
Nous avons rendez-vous chez Askip, avec R.L.M. et A.L.B. mais R.L.M. a écrit qu’elle aurait du retard et je ne sais pas si A.L.B. l’aura lu, mais, moi, je me dis là, maintenant, que j’ai cinq minutes et donc voilà. On voit qu’il fait beau. Il y a un rayon de soleil. Plus qu’un rayon. Plusieurs rayons. Des tâches. Des ce matin, d’ailleurs. Au réveil, presque. Passé sept heures, mettons. Un beau rayon. Sur la chaise de Bubunne et puis de proche en proche. De loin en loin. Les lunettes de soleil pour conduire et hop. J’avais dû rentrer hier soir, ne pouvant trouver de studette libre. Ce n’était pas de chance, d’autant qu’Olivier était encore en panne. Et cette fois ci ce n’était pas les injecteurs. Non, cette fois ci c’était une valve qu’il fallait remplacer. Et c’était tout de même onéreux, comme me le fit remarquer le garagiste. 272 euros la pièce seule. C’était effectivement onéreux. Mais avais-je le choix ?
Et donc, en attendant la réparation, j’avais de nouveau dû louer une voiture. Une Peugeot, encore. Une 208, cette fois. Et chaque kilomètre de dépassement allait me coûter bonbon, comme il arrive qu’on dise.
Et tout à coup, nous sommes lundi matin. Il est cinq heures trente et je suis dans un train. C’est une ellipse. Olivier est réparé. Je l’ai garée à Poitiers et je me dirige maintenant vers Paris, pour aller donner deux jours de formation en post production audiovisuelle sur Protools.
Ce matin à trois heures trente, c’était l’angoisse: impossible de retrouver la clef de P.G., alors que j’étais absolument sûr et certain qu’elle se trouvait sur ma table de nuit. Je cherche partout, je remue ciel et terre mais, bien sûr, je ne trouve rien. On ne trouve jamais rien en cherchant. Il faut arrêter de chercher et l’on tombera sur ce que l’on cherche quelques jours plus tard, par hasard. Mais pour l’heure, c’est embêtant. J’espère qu’il y aura quelqu’un chez P.G. parce que j’arrive tôt à Paris – vers sept heures – et que la formation ne commence qu’à neuf heures trente. Et puis après, c’est compliqué, les allées et venues. Je n’ose y penser. L’angoisse, vous dis-je.
Avec tout ça, pas moyen de se faire un café. J’en prends donc un – détestable – à la gare et voilà où j’en suis. Ça commence bien.
