DE RETOUR

Après une petite semaine passée à Biarritz, à faire des marches dans les églises et les grands magasins, des exercices de Qi Gong, des massages, des improvisations collectives et à regarder des films, extraits en vidéos et tous les soirs en Paramount au cinéma Le Royal. Dans l’ordre, de mardi à samedi: Les chevaux de feu, 2 ou 3 choses que je sais d’elle, In Girum imus nocte et consumimur igni, Xiao Wu, L’arbre le maire et la médiathèque.
Rentré cet après midi à Paris où il fait froid et sombre, en comparaison.
A Biarritz on déjeunait dehors.
Revendu une paire de chaussures.
Sommes allés dîner au petit restaurant de Wenzhou.
Début des vacances. 
Enfin pouvoir travailler.

DEAD END

Préparatifs de départ pour Bayonne-Anglet-Biarritz.
Lessive tardive, pour cause de réparation de canalisation toujours en cours.
Ce matin, gym. Moi aime bien les nouvelles machines de musculation.
Ensuite, un bo-bun puis Poulet où j’attends S.I., qui va y habiter cette semaine (et peut-être la suivante). J’en profite pour compléter mon dossier pour la Maison des artistes et je passe le déposer vers 15h-15h30.
Le type qui me reçoit à la MDA a de violentes douleurs dans le dos qui le font sursauter.
– Excusez moi, c’est surprenant. C’est comme si on me pinçait le dos très fort.
– Vous voyez quelqu’un pour ça ?
– Oui, mais il ne trouve rien…
Je suis désolé pour lui, d’autant qu’il est sympa avec moi et trouve des formules arrangeantes pour les comptables.
En sortant, après m’être précipité sur une part de tarte bourdaloue qui ne m’avait pourtant rien fait, je prends une place pour L’échange au Mk2 Quai de Seine, mais ça ne marche pas, ça ne va pas, non décidément non. J’en sors à 17h, c’est à dire au bout d’une demi-heure de film, je saute sur un Vélib et pédale comme un dératé frigorifié vers  Les inséparables qui se joue à 17h35 au Mk2 Beaubourg. Et j’accomplis cela dans les temps, non sans m’être arrêté d’abord pour acheter du pain au céréales et être repassé à la maison déposer mon sac.
Justement, en rentrant, il y a une invitation de C.D. pour l’exposition des dessins du film mais c’est cette semaine et je ne serai pas là.
Il faut que je décide ce que je vais mettre.
Costume ou jeans ? Jeans ou costume ?
Les deux.

MAITRISER LE POIDS DE LA TERRE

Je termine à l’instant un article pour SVM Mac à propos d’iPhoto et Photoshop Elements. D’où cette curieuse main verte, totalement improvisée. Hum… Evidemment, je n’ai toujours pas terminé d’écrire l’article pour Trafic. Je ne sais pas du tout comment finir. S’il n’y avait que ça… Re hum…
Après ça, la paix, enfin… Peut-être enfin pouvoir de nouveau filmer ?
Ah, oui, il faut aussi que j’écrive en Chine.
Je n’en finis pas avec les écritures…
Donc, ici, là, maintenant, hein…

AILLEURS ET ENCORE AILLEURS

Tout à l’heure, en discutant avec S., qui travaille au restaurant chinois du coin, on se rend compte que ça fait à autant de temps que nous travaillons là elle et moi. Tous les deux, nous avons commencé en 1999. Elle en mai, moi en avril.
Avant elle était à Paris. Sa famille vient de Wenzhou, comme celle d’à peu près tous les chinois parisiens. Elle ne parle pas le mandarin. Dommage…
Bientôt on fêtera notre dixième anniversaire.
Sur la place, les travaux n’en finissent pas.
La terre est éventrée. Il y a une odeur acide. Un froid soutenu.
Réunion sur réunion, mais pas pour moi.
Demain, visite de la biennale de Bruxelles.
Quelques rendez vous avec les étudiants, un peu de travail de secrétariat et hop le Transpôle pour Lille. Lecture de livres à propos de la Commune de Paris.
Et ci-dessus, c’est une photo de Tours (de La Riche, en réalité) que je n’avais pas extraite de l’appareil photo, lui-même resté confiné dans la poche intérieure de mon duffle coat depuis des semaines.
Transféré quelques plans de B. en train de parler tout en projetant des rushes de Babel

COLOPATHIE FONCTIONNELLE

Intestins bloqués. Du mal à me lever. Difficile de marcher.
Hier matin aux urgences à 6h50. Sorti à 11h avec une ordonnance.
Au moment où j’arrivais, les pompiers ont amené un type ivre qui s’était laissé tomber sur les rails du métro et avait été sauvé in extremis par un autre type.
Rien à faire pour mes intestins. Attendre et prendre des pilules. Se mettre au lit avec un bouquin. 
Il y avait aussi une espagnole perdue qui ne connaissait plus son nom, ni son adresse, ni son numéro de téléphone. Le type de l’accueil, plein de bonne volonté, a réussi à faire venir une de ses amies en passant par l’Espagne, alors que sa chef lui demandait de l’envoyer balader. Et puis il y a tous ceux qui arrivent menottés entre deux flics, ou plus.
L’Hôtel Dieu, ce sont les urgences médico-légales. 
Ce matin, il fait plus froid.
Pas pu prendre le train ce matin et j’ai des doutes pour demain.
Connexion dos – intestin (la colonne et le colon): le dos aussi est en purée.
Misère.
Lu Dix petits indiens de Sherman Alexie hier. Que vais-je lire aujourd’hui ?
J’aimerais prendre un bain mais il y a des travaux de tuyauterie dans l’immeuble.
Décidément…

SUIVRE CET OBJET

Ça c’est H.D. qui me demande d’avoir à l’oeil ces écussons sur eBay.
Même si depuis, apprenant qu’il fallait surenchérir à 16h30 mardi, elle m’a demandé de lâcher l’affaire. Je ne lâche pas. Ha, ha, ha !
Tandis qu’Adobe Production Premium s’installe (veuillez insérer le disque n°2), un thé vert de Chine, rapporté par N., qui était aussi là hier à la projection Khiasma.
Finalement la meilleure et je crois que je ne vais plus retoucher au montage.
A part un plan à remixer, mais c’est détail infime.
Ah merde, j’avais oublié d’appuyer sur OK…
Bon, il y a encore des trucs à faire, comme de s’occuper de tirer un DVD de On en est là pour le CG du 93 et préparer la semaine de projections à Bayonne.
Et, évidemment, écrire ces 5 pages sur la suite vidéo d’Adobe.
C’est dommage, j’aurais bien fait autre chose de mon dimanche.
Une autre fois.
Cette nuit, en sortant de chez J. et E., la neige. Les gros flocons, qu’on entend tomber comme des feuilles de cristal. Après ça fond et ça glisse dans le cou, sous la chemise.
Il fait bleu maintenant.
Musique.
Tué pas mal de gens cette nuit, encore. Des incendies, surtout. Pas vraiment de ma faute, mais je m’enflamme un peu trop facilement.
Si un fou lit votre courrier et croit qu’il lui est adressé, n’y pensez pas trop.
Il fait froid aux pieds.

LA FILLE AUX CHEVEUX DE LIN

Ca n’est pas facile de réussir un gratin de cardons.
La prochaine fois, je les couperai en plus petits morceaux et je serai encore plus radical sur l’épluchage. Et peut-être qu’une béchamel serait meilleure que ce roux au vin blanc et au bouillon ? Hum…
C’est ça qui est bien avec l’hiver: on fait mariner une daube, etc…
Finie la rigolade pour Vick Mackie et pour Shane, ça ne pouvait se terminer que comme ça. Le vert clair, les fleurs… Une sorte de petit fils de Richard Widmarck dans Les forbans de la nuit. Dommage pour Ronnie, tout de même. Bon, plus qu’une projection samedi, après le démontage de la table et je passe à autre chose enfin. Assez envie de me lancer dans la fabrication d’une deuxième version, laser cette fois, pour pouvoir l’utiliser en lumière du jour et comme une table d’écriture.
– Finalement, pas être génial ça a des avantages. Ce qui est bien c’est quand même qu’on le sait assez tôt, hein ?
Ceci étant une remarque en rapport avec Arturo Benedetti Michelangeli, dont nous écoutons l’interprétation des Préludes de Debussy à l’instant même. [màj] Je précise que dans le cas de Michelangeli, on peut effectivement parler de génie, bien sûr.
Ah merde, la tisane.
Etouffés sous les salades. Que faire de toutes ces salades ?
Acheté des tasses en céladon. 
Minstrels.

DONC

C’est comme si je n’avais pas eu une seconde pour souffler.
Mais aussi, c’est parce que le portable est mobilisé ailleurs, par la table lumineuse.
Ci-dessus, photo prise à Tours samedi dernier. J’étais allé voir la projection marathon de B.L. et en ai profité pour passer voir les R.
Ils ont mis une bouteille de Chinon et un pot de confiture de fraises du jardin dans mon sac. 
Mardi soir vernissage de T.M. au musée de la chasse. Endroit incroyable.
Trop de trucs à faire pour être vraiment efficace cette semaine.
Besoin de refermer des parenthèses ou des accolades.

Ce matin, cours de chinois.
Je n’étais pas frais parce qu’on s’était couchés tard hier, après le passage de A., E. et leur fille R. Du coup ai dû décliner l’invitation à la fête « art grandeur nature ».
Il faut que je me dépêche: rdv à 14h30 avec A.F. pour son mixage.

DIMANCHE STUDIEUX

Passé la journée rue Poulet à bouffer des lignes de code pendant que Z.L. découpait de fines bandes de polystyrène, les sculptait méticuleusement pour qu’elles épousent comme des gaines la forme des circuits de diodes infrarouges.
Une pause vers huit heures pour un menu G et un menu F.
On ne savait plus qui avait commandé quoi.
Mais c’était presque exactement la même chose.
Il y avait trop de monde dans le petit restaurant bleu.
On est rentré pour retailler le polystyrène et faire des essais.
Il va falloir visser, visser.
Donc: on ponce, on enduit on peint.
Hum…
Ou bien, les vis…
Hmm…
Laiton… (et on pourrait faire des gorges, etc… effet laqué style Cosmos 1999)
Hmm..
Ou bien les petites plates argentées ? (tendance Frankenstein moche…)
Pff…
Misère…
Hamster.
Amsterdam
Mouais…
Bon, au lit.