HELL YES

C’est dans l’air depuis la nuit dernière. La fournaise s’en vient, s’en va, tourne, se déplace vers l’Est – paraît-il – pour peut-être revenir plus tard, un peu moins violente, puisque je vois que des 37 et des 39 nous sont promis pour dans deux semaines ? Mais deux semaines c’est long. Les choses peuvent changer.

Pour la première fois de la semaine, j’ai laissé les portes et fenêtres ouvertes jusque vers midi, ou presque. Habituellement, je les fermais à sept heures. Les phasmes se sont montrés coriaces. j’avais pensé qu’ils ne passeraient pas cette semaine de canicule, mais ils ont tenu bon et je leur ai changé leurs ronces ce matin. Pourtant la température n’était guère descendue au-dessous de 30°C dans leur chambre, y compris la nuit. Je les avais arrosés aussi souvent que possible mais ça ne pouvait pas tout à fait les avoir soulagé.

Les chants d’oiseaux sont revenus ce matin. La nature est en fête, bien que fatiguée, grillée, toastée. Les chats s’ébrouent dans la paille. Un vent frais agite les feuilles. L’on a l’impression de s’éveiller d’un cauchemar.

J’ai rêvé que j’avais crevé les pneus d’un camion et que la réparation allait me coûter 2600€. Je ne sais d’où je tire ce chiffre, mais j’ai été content de me réveiller pour constater qu’il n’e était rien. Et puis, je me suis dit que 2600 € pour un pneu, fut-il de camion, c’était tout de même un peu exagéré.

R. est rentrée de sa semaine parisienne. On a mangé le poulet fermier et regardé le premier épisode de Godzilla, après quoi j’ai fait une sieste importante tout l’après-midi.

Revu les deux premiers épisodes de 6 feet under, pour me souvenir comment c’était et, en fait, c’est exactement comme dans mon souvenir.