PENN ET TELLER

C’est donc une rétrospective Arthur Penn, depuis hier. D’abord, revu la fin de Four Friends (Georgia en français), puis, ce matin, Miracle en Alabama et ce soir Inside puis Penn and Teller get killed. Entre temps, j’ai passé la débroussailleuse, pour éviter de prêter le flanc aux incendies, suis allé acheter du café, des tomates et du persil, je suis rentré, j’ai préparé un dahl avec du riz, que j’ai mangé en écoutant Michel Foucault parler de bio-pouvoir et de racisme (ça raccordait pas mal avec Four Friends et Inside), développant l’idée que le concept grâce auquel un bio-pouvoir peut justifier l’exercice d’un droit de mort sur autrui c’est le racisme en tant que principe biologique de conservation de l’espèce (de la race, donc): je supprime (ou je laisse mourir) l’autre, celui qui n’est pas de la même espèce que moi, pour accroître la puissance de mon espèce, la faire croître et prospérer.

Puis, donc, Miracle en Alabama, à nouveau avec Anne Bancroft, et ensuite du rangement, du nettoyage et un nouvel agencement de la chambre de S. J’espère que ça lui plaira. J’ai essayé de la rendre plus lumineuse et plus dégagée. J’ai installé le lit au milieu pour qu’il ne soit plus comme un petit lapin blotti dans une tanière, mais plutôt comme un aigle sur son aire. Dans l’idée de lutter contre la peur, d’avoir une vue panoramique sur la chambre, de réduire les formes sombres et les menaces.

Il n’a pas fait trop chaud, aujourd’hui. Il y avait du vent. Les portes et les fenêtres ont claqué. Les incendies de la région de Bordeaux s’étendent et, en Espagne, autour de Madrid, c’est encore pire, on dirait. L’été est un danger. Les gens ne sortent plus. Ils vont se ravitailler et rentrent se protéger de la chaleur ou retournent travailler dans des lieux climatisés, quand c’est possible.