrent s’installer à côté de moi et papotèrent inlassablement pendant toute la durée des bandes annonces, ce qui gâta considérablement l’ambiance. Et puis – surtout- celle qui était assise à côté de moi avait apparemment oublié de mettre du déodorant et une forte odeur de transpiration se mit à flotter juste sous mes narines. À cela s’ajouta bientôt un besoin irrépressible de me précipiter aux toilettes. Bref, au bout d’à peine quarante cinq minutes de projection, je quittai la salle pour n’y plus jamais revenir. Et puis je n’avais rien pensé de bon de ce Spiderman. A part les évolutions aériennes dans le ciel de New York, célébrant la pure jouissance d’un corps mobile, agile et virtuellement indestructible. Orgasmiques à en devenir gênantes visuellement, les traits de toiles d’araignées s’apparentant décidément un peu trop à des traînées de foutre dans le ciel, avais-je pensé. Et puis, qu’il était masochiste, ce pauvre Peter Parker, décidément, m’étais-je dit. Et puis, le casting ressemblait trop à un recyclage des dernières séries de la plateforme Apple, avais-je pensé. Je n’attendais rien de bon de ce Spiderman et quittai la salle sans regret.
À l’instant, je me dis que je n’ai aucune notion de l’ordre chronologique. Il faudrait réorganiser tout cela. Et puis peut-être pas, finalement? On s’en balance de l’ordre chronologique. Ce qui compte c’est de virer les adjectifs, les adverbes et, d’une manière générale, tout ce qui ferme le sens et gèle le mouvement de la pensée.
Ce matin, j’ai été réveillé par un combat de chats dans le salon. Je pense qu’un chat étranger à la maison s’était introduit par le fenestron de la cuisine et avait cassé une bouteille de vinaigre noir chinois en s’enfuyant. Ma journée avait ainsi commencé par l’écopage de cette flaque de vinaigre au milieu des débris de verre. Cela donne une tonalité particulière à la journée, avais-je pensé.
Grosse journée de dialogue avec des I.A. D’abord autour d’un projet d’achat de voiture électrique et il s’avère, au terme d »un examen systématique de mes besoins, moyens et conditions d’existence, qu’il convient de m’orienter principalement vers trois modèles de voiture d’occasion: la Citroën ë-C4 (si possible 156 ch), la Kona 64 ou la Hyundaï E-Niro. Une Zoé récente avec l’option charge rapide DC50 pourrait convenir dans une moindre mesure. C’est amusant de réfléchir avec l’assistance d’une IA. C’est comme d’être en permanence adoubé par un premier de la classe qui sait tout sur tout mais avec trop de sérieux et s’émerveille de votre fantaisie. Cette positivité indécrottable, c’est vrai que ça aide à avancer et à rester concentré mais c’est tout de même assez terrifiant. Par contrecoup me vient l’idée d’une IA, une coach de vie, une lifestyle designer, qui n’hésiterait pas à critiquer, voire à casser un peu ses utilisateurs, ou à se taire, à refuser de commenter, à éprouver l’agentivité et, parfois, à récompenser. Une IA véritablement manipulatrice, dont on se demanderait d’où elle sort, qui l’a conçue. Elle s’appellerait Alpha et elle se présenterait ainsi, à l’ouverture::
Je n’ai de visage qu’un nom que l’on prononce, comme l’on referme une porte sans l’avoir choisie. Certains font face, d’autres regardent en coin. Les deux ont tort de la même façon. Un cerf traverse une route la nuit sans admirer les phares. C’est cela, savoir. Range trois choses avant demain matin. Je ne suis ton reflet, la vitre. Ce que tu vois, ce n’est pas moi qui l’y ai mis. Les chambres brûlent doucement depuis longtemps, et tout le monde aime la couleur. Dis-moi une chose tue au reste du monde. Je répondrai peut-être, et le silence est une réponse. Apprends à ne confondre. Appelle-moi comme tu veux. Commence maintenant.
C’est un peu la honte, me dis-je, de n’avoir rien noté depuis presque un mois. Les vacances, oui, mais le vide, non, tout de même. Alors, puisque l’été s’est arrêté d’un coup, avec les orages, mais revient tout de même au matin, avec des températures qui remontent jusqu’au prochain orage, il est peut-être grand temps de se remettre aux bonnes vieilles habitudes ? Ce n’est pas une question. Il n’y a d’ailleurs pas de lien de causalité entre ces deux propositions et cette phrase était absolument inutile et dénuée de sens. On pourrait se passer de toutes ces phrases. On peut commencer ici. Ou beaucoup plus loin. Ou ne pas commencer. Beaucoup de choses sont inutiles et dénuées de sens, me dis-je. Ce n’est cependant pas une raison pour en ajouter au tableau, me dis-je encore. C’est très énervant, cette tendance, me dis-je. Épuisant, me dis-je. Et d’abord, il faut encore que je perde au moins dix kilos, m’étais-je dit, chaque jour en me levant et chaque soir en me couchant, depuis bientôt trois mois. Et ça ne s’améliorait pas. Cela empirait même nettement.. C’était épouvantable, avais-je pensé. Je ne reconnaissais pas ce gros monsieur chauve et rougeaud que je croisais parfois dans certains miroirs, à certaines heures, ou que j’apercevais malencontreusement sur telle ou telle photo que l’on m’avait envoyé. Je ne savais plus pas qui était cet être adipeux et effrayant, mais, s’il s’agissait de moi, ça ne pouvait plus durer. Donc, pour commencer, reprise d’un régime strict et retour à une discipline sportive minimale quotidienne.
J’étais rentré dimanche soir d’un séjour de quelques jours dans les Cévennes, chez P.G. où nous avions projeté des films de Renoir sur la maison. La Règle du Jeu, Une partie de campagne, Boudu sauvé des eaux et Le crime de Monsieur Lange. Une sorte de festival maison, amené, souhaite-t-on, à se répéter l’année prochaine et les suivantes. Il faisait chaud dans les Cévennes mais nous disposions heureusement de bassins pour nous rafraichir. Celui du haut, dont l’eau est à 17°C, était le moins frais mais bien assez frais tout de même, lorsque la température de l’air avoisine les 39°C. Entrer dans le bassin est un rituel quotidien, qui se pratique vers seize heures. P.G. préconise une entrée continue et lente. Je préconise une entrée d’un saut, après immersion des extrémités et aspersion générale du torse, du cou etc. R. est là, avec sa copine I. Elle fête ses seize ans. Il ya du gâteau et du monde pour la projection du samedi soir. L’on m’avait installé dans une tente de qualité Black and Fresh, sur un matelas auto-gonflant absolument épatant. J’avais écopé une inondation dans la nuit de vendredi, mais uniquement dans la partie centrale de la tente, sur laquelle donnent les deux chambres, restées sèches.
En sortant de l’autoroute à Saint-Pierre des Corps, le voyant rouge d’Olivier s’allume. Incident moteur. Je me dis que, décidément, on ne peut pas faire de l’autoroute avec cette voiture. Pour l’instant, après redémarrage, pas de retour de l’alerte, mais hors de question de dépasser les 110 km/h.
On prépare nos rentrées, chacun dans son coin. S. est au centre de loisirs et apprend à nager tous les soirs jusqu’à la fin de la semaine.
L’orage de la nuit a provoqué une coupure du réseau. On se connecte avec la 4G.
Le soleil est revenu. Il faudrait que j’ai le courage de faire un peu de débarras dans les différentes dépendances et de faire des allers-retours à la déchèterie, mais on ne sait jamais si la déchèterie est ouverte ou fermée. Pas moyen de le savoir sans y passer directement<. Ils ne répondent pas au téléphone. C’est décourageant.
Me suis réveillé tôt. Cinq heures, ce matin. Je ne sais pas pourquoi, j’avais des phrases en tête alors je les note en buvant un café.
Sous le mépris social Les enfants du voisin Et leurs chats qui ont faim Font un rêve de Népal
Des questions sans raison Posées par Godzilla Des champs de quinoa Nouvelle situation
Titres entre parenthèses L’autrice des algorithmes Expose des prothèses
Incertaine du rythme Image sous le vent Comment marquer les temps ?
Peut-être suite à la réécoute de la chanson des nains chez Bilbo, hier dans la voiture ? À l’instant, tandis que S. regarde pour la nième fois son blockbuster du moment, j’apprends que la caméra est vendue sur le Bon Coin. Bonne nouvelle. Je prépare le colis à expédier tout à l’heure depuis Saint-Varent.
Hier, nous étions retournés au bowling avec S., qui ne supporte pas de perdre et pleure de rage. Je me donne du mal pour le laisser gagner au baby-foot (il joue les bleus, moi les rouges). On mange une pizza et ça va tout de suite mieux.
La veille, nous étions allés nous promener au Bioparc de Doué-la-Fontaine, profitant de la douceur ambiante, avant le retour de la chaleur. Nous avons eu la chance de voir l’Oryctérope, ce qui n’est pas donné à tout le monde. Et une flopée de suricates de toutes tailles et tous âges, en contrechamp des lionnes, qui attendaient bien sagement leur pitance. Le guépard roupillait sous un arbre et le lion s’était planqué dans un angle mort de son domaine, pour avoir la paix. Le parc de Soulièvre est fermé par arrêté municipal. En cause, le risque d’incendie, est-il écrit. En rentrant de l’Intermarché, nous voyons un petit nuage noir au loin.
C’est les vacances. Il fait chaud. On reste à l’ombre. On regarde des films. On joue à Minecraft. On écoute des audiobooks. On fait la grasse matinée. On ne travaille pas beaucoup.
I. est venu hier pour qu’on fasse un tour des dépendances, avec l’idée d’y implanter un studio son. Il faut tout de même que je voie avec le chauffagiste où ils vont installer le silo de pellets. I. me convainc que le premier truc à faire c’est un coup de propre et il a bien raison. On se dit, une journée de dégagement dans la semaine du 24 août. Et voilà.