
J’en voulais beaucoup à la Chine pour le trafic d’organe des prisonniers politiques et autres soi-disant dissidents, ouigours, etc.
Dire que je lui en voulais beaucoup est une litote.
Je vomissais la Chine, je hurlais la Chine, je pleurais la Chine, je fulminais la Chine.
Et ça lui faisait une belle jambe.
Et le Monde continuait de tourner et les ordures cyniques à découper les hommes vivants en pièces détachées. Et d’autres ordures cyniques de les acheter pour se les faire greffer. Et d’autres ordures cyniques de fermer les yeux pour ne pas compromettre le bon déroulement des flux d’import / export.
Tremblements d’effroi.
Entre autres.
Là c’était la Chine, mais il y avait d’autres exemples.
On trouvait facilement d’autres exemples.
Je ne vais pas me mettre à chercher d’autres exemples, parce qu’on ne dormirait plus.
Alors je n’arrivais plus à penser à autre chose. C’était paralysant.
C’était à ne plus vouloir en être, de cette espèce dite humaine.
C’était à ne plus vouloir avoir commerce avec.
Mais comment faire ?
Alors j’y pense et puis j’oublie.
Et la caméra de mon téléphone est cassée.