COURBATURES

Bon, cette fois-ci je ne me suis pas déshabillé, ni même mis torse nu.
J’ai juste hurlé et joué un peu de guitare électrique.
Ca aurait pu être pire.
Mais j’ai mal partout entre la clavicule droite et le cou.
Je ne sais pas si c’est la guitare ou de porter l’ordinateur en bandoulière tous ces derniers jours…
Donc commencé la semaine par trois journées de workshop bien denses à Bayonne lundi, mardi et mercredi.


C’est drôle comme quand on demande à des étudiants en art d’aller filmer quelqu’un qu’ils trouvent beau, ils reviennent avec des plans de caddies de supermarché. Mais c’est normal. Je pense qu’à leur place j’aurais fait pareil. Alors je leur ai demandé d’y retourner et cette fois ci de filmer au moins la personne qui poussait le caddie. mais en y retournant elles se sont faites jeter et finalement sont allées filmer la championne du gâteau basque et c’est pas plus mal comme ça. Ca a donné entre autres  ça, pour commencer.

Ensuite, passé jeudi et vendredi avec les élèves de Biarritz en rendez vous par groupes sur les différents projets. Avec, donc, un intermède festif pour l’anniversaire de C. qui était un peu souffrante, mais tout de même pas assez pour renoncer à la fête.
C’est pratique, j’ai droit à un appartement immense et totalement isolé, puisqu’il est situé au-dessus d’une école primaire. Donc on s’en est servi comme d’une boîte de nuit spacieuse avec cuisine et dépendances.


B. avait apporté 2 guitares et un clavier. C’était expérimental, trash et joyeux mais j’ai mis tout le monde dehors à 2h00 parce qu’il y avait école le lendemain.
Et puis c’étaient les giboulées comme jamais. Ciel bleu et puis soudain comme si on avait renversé de l’encre de Chine: tout noir, un vent à déraciner les arbres, la grêle, on se couvre, on attend que ça passe, puis soleil, carte postale, etc…
On passe de malade à bien portant le temps d’un jus de mandarine.
J’avais demandé une voiture mais je ne m’en suis pas servi.
A la place de s’envoler, on est restés plutôt assis à discuter cette fois.
On bougera dans trois semaines.
Sinon, en faisant le site de Nothing Special, j’ai trouvé que c’était vraiment super iweb et d’ailleurs il faut que je change d’hébergeur. Il faut. A bas la pub. Bon, où est-ce que je m’installe ? Demain.
Après le travail avec N.
Bon, il faut que je révise mon chinois.

PRINTEMPS PRÉCOCE

C’était hier. Tout à coup, il faisait beau et chaud.
Il y avait dans la boîte aux lettres un livre, cadeau de A.R. pour mon anniversaire. Je ne m’y attendais pas… Un coup de vélib’ pour aller rue Poulet.
Un peu de révision en attndant 11h00.
Après le cours de chinois et avoir réchauffé des plats qu’elle avait apporté dans le four micro ondes de N., on a avancé sur le synopsis de ZBC.
Ensuite passage à l’expo d’A.F. 
On a marché, avec N., de Poulet à Deguerry, de Deguerry à Strasbourg Saint-Denis et je suis rentré.
Là, suis un peu pressé parce qu’il faut que j’aille attraper le train de Bayonne.
H.D. m’a envoyé une photo de Jean Daive.
T. devait passer et finalement, étant donné le planning c’est partie remise.
Un dernier thé et hop.

DÉCU PAR L’ÉPONGE

J’en avais gardé un souvenir merveilleux. Celui d’un véritable S de silence. Un silence total, presque insoutenable.
Au lieu de quoi, c’est une espèce de sourdine. On entend encore les rumeurs, les vrombissements, les grésillements, les aérations…
Cette éponge à son, la vraie, la rêvée, il faudra la faire alors…
Donc déçu par cette visite à la Cité des Sciences de la Villette.
Je n’y étais pas retourné depuis 15-20 ans peut-être…
Tout semble vieillot. 
Les paraboles restent magiques et on rigole un moment avec la batterie virtuelle mais bon…
L’expo vide de Beaubourg, c’est plus intéressant.
C’est beau de voir les gens visiter ces salles vides.
Et comme elles sont préparées, impeccables, blanches et immaculées, c’est presque terrifiant. 
Tellement plus beau que lorsqu’il y a plein de trucs sur les murs, comme c’est le cas juste à côté. On ne voit plus que les gens, que leur mouvement, leurs arrêts.
Mais il faut la chercher, au fond du 4ème étage.
Il n’y a rien au 6ème. C’est marrant, on a l’impression que Beaubourg est fermé.
Ca c’était hier.
J’avais donné rendez vous à L. devant les beaux arts, on était allés manger un morceau rue Volta, avant de partir pour la Villette et on était rentrés en passant par Beaubourg.
Après quoi nous avons traduit encore un ou deux petits films chinois de R. et nous nous sommes fait à dîner à la maison.
Aujourd’hui, préparation des multiples périples à venir.
Passage chez le médecin.
J’ai même pris rendez vous chez le dentiste pour la première fois depuis bientôt 10 ans.
J’ai juste encore oublié de voir l’allergologue avant le début des foins…
Pas pour cette année.

JULES ETIENNE

On a fait la photo du mois devant le nouveau meuble, mais elle va rester offline pour le moment. C’est important de garder du mystère.
Ce matin, encore levés tard mais on avait mal dormi.
Suis allé faire de la gym, mangé un bo-bun en sortant, repassé par la maison et suis allé voir coup sur coup Au diable Staline, vive les mariés et 35 Rhums. Au premier j’ai dormi (mais j’aurais pu sortir), le deuxième est très mal écrit et dirigé mais le cadre et la lumière font que ça tient quand même.
J’avais acheté un esquimau entre les deux pour mon quatre heures.
Après, j’aime traverser le forum des Halles. Il y a un monde fou. Les mecs sifflent les filles, les filles font les coquettes, chacun teste son image. C’est beau. Surtout dans l’escalator.
Il faudrait que je travaille un peu à la préparation de la semaine prochaine.
Terminé Run Rabbit de Updike hier soir. Terrible, le bébé noyé dans le bain par sa mère ivre. J’en ai fait des cauchemars et j’ai mis du temps à m’endormir. Cherche un autre livre pour ce soir. 
J’ai laissé le petit disque dur rue Poulet, celui avec toutes les séries en cours.
Mis à mariner la viande pour demain. 
J’ai trouvé des carottes géantes chez Naturalia.
Des carottes géantes et des radis noirs nains.
Étrange…
H.D. a appelé pour me dire d’écouter John Armleder, commissaire de l’exposition Vides pour le phrasé patate chaude impeccable. Je rattrape à l’instant en podcast.

39

Depuis quelques jours on couve un truc.
Mais on ne fait que le couver, ça ne se développe pas.
Juste du mal à se lever et une certaine fatigue par moments.
Donc, un traitement préventif, du paracétamol et ne pas stagner.
Suis allé poster deux lettres et j’ai ramené une tranche de Panforte pour le petit déjeuner.
Visité quelques galeries avec Y. et P.G.
Ca ne casse pas des briques, la dialectique, chez Marian Goodman. Le Loft, au moins, il se passait des trucs… Mais chez Moretti & Moretti on a beaucoup aimé Miss Walt Dyser et la sculpture lumineuse de Bolognini.
Chez Baudoin Lebon, c’était joli mais décoratif… P.G. dit formel…
Après, le temps d’engloutir des pâtes au petit épeautre et voilà L. pour la traduction des entretiens de R.
On y passe quelques heures jusqu’à ce qu’il soit l’heure d’aller rejoindre U. au Chengdu. Y. casse les carreaux du mur de la salle de bain. Celui qui a subi un dégât des eaux. 
On se gave de nourriture du Sichuan, avant d’aller prendre un digestif au DelaVille.
U. imite les bébés de ses voisins. c’est réjouissant.
Comme des petits vieux, on rentre à 23h30.
Le bonheur.
Y. ponce la partie inférieure de Jules Etienne. 
Mal au dos. Yeux qui piquent.
Demain, leçon de chinois.

WINTER HOLIDAYS

Récupéré l’appareil photo hier, mais ne m’en suis pas encore véritablement servi.
Hier matin, rendez vous chez Spill avec N. et L. pour un projet de film.
Les nouveaux locaux sont luxueux et immenses. Un petit hôtel particulier rue du Faubourg Poissonnière. 
On va manger du poulet au citron puis je passe rue Poulet scanner quelques documents et prendre des films. N. s’est bien installée. Je peux consulter ses horaires sur le site de la RATP. Relevé des compteurs.
A Rambutal, J. est venu faire l’assemblage des deux armoires. Ca fait un curieux meuble mutant.
C’est étrange. Je ne sais pas si c’est beau ou laid. C’est étrange.
Réfléchi à ce que j’allais raconter ce matin et ai retourné des idées dans ma tête toute la nuit. Journée d’études sur le thème « Exposition entre images mouvantes et photographie » et déjà, il me semble que pour le cinéma et pour la photo l’exposition a lieu au moment de la prise de vue, du tournage. Il n’y a pas nécessité d’une deuxième exposition.
Pris le train avec R.B. qui intervenait juste après. 
Neige et brouillard. Soudain grand beau temps.
A midi il y a un buffet. Suis rentré vers 17h, plus tôt que prévu.
Une semaine de vacances avant le workshop à Bayonne et le début des cours à Biarritz. 
Message de T.R., qui se plaint de ne pas avoir de nouvelles parce que je ne poste presque plus.
C’est que je suis en train de considérer un changement d’hébergeur parce qu’il y a des pubs monstrueuses dans Livejournal lorsqu’on n’est pas soi-même inscrit.
Profiter de ces quelques jours pour aller voir des films et écrire.
Et il reste encore des heures de dialogues chinois à traduire.

TRANSMISSION

Toujours pas de nouvelles de l’appareil photo.
Il aurait dû être réparé hier.
Une semaine s’est écoulée hors espace temps, avec P.G. dans l’exécution d’un projet, mené à bien. 
Se poursuit.
Rentré, reparti pour Tourcoing.
L.R. a rapporté 3h de rushes en chinois que nous nous sommes mis à traduire cette semaine. D’abord avec elle, puis avec Z.L. et L.N. aujourd’hui.
Joie et rires. Plein d’idées pour 在别处.
Histoires de dentifrices coréens, princesses buffles et cuisines atomiques. 
Boire de l’eau chaude, parce que l’eau non purifiée rend chauve et jaunit les dents.
Cérémonie du thé et ruban rouge contre le mauvais sort.
Etc, etc.
Très long de faire les sous-titres. Environ 6 heures pour 15 à 20 minutes, mais le résultat en vaut la chandelle. Il faut tout traduire parce qu’on ne sait jamais où va se cacher la perle absolue. 
Trouver une semaine en avril pour écrire.
Tourner au début de l’été.
A Tourcoing, aussi, le travail semble reprendre. 
Je n’aurai pas la force d’écrire l’article pour SVM Mac ce soir. Mieux vaut se lever tôt demain matin.
Hier dîner chez H. avec MT. et R. L’hiver fait des vagues. 
N. s’est installée rue Poulet. C’est drôle d’avoir une room-mate fantôme (elle commence à 5h du matin) et des affaires inconnues mélangées aux miennes.
Au lit, maintenant.

IT CROWD

Suis parti ce matin vers 7h15 sur un doux tapis de neige.
Arrivé Gare du Nord, le vent s’est levé et les flocons sont plus serrés.
Le train reste 1h en gare avant de démarrer. D’abord on glisse lentement, puis le chauffeur essaye de rattraper le temps perdu.
La machine tremble, ça sent le cramé. Une vitre explose à l’arrière du train.
On redescend à 200 km/h.
H. est venu nous chercher à Tourcoing. B. était en tête de train.
O. a lu mon blog: il est déjà au courant que je repars ce soir et m’appelle juste pour vérifier.
Projection dans l’amphi du film de B. Beaucoup d’amélioration depuis la séance du Mk2 il y a quelques mois. On se caille les miches (il n’y a que quatre radiateurs au coins de la salle). A midi, une bonne carbonnade pour se réchauffer.
Après midi brainstorming et extraits de film.
Quelques bières et j’attrape le 20h11. Avec B. on parle séries. Elle aussi aimerait travailler sur un projet collectivement, à l’américaine. M’indique une mini-série britannique à voir (It crowd). 
Coup de fil de X.X. On se verra à mon retour de Marseille.
Message de T.M., rentrée hier et jet-laguée.
Eu P.G. pour organiser notre départ demain.
Vu L.R., qui a déjà interviewé une quinzaine de personnes pour le film. On doit regarder ça la semaine prochaine. Elle m’a offert des autocollants de buffles pour la nouvelle année. 
Croisé L.M. qui est contente de son séjour chez J.B. et semble travailler d’arrache-pied. 
Il faut que j’invente davantage d’exercices de ce genre.

REMIX

Encore levé tard. 
Il faisait froid.
Lorsqu’il fait froid, je me réveille vers 6h ou 7h et puis je repense aux rêves de la nuit. Je me lève et je me recouche. J’essaye de récupérer un rêve. J’y arrive souvent.
Et je me réveille de nouveau vers 9h15. Et là je médite encore environ une demi heure ou 45 minutes avant de me lever pour de bon.
Après, je suis de mauvaise humeur pendant une heure, parce qu’il est tard et qu’à la place j’aurais pu sortir voir un film. Ensuite, je regarde le programme des cinémas et je me dis qu’en fait, non, je n’ai rien raté. Mais j’aurais pu aller me balader, oui. 
Il fait beau. Froid et beau. C’est beau. 
J’ai mis mon nouveau pull, acheté vendredi soir. Suis allé faire de la gym puis remixer le film d’A.F. chez Fin avril. On y a passé l’après-midi, en fin de compte, mais ça valait le coup. 
Avec le boucan, on a toujours tendance à remonter excessivement les ambiances.
On a tout redescendu à -40 dB.
Je devais voir P.G. et puis pas de nouvelles mais hier c’est moi qui m’étais défilé, parce qu’il fallait que j’aille représenter l’ERSEP sur un salon de l’Etudiant.
Le matin, après le cours de chinois, on s’est fait de la cuisine.
N. avait apporté des nems et des raviolis aux crevettes.
On en a profité pour faire les sous-titres de la lecture de l’autre jour.
J’ai acheté un petit chauffage pour mettre sous le bureau.
Demain, workshop avec B.A. et je vais essayer de rentrer à Paris le soir pour repartir le lendemain à Marseille pour une semaine.
Se lever tôt demain.

TIME MACHINE

L’appareil photo est en réparation et ne sera pas de retour avant 2 ou 3 semaines.
Si j’avais les moyens, je ferais comme Karl Lagerfeld: je changerais d’appareil à chaque fois que la carte mémoire livrée avec serait pleine et conserverais chaque appareil comme l’écrin des photos et films qu’il contient.
Il n’empêche. Je vais peut être en acheter un autre. Celui-ci date à peine de six mois et déjà en panne. Ca ne commence pas très bien. En fait, un appareil photo numérique de poche, ça tient six mois et c’est fini. Ca avait déjà été la même chose pour le précédent.
Il suffit de le savoir.
Vu Du soleil pour les gueux à l’instant. Réjouissant. 
Avant ça, suis allé faire un peu de gym, mangé un menu C4 au japonais et suis rentré en écoutant Le Tigre, qui a dix ans maintenant. D’ailleurs j’en reprendrais bien encore un petit peu. Avec un thé bien chaud.
Suis allé chercher un livre pour M.
Regardé aussi l’épisode n°3 de la saison 5 de Lost
Mercredi, reporté les rushes, synchronisé et monté la séquence tournée avec H.JC. et X.Y. Il faudra qu’on s’occupe des sous-titres demain avec N. ou bien avec L. 
N., qui va habiter rue Poulet quelque temps est passée hier.
Ensuite, j’ai rejoint Y. à la manif. Mais ce n’était pas très enthousiasmant, toutes ces revendications salariales et il y avait des métros, des bus, tout était ouvert, etc… Tant qu’on ne coupe pas au moins le courant électrique, je ne vois pas comment une grève pourrait servir à quoi que ce soit, à part à faire rire ou pleurer. A ce moment, mes copines de chez 5 à sec pourraient lâcher leur fer à repasser pendant cinq minutes… Ce serait toujours ça de pris. Bêtise, imprécision des slogans, des mots d’ordres. Pourquoi « Rêve Générale » et pas « Rêve Général » ? Sans compte que de « rêve général » à « sommeil général » il n’y a pas loin. « Ni pauvre, ni soumis » alors quoi ? Riche et dominant ? C’est ça l’alternative ? Hum… Bref, on s’est ennuyés un moment et on est rentrés, avant d’aller dîner avec C. et les enfants. Là, c’était plus joyeux évidemment. D. était content de la guitare qu’on lui a offert. Pour les filles, il y avait des fleurs et des Dickens pour B. 
Les « échangistes » de Lille commencent à donner de leurs nouvelles sur leurs blogs; Il était temps. 
Bon. Se préparer à partir bientôt.