
Les journées de canicule s’enfilent comme des perles sur le collier du temps. L’on ne fait pas grand chose. L’on évite de sortir, l’on évite les mouvements, l’on évite d’allumer la lumière, l’on évite d’ouvrir portes et fenêtres. L’on reste bien au frais, l’on regarde des films, l’on lit, l’on écoute des histoires, de la musique. Hier, c’était Godzilla vs King Kong et Bilbo le Hobbit en audio book (la scène avec Gollum dans la montagne, dont me reparle S. au petit déjeuner et dont nous regardons un extrait de l’adaptation cinématographique).
Pendant la projection de Godzilla vs King Kong, S. est sur des charbons ardents parce que Godzilla est méchant. Il fronce les sourcils et tape dans les coussins. Je ne veux pas qu’il soit méchant Godzilla, moi je l’aime bien Godzilla. Je lui dis d’avoir confiance en Godzilla. Ce sont les humains d’Apex, les méchants. Et Godzilla – lui dis-je, – tu vas voir, Godzilla va d’abord se battre contre King Kong et ensuite ils s’uniront contre le véritable ennemi. Et bingo, c’est ce qui arrive. Le scénario est dans le titre, comme d’habitude. C’est d’une simplicité pré-biblique. Ce qui est drôle c’est l’inversion gravitationnelle et le changement des échelles des monstres à chaque plan. Et le casting improbable. Le grand mash-up.
Pluie cette nuit, juste au moment où j’étais allé ouvrir portes et fenêtres. J’ai dû refermer. Les allergies reviennent avec le vent et l’on se remet aux anti-histaminiques. Ça sent la paille mouillée ce matin. La vente de la caméra annulée, en raison de l’absence d’un micro externe, mentionné par erreur dans la description (description générée par inintelligence artificielle et pas suffisamment relue et corrigée) . Le colis doit revenir. Repartir. L’on remet en vente.
La vie semble comme suspendue. Les correspondants ne répondent plus. L’air est plus épais. L’inertie est grande. La densité l’emporte sur le mouvement.
Tout le monde va faire ses courses le matin à l’ouverture. Embouteillages de caddies dès neuf heures. Les employés de l’Intermarché sont dépassés. Les caisses automatiques en rupture. Il faut contourner les allées encombrées.
Avec S., nous mangeons peu. Un peu de gaspacho et des cacahuètes, un peu de polenta, de la ricotta et des tomates. Ah, ne pas oublier les travers de porc trouvés hier.
Piscine hier après midi, à Parthenay. Nous y croisons L.D., avec sa fille. Salutations embarrassées, avec lunettes de plongées. Quand la température extérieure descend en-dessous de 40°C, impression de fraîcheur. L’on s’habitue à tout. Ce matin à 6h00 il fait 22°C avec une brise et de l’humidité dans l’air. Et puis ça remonte, mais moins vite. Nous devrions plafonner à 37°C aujourd’hui.









