VIRUS

Retour hier soir 23h30 après 2 jours à Tourcoing et une journée à Bruxelles à courir de Wiesel en Bozar, de Bozar en Argos.
Sympathisé avec A., le chauffeur du car. On a programmé de futurs gueuletons dans un restaurant portuguais de Tourcoing, qui appartient à un de ses amis.
En attendant, café et sandwiches sur l’autoroute.
Arrêts pipi multiples pour les multiples buveurs et buveuses de bière.
Ambiance supporter de foot. Légèrement pénible.
Ca se calme dans le métro.
Et puis, au Quick qui fait face à la gare Lille Europe, croisé O.L. qui terminait son service.
C. malade. Double infection pulmonaire. Antibiotiques.
Ce matin, après l’avoir déposée à la crèche, passé chercher les radios, les chaussures et la caisse de Wuliangye.
Travaillé rue Poulet cet après-midi.
Du renoncer à aller voir « Lulu » au théâtre de la Colline parce que l’état de C.ne s’améliore pas et requiert notre présence.

GOLDEN MONKEY KING

Le plancher bouge, glisse, s’escamote. Quelque chose là-dessous. Et ce sont ensuite mes lunettes qui brûlent puis explosent au contact de la neige.
Cette nuit, agitée.
Y. malade se retourne, se lève, grabotte.
On se réveille tard avec C.
Il faut courir pour arriver à la crèche à une heure décente. Passage à la MDA mais j’ai oublié de photocopier le relevé d’imposition 2010.
Il faudra y retourner la semaine prochaine.
Puis rue Poulet, musique non stop. Ne me suis pas arrêté pour déjeuner. Me suis nouri de café exclusivement, jusqu’à l’heure fatidique de 17h30 où il m’a fallu sauter sur un vélib pour aller chercher C., qui était presque la dernière dans l’atrium, mais pas malheureuse.
Ce soir j’avais faim. Une bonne plâtrée de pâtes aux cèpes.
Comme cela prend du temps de faire de la musique.
Comme le temps file.
Comme un élan.

Jeudi: petit déjeuner: 3,20 € persil: 0,90 €, courses: 33,40 €

DOMINGO

Ca barde méchant dès le début de la saison 2 de Breaking Bad. Comme d’habitude avec les séries américaines, il faut au début de la première saison trois ou quatre épisodes pour s’habituer aux grimaces. Ce ne sont pas des grimaces, en fait: ce sont les américains, ils SONT comme ça. Ils font des gestes trop amples, parlent trop fort, se taisent trop longtemps, écarquillent les yeux, ouvrent la bouche en rond. C’est ce qui les rend pénibles et fascinants. Ils sont tout de suite dans la fiction: ils ne sont que cela, que fiction. Ils se regardent comme la fiction d’eux-mêmes et la jouent pour de vrai.
Les acteurs jouent comme s’ils étaient dessinés. Ils sont avant tout graphiques.
La bouche tordue en permanence selon un rictus rituel et inaltérable (avec seulement des variations de l’amplitude et de la pente de courbe du rictus). 
L’idée c’est de toujours aller tout de suite au pire et puis immédiatement d’aller au-delà. C’est là que c’est très fort. Bon, du coup est-ce que je vais me coucher ou je regarde l’épisode 2 ?
Hum.
Me coucher, parce que demain travaux tôt le matin rue Poulet.
Donc, heure d’hiver, mais on la sent à peine passer.
Explications nombreuses par mail avec B. et H.
Travail avec N. sur le traitement de 在别处. 
On reprend les cours de chinois début novembre.
Fait du classement dans les sessions Logic, Ableton et Digital Performer.
Rangé le bureau.
Apporté de la peinture.

THE HOST AND THE CLOUD

La plus belle salle de cinéma à Paris en ce moment c’est le sous-sol de la galerie Marian Goodman au 79 rue du Temple, parce que c’est la seule salle sans issue de secours, qu’on n’est pas trop mal assis et qu’il n’y fait ni chaud ni froid. 
Ca tombe bien, on y projette le plus beau film à voir à Paris en ce moment, c’est The Host and the Cloud de Pierre Huygues. Plus que réjouissant: reconstituant. 
A en oublier toutes les commissions du CNC et à se remettre à faire du cinéma sans rien demander à personne et toutes affaires cessantes.
On en discute avec S.T. et deux amis, tout en mangeant plein de bonnes choses au petit restau de la rue Volta.
Rue des Coutures Saint Gervais il y a eu du grabuge devant chez Dominique Fiat. Incendie et éclatement de vitres. Comme en réponse aux sculptures de pare-brises défoncés quelques mètres plus loin chez Odile Ouizeman. On est passé voir les Molinier chez C.G. puis je quitte pour un peu (très peu) de travaux d’écritures et aller chercher C.
Y. pas en forme. Je prépare une soupe au potiron.
Cinéma 22h15, The social network.
Tisane et au lit.

Mardi: petit déjeuner: 3,20 €, déjeuner (pour 4): 35 €

SANS IMAGES

C’est pas qu’il n’y a plus d’images.
Il y en a même de nouvelles et de violentes. Mais pas pour ici. Pas aujourd’hui.
Donc déposé C. à la crèche à 10h puis gym, déjeuner et passage Fin Avril pour transbahuter tout le matériel son rue Poulet.
E. démarche. Passe des coups de fils.
On attend les commandes.
Et le tournage d’octobre est repoussé au 24 novembre.
Rue Poulet jusqu’à 19h. 
Lumières théâtrales, extraits d’Ozu, vodka, chat et chat.
Il y a un tapis et un pouf, mais pas pour toujours.
Pas encore tout re branché.
Puisqu’on attend les commandes, autant faire les corvées administratives. Demain matin, il faudrait, la maison des artistes. Oui, mais à l’instant S.T. propose d’aller se promener, voir quelques galeries alors la M. des A. ce sera mercredi ou jeudi.
K.C. a changé de coiffure. Elle est très belle. Il faudrait la filmer vite. 
J’ai aussi croisé L.Y., qui allait travailler dans le petit magasin chinois de parfums, derrière le quartier de l’Horloge (mais ça fait déjà une semaine). 
Ecrit la lettre pour F.M. mais toujours pas posté. Il faudrait que.
Ennui à la lecture des appels d’offre pour du 1% artistique.
Plus qu’ennui. 
Cramé la chemise avec un bout d’allumette projeté. Danger. Dommage, je l’aimais bien.
Allez, hop, un petit verre de Wuliangye (je dis).

Lundi: cafe, croissant: 2,60 €, pressing: 23,00 €, courses: 27,40 €

BREAKING BAD

C’est l’heure de la tisane expectorante, tandis que Walt parle de son cancer aux poumons puisqu’il tient l’oreiller de la parole (les américains !).
Bigger than life… Eu P.G. en duplex de Philadelphie.
Ca ressemble à Tourcoing avec des sirènes de police incessantes et quatre étages de plus en moyenne aux immeubles.
Fait un devis avec E. pour envoyer en Chine.
Poncé, creusé, enduit rue Poulet.
Passage d’O. Ecoute et lasagnes.
Toux incessante dès midi et de pire en pire au fur et à mesure qu’approche la nuit.
Passage de W. avec un mouton tout doux.
Passage de R. pour Logic Audio.
Passage de H. et C. pour voir C.
Passage de F. pour récupérer ses DVD.
Cinq ou six épisodes de Breaking Bad.
Il faut que je fasse de l’ordre dans les projets Ableton.
Réfléchir aux sons pour Turismo Sexual.
Et aux images.
Peut-être au donjon ?
C’est H. qui me fait penser aux donjons car il se prépare quelque chose avec le MK.
Avec des costumes en lycra et latex ? Ou sans ?
Un axe Molinier – Mapplethorpe.
En même temps, la matière Tourcoing. La matière chantier.
Toujours pas de nouvelles du commisariat.
Hum…

ANYWHERE

Autant reprendre n’importe où. Ici par exemple.
Donc, dimanche.
On avait craint une gastro généralisée mais non, ce n’était qu’Y. C. et moi sommes sains et saufs. Pour le moment. Mais C. grognon tout de même.
Regardé quelques vidéos d’Andy Kaufman. Glandé sur Facebook.
Ballade au parc. Toboggan et emprunt d’une balle à un petit garçon, à qui nous l’avons rendue ensuite. Respiration des roses et admiration des plans de tomates.
Il fait beau et plutôt doux.
Retour vers 10h30.
Préparation d’une purée pommes de terres, carottes et brocolis. Mais C. n’est pas d’humeur légumes. Pour nous, riz, légumes sautés et soupe miso.
Tentative de sieste en début d’après-midi.
Ensuite rue Poulet.
Parlé avec K.M. sur Skype. Au Japon, c’est la nuit. Mail de J-E. Elle reste encore un moment en Corée. Passage de O.T. venu déposer le DHR 1000, à l’état de réservoir à pièces détachées, plutôt qu’autre chose.
Demain, je commence à rapatrier les instruments et le matériel son.
J’attends que C.D. vienne récupérer son tapis et son pouf.
M.M. a fait un ménage irréprochable.
Je me dis que j’ai de la chance d’avoir un lieu comme ça pour travailler.
Il ne me reste plus qu’à travailler.
En rentrant, sauté du Vélib’, tombé sur S.T., pour quelques jours à Paris. Lui propose d’aller visiter des galeries mardi matin.
Acheté à l’instant deux t-shirts sur eBay. Si possible remise en mains propres à Maisons-Alfort. Hier, j’ai du annuler un costume, qui était trop grand.
Tisane thym-sauge (en provenance de chez A. au Crestet). 
Dîné d’une palette de porc moutarde et de pommes de terres sautées.
Quelques petits verres de Wuliangye (j’attends la caisse incessamment). 

Dimanche:: chocolat: 1,50 €

PLUIE SUR PEKIN

Atterrissage ce matin à 5h40. Il a fallu s’y reprendre à deux fois, le trafic étant trop important sur la piste.
Et sur l’autoroute, c’est encore pire. Pare-choc contre pare-choc pratiquement tout le long, de l’aéroport à Chaoyang.
On met du temps à trouver l’hôtel, malgré le GPS et il faut finalement, comme d’habitude, les appeler pour se faire indiquer par téléphone le chemin à prendre.
Maintenant, les compagnies de téléphone portable ont pris l’heureuse initiative d’installer des petits stands dans la salle d’arrivée même de l’aéroport où ils proposent des abonnements instantanés. J’ai servi d’interprète à un russe. Difficile après une courte nuit de passer du russe au chinois mais j’ai réussi à me débrouiller. Et me suis acheté une carte SIM chinoise pour 150 yuans (environ 18 euros au cours actuel).
Il pleut, il ne fait pas chaud. Ni froid, d’ailleurs. Il pleut, il y a du vent. C’est gris et embouteillé. Tout le monde travaille aujourd’hui.
Une douche et au lit jusqu’à midi, puis batterie de coups de fils.
On convient avec C. de se retrouver à 20h dans un bar de Sanlitun.
Je vais aller me balader mais vu le temps je ne suis pas pressé de sortir.

FRUIT DU DRAGON

En revenant de Caen, nous sommes passés chez A., qui nous a offert de la pastèque et ce fruit. Frais, doux mais plutôt insipide.
Lundi, nous avons profité de la canicule pour nous baigner dans une Manche bien tiède, au grand bonheur de C. 
Le reste de la semaine, on a un peu payé par des rhumes un excès de climatisation dans la Peugeot 207 de M. Alamo. Il a fallu employer tire-jus et sérum physiologique.
Une semaine comme des coqs en pâtes chez C. et C., sans les filles dont nous squattons les chambres, comme une suite royale. On a un peu cassé les stores aussi mais j’ai demandé à C. de nous envoyer la note. 
Mercredi, puisqu’il pleut, visite de la Tapisserie de Bayeux. C’est un peu comme dans le métro aux heures de pointe, avec un audioguide en guise d’iPod. A voir au coeur de l’hiver à mon avis. Vu B. et J. aussi, sur la plage et sommes allé boire une bière à la buvette de la gare des ferries de Ouistreham. Le « Ham » vient du vieil anglais (même racine que « home », désignant une maison) mais d’où vient le « Ouistre » ?
Bref, ce fût essentiellement un séjour gastronomique et récupératoire, grâce à l’accueil sans faille de nos hôtes. On se prépare maintenant pour un séjour protestant au coeur de la montagne cévenole, à un endroit sans électricité ni rien de ce genre et c’est même pas la peine d’essayer de nous joindre par téléphone ou par mail, on ne capte rien et toutes nos batteries sont à plat. On ne répondra pas.

CAPTAIN’S LOG STARDATE 1007182152

Sans image, comme souvent, comme parfois. Tiens, M.M. n’est plus mon amie sur Facebook depuis 23 minutes. Hum, hum… A quoi dois-je attribuer cette disgrâce ? A qui ? Je pourrais demander mais je préfère ne pas. C’est la moindre des choses de laisser les gens décider eux-mêmes qui ils veulent ou ne veulent pas pour ami-e, non ? Ne pas s’imposer me paraît être une règle d’or. J’hésite d’ailleurs constamment entre deux stratégies opposées: l’une consistant à virer de la liste de mes amis tous ceux que je ne connais pas, ou qui ne sont pas des êtres humains, ou qui sont amis avec des gens avec qui je n’aimerais pas être ami, etc, l’autre consistant à considérer ce truc d’amitié Facebook comme purement formel et à me lancer dans une campagne pour l’élection présidentielle avec pour objectif les 4000 nouveaux amis en trois jours. C’est toujours difficile de choisir comment se comporter avec ce genre de chose. Le mieux est de ne rien faire alors je ne fais rien. Grosso modo j’accepte tous les amis qui se présentent et n’ai qu’un critère de refus, que je tiens secret.
A part ça, on a encore mangé trop de gâteau alors que j’avais réussi à perdre dans la nuit le kilo que je reprends tous les jours.
On a donc fait un dîner léger de melon et de jambon des Pyrénées mais je n’ai pu résister à un pastis en épluchant la rhubarbe. Il faut qu’on termine toutes les provisions avant le départ demain.
Et là, j’ai envie de vin et ça tombe bien, il doit rester un fond de la bouteille qu’avait apporté U. vendredi.
Travaillé les doigtés diaboliques de Don’t think twice it’s alright et je crois bien que je n’y arriverai jamais. Ce n’est pas grave, ce n’est pas pour y arriver que je les travaille, mais pour provoquer l’apparition d’autre chose.
Cherché des accumulateurs solaires pour recharger les ordinateurs portables lors de notre prochain séjour dans les Cévennes, mais j’ai été refroidi par le prix de la chose: 549 € le kit pour Macbook. Donc, ce sera papier et stylo et c’est pas plus mal comme ça, ma bonne dame.
On a écrit une carte postale à madame T. pour la remercier de son accueil à St Amand Montrond. Il faut laisser une place pour l’adresse. J’ai dû utiliser un fléchage subtil.
Comme j’ai décidé de ne plus jamais dire de mal de rien ni de personne je ne parlerai absolument pas des nombreux films vus récemment. Heureusement qu’il y avait, entre deux interviews pour le Conseil de l’Ordre des experts comptables, les nouvelles de Lu Xun et la musique. Evidemment, il y a bien eu le Hong Sangsoo (quoi que ça fasse un bail, mais puisqu’aussi je ne fais qu’une entrée tout les deux mois environ) mais comme je l’avais vu en vidéo il y a un an, ce n’est pas une découverte. Mais j’ai été content de le revoir, bien que j’eusse encore préféré revoir Night & Day, avec Kim Young-Ho, mon acteur coréen préféré. Introuvable sur bittorrent pour l’instant, à ma connaissance.