
C’était terrible, m’étais-je dit, repensant au discours du VP américain à Munich. Tellement, qu’il valait mieux en rire, avais-je pensé. Mais tout de même, quelle horreur. Quels horribles gens. Quel sale moment. Quel sale temps. Ça sent le réarmement tous azimuts, me suis-je dit, et je n’étais évidemment ni le premier ni le dernier.
Donc l’ennemi c’était l’Amérique maintenant. L’Amérique, aussi. Il ne manquait plus que ça.
Sauf à espérer un sursaut intérieur. Une résistance. Une guerre civile. Mais non, ce serait business as usual, jusqu’au bout, jusqu’au cataclysme.
Alors mieux vaut ne pas laisser tourner toutes ces mauvaises pensées. Agir latéralement. Faire autre chose. Après avoir déposé S. au centre de loisirs (activité crêpes aujourd’hui), je m’étais mis au montage son des voix enregistrées hier avec L. et A. à la SCAM. Et puis, après m’être préparé un bol de riz avec des choux de Shanghai sautés, j’étais allé acheter un cadeau d’anniversaire pour T. Un disque dur SSD sur lequel j’avais ensuite recopié ma filmothèque portable. 750 Go de films.
Incartade au jeûne intermittent ce soir. Côtelettes russes, gratin dauphinois, gâteaux et champagne. Grosse incartade. Pas de petit déjeuner demain matin.
Regardé quelques épisodes de la deuxième saison de « OA » en pliant du linge, accrochant du linge, en déjeunant, en faisant du café, en recopiant des fichiers.