
J’avais tenté le coup.
Le coup de travailler à l’entraînement d’une IA en enregistrant des phrases.
Des fragments d’histoires. Toutes plus débiles les unes que les autres, évidemment.
Avec des indications émotionnelles stéréotypées.
Bon, déjà, à faire c’est pénible. Mais alors, quand on reçoit ensuite les annotations des soi-disants « correcteurs » et qu’il faut tout refaire parce que ce n’était pas exactement la bonne émotion, ou alors pas exactement la bonne intonation, ou alors pas exactement la bonne intensité, ou alors pas exactement sur le bon mot, etc.
Bref, je reçois ça et je me dis: « non, non, non ».
Et je quitte.
Et j’efface.
Sans laisser de traces.
Sans demander mon reste.
Je ne réclame pas mon maigre dû qui doit s’élever à 15 €, une fois les corrections exécutées et validées.
Je n’exécuterai pas ces stupides corrections et je me moque d’une hypothétique validation.
Non, non, non, je préfère faire le ménage, c’est mieux payé et c’est plus agréable.
Au moins on peut méditer et même réfléchir, en faisant le ménage.
Donc, à la place, musique.
J’ai travaillé la question de la dynamique.
Le placement et le volume de la batterie sont déterminants. Les arrêts sont déterminants. La durée des pauses est déterminante.
J’ai essayé de conserver une dynamique située entre 12 et 18 dB, mais il en faut des silences…et de l’air.
J’avance très lentement au piano.
Le synchronisme main gauche-main droite est une épreuve pour les nerfs.
Je ne tiens pas plus d’une demi-heure sans sursaut.
Il vaut mieux travailler plusieurs fois par petits fragments que longuement jusqu’à l’épuisement.
Le progrès se fait dans l’inaction, entre deux entrainements.
J’entends un pic-vert dans un arbre du côté du château mais je ne suis pas encore parvenu à l’apercevoir.
Gymnastique, deux séries. C’est de moins en moins douloureux. Ensuite, il faudrait marcher, mais le temps manque.
Réservé une place sur le parking extérieur de la garde de Poitiers. Demain, un saut à Paris pour aller faire une mesure de réponse en fréquence dans un studio, déjeuner avec Pasglop et retour en fin de journée. Pas de nouvelles d’Abbas, j’ai peur que les carottes ne soient cuites.
À chaque fois que je traverse le jardin pour aller jeter une poubelle ou bien chercher un sac de pellets je me dis, quand même, quelle chance, c’est magnifique.
En prévision de la semaine à Courchevel fin février, j’ai achetés, en ligne, deux pneus « 4 saisons », sur le conseil de Don papa et je devrais être livré rapidement.
Il fait bon.
