BOTULISME ET COMPAGNIE

Je le note tout de suite pour ne pas l’oublier: en rentrant dans la nuit, jeudi soir, avec S., au terme d’un voyage de treize heures, nous passons près d’une famille de cervidés, postés en bord de route à regarder passer les voitures et je me suis dit: « heureusement qu’ils n’avaient pas décidé de traverser juste à ce moment-là ». Et puis, hier, nous avons vu un petit renard traverser la route en direction de Thouars (ou bien était-ce en revenant de Thouars ? – je ne sais plus). Nous nous sommes arrêtés à sa hauteur. Il a pris un peu de distance et s’est arrêté à son tour. Nous nous sommes regardés un petit moment. Nous avons ragardé le renard. Le renard nous a regardé. Et puis on s’est dit, hop. Et on est partis. Et le renard aussi.

Sinon, hier soir, j’ai ouvert un bocal de coulis de tomate pour les pâtes de S. et R. En goûtant, R. le trouve acide. Je goûte. C’est vrai qu’il est acide. Il y a eu de la fermentation. Je jette le contenu du pot, le reste des pâtes et j’appelle le centre anti-poison, inquiet du risque de toxine botulique. Le médecin de garde n’a pas l’air très inquiet. Il me dit de surveiller d’éventuels symptômes neurologiques. Comme d’habitude, en pareil cas, j’ai tous les symptômes: ma bouche est sèche, mes yeux piquent, ma nuque est douloureuse, mes muscles sont faibles, je vois double, etc. Je me dis: dormons et nous verrons bien si nous sommes toujours en vie demain matin. Et le lendemain matin, contre toute attente, je me suis réveillé bien en vie et asymptomatique. S. avait un petit peu mal au ventre mais nous étions tous les deux rassuré quant à l’absence apparente des effets mortels de la toxine botulique.

J’ai remis le chauffage en route hier et on lance le poêle le matin au réveil et le soir avant le dîner. Il faudrait que je sorte faire un peu de jardinage. J’ai la flemme, mais c’est dommage. Il fait beau. Aller, ne serait-ce qu’une heure ou deux.

Je mets aussi ici les liens vers Gouni Réjazé et Lavertu Kikondaas.