C’est qu’il faut réserver les billets de train, les locations de voitures, bien synchroniser les départs et les arrivées, qui va où avec qui.
Sinon, je suis content pour Y-N.G. Ca a l’air de marcher sa pièce en Avignon. Dommage de ne pas y être au bon moment. On y passera plus tard, trop tard.
Lourd et humide aujourd’hui.
Coups de fils puis passer au bureau.
Ne pas donner trop de sucre à C. Le panforte c’était vraiment limite.
K. a pris l’avion pour le Japon ce matin. Taximoto ? Non, RER B, je crois.
Regardé le concert de Neil Young filmé par Johnathan Demme hier. Les nouvelles chansons sont bof mais les anciennes… Enfin, je préfère toujours la version seul sur scène ou alors le mur du son avec le Crazy Horse.
Mais évidemment, ça donne tout de suite envie de ressortir la guitare, ce que j’ai fait. Un peu tard (1h30).
Bon, au travail.
ORRIBLE
Hier soir, après avoir visité des salles de gym et des chantiers en compagnie de R.V., j’ai sauté sur un vélib, d’abord dans le mauvais sens du boulevard Voltaire, puis dans le bon grâce à la boussole, et me suis tout simplement propulsé vers le concert en appartement de jeune fille orrible chez Y.Z. et S.N., magnétisé par le mail hilarant reçu deux jours auparavant de la part de F.D.
c’est trop tard
vous n’avez plus le temps
jeune fille orrible en appartement
mercredi 7 juillet à 21h
chez Y. Z. et S. N.
6, rue …, m° voltaire/charonne
2ème ètage face
vous n’irez pas
vous regrettez
mais vous avez trop de trucs
on aurait dû prévenir plus tôt
mais on ne savait pas
ça s’est décidé hier soir
comme ça d’un coup
on y peut rien
c’est bon
vous allez pas nous chier une pendule pour ça
vous allez pas nous brouter avec vos petits emplois du temps de merde
oh ! y’a pas que vous sur terre, bordel !
putain, merde, c’est que : ma gueule, ma gueule, ma gueule…
ça, pour se regarder le nombril en chouinant, là, y’a du monde
mais quand il s’agit de voir un peu autour de soi, de… hein ! macache !
j’vais vous dire : restez chez vous, venez pas nous casser les couilles
Et là bas, d’abord c’est un lieu paradisiaque, de grands volumes, sans doute un ancien atelier de confection et ensuite j’y retrouve D.M. avec qui nous parlons films et bébés. Puis on se vautre dans quelque-chose qui est à mi-chemin entre le triple fauteuil, le sofa et la couchette surprise, avec des fausses fourrures crème / anthracite. C’est un concert de musique concrète. Accessoires tremblants. Suspens. Risques de casse important. Il y a un lustre vénitien. Les pampres sont mis en branle.
Il y a du sec et du liquide. C’est comme d’essayer de contenir une catastrophe avec du scotch. Parfois un des trois s’en va hors champ. Chutes d’objets. C’est beau. Un en tr’acte. Ils reprennent et achèvent. Nettoyage rangement puis une pièce de Lamonte Young, quatuor de chaises. Je chronomètre. 3 minutes. Puis un choeur dissonant. Il est tard. Mangé le reste de la glace aux mangues avant de me coucher.
Réveillé, comme tous les matins par les coups de fils du boucher dans la cour vers 6h30.
Message de S.H. rencontrée hier soir. Mail de W.Z. Ca faisait un bail. Je ferais bien un saut en Chine cet hiver, mais si je dois financer 在别处, ce sera difficile.
Grand rangement, repassage, vaisselle, lessive, avant d’aller chercher Y. et C. à Orly.
Il y a une alerte à la bombe.
Finalement, on fait exploser un inoffensif bagage. Je me demande si son propriétaire a assisté à la scène.
C. surexcitée. On va faire des courses. Fruits et légumes. Un bain. Repas et hop au lit.
JE CONTINUE
Je vais continuer. Mal au dos. Lumbago. Du côté gauche. Ne peux me baisser ni me lever sans soupirs. Malgré paracétamol et gel de massage. Pas grave. Respirer. Bascule du bassin. Risotto. Pantalon de pyjama.
Journée faite presque de rien. De toute façon il fait froid dehors (un froid non évolutif, constant ou presque: variations infimes de 6 à 9°C au cours de la journée). Lumière insignifiante. Lumière rien. Son rien. Rien, rien, rien. Même pas fermé. Tout est ouvert et c’est la queue à la boulangerie. Journée propice à traîner un tour de rein donc.
Facebook a le mot pour rire. Ils ont trouvé que la fan page de Turismo Sexual contrevenait au code maison. Reçu un mail comique:
Hello,
Vous avez créé une Page qui enfreint nos Conditions d’utilisation. Une page Facebook est une présence distincte qui ne peut être utilisée qu’à but professionnel ou commercial. Les Pages au contenu incitant à la haine ou obscène (entre autres) sont interdites. Nous supprimons également les pages qui attaquent un individu ou un groupe, ou qui sont créées par des individus n’en ayant pas l’autorisation. Si votre Page a été supprimée pour l’une des raisons mentionnées ci-dessus, celle-ci ne sera pas réactivée. L’abus des fonctions de Facebook pourra entraîner la désactivation de votre compte. Nous vous recommandons de consulter la page des conditions applicables aux Pages, à http://www.facebook.com/terms_pages.php.
The Facebook Team
Evidemment, le truc le plus délicieux dans tout cela c’est le « Hello » en début de mail. On imagine un flic ou un juge s’adresser à vous ainsi: « Hello, vous êtes prié de vous rendre au commissariat pour affaire vous concernant ». J’adore.
Donc journée à la maison avec C. et Y. à regarder des films, écouter de la musique, clavarder, rêvasser et souffrir un peu, mais beaucoup beaucoup moins que C.W. qui a attrapé une polyarthrite rhumatoïde, la pauvre, et qui travaille dans un magasin de thé à Taïwan au lieu de faire les films qu’elle voudrait faire.
J’avais envie d’aller au cinéma, il y a même eu une option concert à 20h mais je renonce, je raccroche, boîte et me traîne en râlant.
La vie, le mouvement, les projets, demain, demain, demain.
Beaucoup de gens à relancer, sur tous les fronts, à commencer par moi.
Aïe.
SAINT DENIS / COGNACQ JAY
Réveil 6h30. Métro à 8h. Trop tôt ou trop tard, pas la bonne heure: un coude dans l’œil, expressions désagréables et envie de dormir. Pressions – compressions, trop chaud et l’oeil qui pleure. Qui pleure et qui pleure, toute la journée. Allergie ? Arrivé Saint-Denis Université à 8h50. Adorables, les élèves de Paris VIII ce matin. Dommage d’avoir dû écourter l’échange mais il fallait que j’abrège pour être à midi au CSOEC, où nous étions conviés à déjeuner E. et moi. On en sort vers 14h30. On avance lentement sur cette affaire, mais la lenteur est une méthode comme une autre, pas plus mauvaise qu’une autre. Tout de même, il ne faudrait pas multiplier les réunions.
Passé chercher C. plus tôt que d’habitude. Surprise et contente. A. me fait plein de cadeaux. S. me dit au-revoir en secouant la main. C’est fou ce qu’ils progressent tous d’un jour sur l’autre.
Réservé une voiture pour repartir à Besançon la semaine prochaine. Travaillé à distance sur la préparation. Trouver un titre.
Oui, sinon la photo c’était dans les toilettes sur une aire d’autoroute en allant vers Besançon. Juste au moment où je me disais « tiens, c’est devenu clean les chiottes d’autoroutes, plus de petites annonces ni de dessins obscènes, etc… ». Et toc, je tombe sur ça, le seul truc écrit sur toute cette surface m’est adressé personnellement.
TONIGHT YOU BELONG TO ME
Rincer cinq fois le riz avant la cuisson. Mettre deux volumes d’eau pour un de riz. Porter à ébullition. Attendre 5 minutes puis mettre à feu doux et couvrir 15 à 20 minutes. Eteindre sans ouvrir le couvercle. Laisser cuire à la vapeur encore 5 à 10 mn.
Higuma, rue Sainte-Anne, décevant. Les raviolis collés et l’ensemble trop vite fait mal fait. Dommage. Agréable promenade dans le jardin des Tuileries, entre chaud et froid, dans une lumière indécidable, mais l’expo à l’étage du Jeu de Paume, au secours. Je ne parle même pas du film animalier dans l’alcôve en descendant vers les toilettes. Ce qu’il y a de pratique, ce sont les lockers transparents à l’entrée pour poser les sacs de courses faites au supermarché japonais.
J’aimais bien mon numéro de Vélib’ cette semaine (vu que j’avais perdu ma carte en ouvrant mon parapluie), il commençait par 911. Mais il expire à l’instant.
Demain se lever tôt, journée chargée. Chargée de quoi ? Hum…
C. souffre d’un petit virus de crèche, éloquemment nommé « bouche-mains-pieds ». des boutons qui démangent et se propagent.
VA À GRANDS PAS EN CHANTANT À PLEINS POUMONS
2010
Conte de Noël franco-chinois (vidéo HD, 6’30”)
Parallèlement à l’écriture et à la production du projet de long métrage 在别处 (“Ailleurs”), co-écrit avec Li Ning, j’ai entrepris de réaliser plusieurs mini-fictions avec les actrices et acteurs rencontré-e-s lors du casting. Chacun de ces courts récits est destiné à se raccorder aux autres pour constituer in fine un film de moyen ou long métrage in progress. Dans ce court-métrage, deux étudiantes chinoises à Paris se donnent rendez vous à la station Goncourt pour prendre en charge un sapin de Noël. Mais l’une des deux jeunes femmes se trompe de station et se rend à la station Concorde.S’ensuit un quiproquo et un changement de projet pour les deux protagonistes.
avec Kora Chen, Moqing Chen, Cheng Xiaoxing / Scénario: Christophe Atabekian, Li Ning, Moqing Sun / Son: Zheng Le / Chinois mandarin sous-titré français
BABY THIS IS SPRINGTIME
Entre deux giboulées (courtes) ce sont de belles plages de soleil et de chaleur.
Dans l’air, c’est électrique.
Tout le monde se jette au cou de tout le monde.
Aussi bien au CNIT que plus tard dans les diverses expositions et foires d’art.
Pour C. c’est aussi la fièvre du jeudi soir.
Obligé de descendre vers 2h45 pour demander aux voisins du 1er de baisser un peu la sono. Un anniversaire. Américain.
Avant ça, c’était l’after de Seconde main dans une grande maison, de l’autre côté de la Seine. Des tas de boissons vitaminées, du champagne et de la bière Thaï.
On avait pris soin de manger un sandwich au jambon et une assiette de frites à La Mascotte.
– Vous avez quoi comme vin au verre ?
– Il y a une carte, vous n’avez qu’à regarder.
Fait plein de rencontres. Il faut que je pense à me refaire des cartes de visite, c’est plus drôle que d’envoyer systématiquement un mail de l’iPhone.
Difficile de dormir. Comme une pleine lune en plus magnétique.
P.G. me laisse un message insomniaque vers 6h du mat.
C. se réveille à 7h30 pour son biberon et ensuite plus question de faire une sieste.
Alors, aller à la gym ?
Oui. Si j’ai le temps, oui.
Rolling Stones. Les favorites de C. en ce moment, Let it loose et Sympathy for the devil. On ne trouve pas les bons enregistrements des Kinks sur Spotify. Dommage.
LES ORGUES DU TEMPLE
Ca va mieux pour C. mais convalescence à la maison quand même.
Gym donc, ça fait du bien.
Il y a un changement en cuisine chez Kim Lien. Les bo buns n’ont plus le même goût. Les pâtes sont coupées en tout petits morceaux, il y a du radis noir et moins d’herbes fraîches. J’aime moins.
C’est moins l’été qu’hier. Il faut un manteau. J’avais pris mon imperméable écossais réversible.
Retour à la maison puis ressorti pour passage éclair Fin Avril, coup de fil à C.S. pour en savoir plus sur l’affaire Corse et stratégie pour la suite.
Rentré à pied. Passé par le temple. Suis entré. Admiré les orgues.
Passage de F., venue chercher Y. puis de S. avec un gâteau Pyrénéen, cuit à la broche (creux, en cône) et une peluche de marmotte qui chante le yodel. Mais C. préfère tout ce qui est sifflé et notamment les bandes originales de Morricone pour les westerns spaghetti.
Fait sauter des nouilles de riz, du porc aux champignons parfumés et des choux de Shanghai. Les citrons verts, achetés pour faire des cocktails, n’ont pas de jus.
Damned.
Crêpe Nutella (avec un verre de thé à la menthe): 2,50 €
Bo-bun, café: 13,50 €
Café: 2,20 €
VENU PAS VU REPARTI
Grosse fièvre ce matin pour C. 39,4 °C. Il faut un suppositoire et une demi dose encore de paracétamol pour la faire tomber. C’est pas la méga-frite évidemment.
Journée pleine de rendez vous sociaux. D’abord le salon des comités d’entreprises, sur le stand de l’ordre des experts comptables, puis l’expo de P. et celle de L.
En attendant des nouvelles de Corses, nous avons terminé le figatellu. Recette donnée par E., très simple: dans une poêle, ail, piment d’Espelette, oignon, carotte, figatellu. Faire revenir puis ajouter des tomates pelées, un bouquet garni et laisser mijoter une demi-heure. Servir avec des spaghtetti de grosse section (nous c’était option liguine).
Tiens, l’icône de mail sautille. Il faut encore taper un mot de passe.
Semaine dernière, performance à Genève avec T. à l’invitation de B.L. Ambiance délicieuse. 5 personnes dans la salle, mais c’est très bien. Du coup on a improvisé un concert, avec intervention surprise de L., qui était venu avec une paire de béquilles au lieu d’apporter sa guitare. Dormi dans un lieu merveilleux, un squat devenu une sorte de coopérative. Hélas, c’était samedi, je n’ai pas eu droit aux treize enfants qui prennent leur petit-déjeuner avant d’aller à l’école.
La semaine prochaine, première vague Besançon pour relevé d’éléments, avec un groupe de 4 membres de Turismo Sexual. Ensuite, vacances.
Croisé J., V. et leur fils G., hier vers St Paul. Curieusement, ensuite, en allant au rendez vous FEMIS (auquel personne n’est venu) j’ai croisé, dans la rue de Clignancourt, l’acteur qui jouait le père de J. dans le film de O.S.
Avant, déjeuner avec CXX et un aréopage de sinophiles dans le petit restaurant du Sichuan, rue Saint Martin, en sortant de la séance du cinéma du réel. Croisé B.L., J., P.B., C.B., M.S. et plein d’autres. Curieux comme on rencontre tout le monde dès qu’on sort. Je ne sors plus depuis des semaines. Trop de travail, mais là, tout à coup, comme une parenthèse pour quelques jours.
TOGA
Bastia, c’est en fait une princesse endormie, mais il y fait meilleur qu’à Paris.
A Toga, c’est le géant Casino qui a remplacé l’industrie Mattei. Il reste les entrepôts à charbon derrière, avec des autocars et on y fait des rencontres érudites.
On en apprend de belles sur toute sortes de beignets à la farine de châtaigne.
Il faut que je me remette dare-dare à la note d’intention de 在别处. Demain matin, se lever tôt, l’esprit frais, avant d’appeler B. pour finaliser le dossier.
Ensuite, mix et remix avant le départ pour Genève, conditionné par l’arrivée des documents imprimés venus du Nord.
GASTRO ENTERRÉ
Depuis hier matin, pas possible de remuer le petit doigt.
Dormir, dormir et dormir.
Et pourtant, j’ai du travail. Je l’entends qui m’attend, qui tape du pied.
Rien à faire, je ne peux, ne puis…
Zzzzzzzz…
Demain.
