
On avait eu chaud, bien chaud, derrière les rideaux noirs, les baies vitrées inondées de soleil, dans le ronronnement des vidéoprojecteurs.
Tout le monde avait eu chaud et, plus que tout le monde, les étudiants qui présentaient l’épreuve du DNAP.
Mais l’on avait finalement eu raison de la chaleur et l’on s’était rafraîchis, rassérénés.
J’avais mangé trop de sucres lents, trop de féculents, trop de gâteaux, de pain, de frites.
C’avait été une semaine somptuaire sous l’angle des hydrates de carbone.
Tout avait commencé par le potjevleesch sur la plage de Malo, jeudi soir avec S. et P.
Puis à midi, vendredi, C. me fait découvrir une nouvelle cantine, qui fabrique des hamburgers.
En engloutissant cette nourriture trop riche, nous discutons des mérites comparées des philosophies de l’action et de la contemplation et poursuivons une conversation entamée la veille avec P. quant à la difficulté de dire la différence – sexuelle en l’occurence – l’indifférenciation étant confondue avec l’égalité en droit.
Dire la différence comme condition du désir.
Mais trop de pain, décidément, trop de gâteaux.
Il fallait mettre un terme à cette débauche.
L’on se mettrait au régime sec.
L’on reprendrait un entraînement intensif.
Et les travaux s’achèveraient.
On savait qu’au loin, pas si loin, les travaux touchaient à leur fin.
L’on était régulièrement informé de la progression d’une certaine quantité de colis, acheminés en notre direction par différents livreurs.
Mercredi avait été indiqué par nos soins comme la journée de convergence de tous ces colis.
Et l’on installerait mercredi.
Et l’on souderait.
Et l’on assemblerait.
Et l’on visserait.
Et l’on monterait.
Et l’on fixerait.
Et l’on brancherait.
Et l’on écouterait.
Et l’on étalonnerait.
Et l’on ferait la balance.
Et l’on testerait l’installation.
Et l’on installerait les mises-à-jour.
Et l’on autoriserait en ligne.
Pour l’heure, les lignes convergent nettement.
Lentement mais sûrement.
Hier soir, donc, quittant l’école, P.G. et moi nous étions installés avec un nombre insuffisant de canettes de bière dans le train de 16h56 en direction de Paris, que nous avions atteint à 19h15 environ.
Le temps de déposer mes affaires à la maison, de passer embrasser L.B. et ses amis rue Tiquetone et j’avais rejoint le Silencio où se produisait Yolk.
J’assistai au concert dans un état de catalepsie avancé.
Agréable stupeur contemplative dans la transe musicale.
Bises aux amis et back home, je m’effondre instantanément.
Ce matin, grasse matinée jusqu’à 8h50.
Rapide petit déjeuner et je fais un saut à Montreuil où je tombe sur M.
Je fais des photos et je repars.
G. appelle.
Nous convenons de nous voir demain en fin d’après-midi.
Je fais des courses en rentrant.
Y. est allée chercher C. chez L.
Nous déjeunons et j’emmène C. à sa leçon de piano.
On achète de la crème contre les piqûres de moustiques (Onctose), un DVD (Les Pingouins) et des cerises avant de rentrer.
C. range sa chambre.
J’écoute Alfred Schnitke. Concerto Grosso n°1. Posté par M.S.
Merci.