L’ÉTÉ S’EN VA, L’ÉTÉ REVIENT

C’est un peu la honte, me dis-je, de n’avoir rien noté depuis presque un mois. Les vacances, oui, mais le vide, non, tout de même. Alors, puisque l’été s’est arrêté d’un coup, avec les orages, mais revient tout de même au matin, avec des températures qui remontent jusqu’au prochain orage, il est peut-être grand temps de se remettre aux bonnes vieilles habitudes ?
Ce n’est pas une question. Il n’y a d’ailleurs pas de lien de causalité entre ces deux propositions et cette phrase était absolument inutile et dénuée de sens. On pourrait se passer de toutes ces phrases. On peut commencer ici.
Ou beaucoup plus loin. Ou ne pas commencer.
Beaucoup de choses sont inutiles et dénuées de sens, me dis-je. Ce n’est cependant pas une raison pour en ajouter au tableau, me dis-je encore. C’est très énervant, cette tendance, me dis-je. Épuisant, me dis-je.
Et d’abord, il faut encore que je perde au moins dix kilos, m’étais-je dit, chaque jour en me levant et chaque soir en me couchant, depuis bientôt trois mois. Et ça ne s’améliorait pas. Cela empirait même nettement.. C’était épouvantable, avais-je pensé.
Je ne reconnaissais pas ce gros monsieur chauve et rougeaud que je croisais parfois dans certains miroirs, à certaines heures, ou que j’apercevais malencontreusement sur telle ou telle photo que l’on m’avait envoyé. Je ne savais plus pas qui était cet être adipeux et effrayant, mais, s’il s’agissait de moi, ça ne pouvait plus durer. Donc, pour commencer, reprise d’un régime strict et retour à une discipline sportive minimale quotidienne.

J’étais rentré dimanche soir d’un séjour de quelques jours dans les Cévennes, chez P.G. où nous avions projeté des films de Renoir sur la maison. La Règle du Jeu, Une partie de campagne, Boudu sauvé des eaux et Le crime de Monsieur Lange. Une sorte de festival maison, amené, souhaite-t-on, à se répéter l’année prochaine et les suivantes.
Il faisait chaud dans les Cévennes mais nous disposions heureusement de bassins pour nous rafraichir. Celui du haut, dont l’eau est à 17°C, était le moins frais mais bien assez frais tout de même, lorsque la température de l’air avoisine les 39°C. Entrer dans le bassin est un rituel quotidien, qui se pratique vers seize heures. P.G. préconise une entrée continue et lente. Je préconise une entrée d’un saut, après immersion des extrémités et aspersion générale du torse, du cou etc.
R. est là, avec sa copine I. Elle fête ses seize ans. Il ya du gâteau et du monde pour la projection du samedi soir.
L’on m’avait installé dans une tente de qualité Black and Fresh, sur un matelas auto-gonflant absolument épatant. J’avais écopé une inondation dans la nuit de vendredi, mais uniquement dans la partie centrale de la tente, sur laquelle donnent les deux chambres, restées sèches.

En sortant de l’autoroute à Saint-Pierre des Corps, le voyant rouge d’Olivier s’allume. Incident moteur. Je me dis que, décidément, on ne peut pas faire de l’autoroute avec cette voiture. Pour l’instant, après redémarrage, pas de retour de l’alerte, mais hors de question de dépasser les 110 km/h.

On prépare nos rentrées, chacun dans son coin. S. est au centre de loisirs et apprend à nager tous les soirs jusqu’à la fin de la semaine.

L’orage de la nuit a provoqué une coupure du réseau. On se connecte avec la 4G.

Le soleil est revenu. Il faudrait que j’ai le courage de faire un peu de débarras dans les différentes dépendances et de faire des allers-retours à la déchèterie, mais on ne sait jamais si la déchèterie est ouverte ou fermée. Pas moyen de le savoir sans y passer directement<. Ils ne répondent pas au téléphone. C’est décourageant.

OÙ SUIS-JE ?

Me suis réveillé tôt. Cinq heures, ce matin. Je ne sais pas pourquoi, j’avais des phrases en tête alors je les note en buvant un café.

Sous le mépris social
Les enfants du voisin
Et leurs chats qui ont faim
Font un rêve de Népal

Des questions sans raison
Posées par Godzilla
Des champs de quinoa
Nouvelle situation

Titres entre parenthèses
L’autrice des algorithmes
Expose des prothèses

Incertaine du rythme
Image sous le vent
Comment marquer les temps ?

Peut-être suite à la réécoute de la chanson des nains chez Bilbo, hier dans la voiture ?
À l’instant, tandis que S. regarde pour la nième fois son blockbuster du moment, j’apprends que la caméra est vendue sur le Bon Coin. Bonne nouvelle. Je prépare le colis à expédier tout à l’heure depuis Saint-Varent.

Hier, nous étions retournés au bowling avec S., qui ne supporte pas de perdre et pleure de rage. Je me donne du mal pour le laisser gagner au baby-foot (il joue les bleus, moi les rouges). On mange une pizza et ça va tout de suite mieux.

La veille, nous étions allés nous promener au Bioparc de Doué-la-Fontaine, profitant de la douceur ambiante, avant le retour de la chaleur. Nous avons eu la chance de voir l’Oryctérope, ce qui n’est pas donné à tout le monde. Et une flopée de suricates de toutes tailles et tous âges, en contrechamp des lionnes, qui attendaient bien sagement leur pitance. Le guépard roupillait sous un arbre et le lion s’était planqué dans un angle mort de son domaine, pour avoir la paix.
Le parc de Soulièvre est fermé par arrêté municipal. En cause, le risque d’incendie, est-il écrit. En rentrant de l’Intermarché, nous voyons un petit nuage noir au loin.

C’est les vacances. Il fait chaud. On reste à l’ombre. On regarde des films. On joue à Minecraft. On écoute des audiobooks. On fait la grasse matinée. On ne travaille pas beaucoup.

I. est venu hier pour qu’on fasse un tour des dépendances, avec l’idée d’y implanter un studio son. Il faut tout de même que je voie avec le chauffagiste où ils vont installer le silo de pellets. I. me convainc que le premier truc à faire c’est un coup de propre et il a bien raison. On se dit, une journée de dégagement dans la semaine du 24 août. Et voilà.