POLYVALENT COUTURIER

Y a pas de secret, y a pas de mystère: pour avoir de la fraîcheur, rien ne vaut les salles de cinéma climatisées.
J’ai donc passé la journée d’hier à l’UGC Ciné Cité et enchaîné, dans l’ordre, les projections de Shana, de Lila Pinell, Backrooms, de Kane Parsons, Obsession de Curry Barker et l’Objet du délit d’Agnès Jaoui.
Et tout était bien.
Je veux dire que non seulement rien n’était vraiment mauvais mais qu’en plus tout était vraiment intéressant, accrocheur, stimulant, passionnant et que pas à un seul moment je me suis demandé si j’allais ou non quitter la salle.
Bonne pioche, donc. Et les gens applaudissent à la fin des films.
Vers 21h30, j’aurais bien repris encore une séance, mais je me suis dit qu’il était temps de rejoindre la rue des R., où la fête battait son plein.

C’était un petit peu un accroc à mon régime acétique de ces derniers jours, puisque j’ai bu d’abondance et sans compter toutes sortes de vins frais pétillants et que je ne me suis pas privé de taper dans les petits fours et les cacahuètes.
Retrouvailles avec des visages pas vu depuis trente ans. On a bien changé.
J’ai raté le concert de H. Je n’avais pas lu attentivement le programme. Ach !
Il faut trouver l’axe des ventilateurs pour ne pas se liquéfier.
Les bouteilles baignent dans un bac empli de glaçons.
Discussions avec S.L. et puis N. et B., les deux cousines.
La soirée s’achève en petit comité, avec P. et quelques derniers verres de Viognier. Il doit être autour de deux heures du matin.
Réveil lent, de sept à dix, somnolence à l’écoute des nouvelles, de Reliques, d’Alain Finkielkraut, qui semble parler tout seul ce matin. En descendant, je constate que les glaçons n’ont pas complètement fondu, alors qu’il fait déjà trente degrés dehors.

On range un peu avec C. et P., tout en prenant le café et puis hop, le métro.
Rendez-vous 13h avec C. pour déjeuner et hop, hop, cinéma…
J’ai pris une carte pour 5 films. Il m’en reste 4. Ça devrait faire la rue Michel.

Bon, j’ai commencé à 14h00 par le Naomi Kawase. Plutôt soporifique. Sentimentalité redondante, effets enclumesques, gros sabots scénaristiques. Bref, super bof bof et le film se termine à un horaire qui ne permet pas de passer rapidement à une autre séance.

J’attrape le Laetitia Masson à 17h et là c’est plutôt une bonne surprise. Tiens, Emmanuel Salinger est encore là, cette fois aussi. C’est le grand retour ou c’est simplement mon grand retour dans les salles de cinéma. Et en sortant, pareil, impossible d’attraper tout de suite une séance. Alors je vais grignoter un bowl. Et voilà. Tant pis pour l’ascèse aujourd’hui.