
Avant de partir, tout le monde avait déposé ses grosses valises dans ma chambre, que j’avais réservée comme stock (et aussi pour retrouver mes affaires en ordre) pendant nos trois jours d’absence.
Ensuite, nous étions allés prendre le bus express pour Sokcho, trois heures de route environ, comprenant une pause d’un quart d’heure au milieu du voyage.
Nous avions roulé et étions arrivés sous une pluie battante.
L’on s’était ‘installés dans des chambres très confortables, au regard du Goshi-won, puis l’on était allé manger un morceau dans l’un des restaurants de poisson du coin.
J’avais pris du poulpe sauté, très épicé. Et quand je dis très épicé, il faut entendre que c’est à peu près insoutenable. On avait été obligés de commander des bols de riz blanc pour compenser, par un peu de neutralité, ces brûlures pimentées.
Ensuite, avec E., nous avions eu l’intention d’aller faire quelques pas sur la plage mais, à cause de la pluie, j’avais rapidement eu les pieds trempés et j’étais rentré faire sécher mes chaussures, tandis que E., courageusement, avait poursuivi sa promenade dans les ténèbres affolées.
Ce matin, il y avait du vent mais presque plus de pluie.
A dix heures trente, grand rassemblement avant le départ pour le Musée National de la Montagne.
On y trouve des vitrines hilarantes, comme, par exemple, celle des réchauds à gaz pays par pays. Où l’on voit que les réchauds à gaz français sont très supérieurs au réchauds allemands mais semblent plus fragiles que les réchauds américains, qui sont moins élégants que les réchauds japonais, etc.
Même chose avec les piolets, un peu plus loin.
Il y a des murs d’escalade, où l’on fait des figures complexes et puis une salle à oxygène raréfié, où il nous est proposé d’expérimenter la respiration en montagne à 5000 mètres d’altitude. On en ressort planant, un peu comme Jack Nicholson dans Easy Rider.
Ensuite on va s’empiffrer de lieu noir (ou jaune) séché et grillé, avec tout un tas d’accompagnements, légumes, algues, pickles, piments, kimchis, champignons, soupes, etc. Et, avant de rentrer, un saut au musée d’Histoire de la Ville, qui renferme en son sein un village reconstitué pour les besoins d’un tournage de film d’époque.
