ANGOISSES DE JUIN

Une des visions les plus désespérantes est celle de cette verrière rose de la gare de Lille, qui jette sur tout ce qui se trouve en dessous une lumière triste à se tuer. Tout le contraire d’une vie en rose, semble-t-il. Qui a eu cette idée ? A-t-on pu croire qu’une telle lumière pourrait être bonne pour le teint ?

Pas de blog depuis deux jours: il n’y a plus d’accès internet au bureau. Je fais ce blog au lit, au Pré Gervais, avant de partir chercher mon visa à l’ambassade de Chine.
Commençons donc par un petit panoramique souvenir de la réunion pédagogique de vendredi.

J’ai remarqué que, régulièrement, les réunions pédagogiques me rendent malade. Je veux dire physiquement malade: redoublement de ma crise de sinusite. En fait, dès que je me sens mal quelque part, je me sens vraiment mal et je développe un symptôme pathologique. Il semble qu’on appelle cela l’hystérie ? Ça m’est arrivé encore samedi soir dans une soirée à Belleville. Tout à coup, je vois J-P. R., je me dis que merde c’est mondain, c’est un cauchemar toxique, un cloaque pestilentiel et paf! Voila que j’éternue, je me mouche et il faut que je sorte en courant.

A propos de courir, une idée pour filmer une scène de panique dans le métro, mais il faut être deux: l’un se tient avec sa caméra prêt à filmer, l’autre a un gros sac a ses pieds, semble nerveux, regarde sa montre et à un arrêt sort précipitemment au moment où les portes se referment, laissant son sac dans la rame… Il n’y a plus qu’à filmer les réactions.

Angoisse, anxiété: impression que je n’aurai jamais fini le dossier de l’AFAA à temps et que de toute façon ça ne marchera pas, etc… Du coup, presque pas dormi. Réveillé par les hurlements des oiseaux à 4h45 après m’être couché à 3h00. Bon, il faut aller à Issy-les-Moulineaux.

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