
Ce n’est pas parce que la personne, ou l’instance, qui vous fait une observation n’est pas elle-même irréprochable sous l’aspect ou le domaine particulier que cette observation recouvre, ou sous un domaine voisin, qu’il faut ignorer cette observation, me disais-je.
Une observation n’est pas nécessairement destinée à vous nuire ou à vous blesser, me disais-je.
Toute observation peut – et même doit – d’abord être examinée sous l’angle de ce qu’elle vous apporte, de ce en quoi elle vous sert, vous permet de vous améliorer, me disais-je.
Toute observation qui vous est adressée de bonne foi et en raison doit être considérée comme un présent et non comme une agression, me disais-je.
Il faut y répondre par de la gratitude et de la bonne humeur, me disais-je.
Et ce, quelles que soient, par ailleurs, les qualités ou les défauts du canal par lequel cette observation vous parvient, me disais-je.
Il est bien entendu recommandé de déterminer si cette observation est bien effectivement formulée de bonne foi et en raison, d’une part et si elle est correctement informée et documentée, d’autre part. Si l’un de ces paramètres n’est pas au vert, l’observation peut-être considérablement relativisée, voire tout simplement ignorée.
Et, me disant cela, tout en buvant mon thé de dix heures – sans que, par ailleurs, nulle observation ne m’ait été directement adressée depuis un certain temps – je me formulais à moi-même cette observation que mon assertion concernant les I.A. (le diable à l’état pur, etc.) était tout bonnement risible.
Les IA ne sont ni le bien ni le mal. Ce sont des dispositifs dont l’usage peut être orienté dans le sens de la destruction ou de la protection de la vie.
Il est évidemment à considérer que la technologie sur laquelle elle repose, de par sa voracité énergétique, fait du dispositif lui-même, en temps qu’émetteur de gaz à effet de serre et accapareur de ressources (sans parler des diverses nuisances sonores et pollutions directes ou indirectes) une menace.
Mais, en dernière analyse, c’est la volonté qui préside à l’installation, au développement et à la croissance exponentielle de ces dispositifs qui est véritablement dangereuse.
On en revient à la volonté et je me dis qu’il est urgent de relire avec un stylo en main et une attention soutenue Le Monde comme Volonté et comme Représentation de Schopenhauer. Je m’en vais le commander derechef.
Sinon, il fait beau et frais. C’est un temps idéal pour aller faire du vélo. Je me dis comme ça que, une fois le déjeuner passé, une fois R. rentrée, une fois Olivier vendu (les acheteurs viennent vers 14h), je tenterais bien, comme ça une petite randonnée à Thouars, jusqu’à la librairie, pour commander ledit bouquin, et rentrer. Mais, considérant que Thouars est distant de 20 km, avec d’importants dénivelés, je me dis qu’un aller-retour à Airvault serait un substitut plus simple à envisager. Nous verrons.









