
Je n’allait tout de même pas en rester là, me disais-je à l’instant. Avançons, quoi qu’il arrive et quoiqu’il en soit.
Je note, d’ailleurs, que la vague de chaleur qui s’annonce n’a, en réalité, rien de très raisonnable.
À ce que je lis dans mon application météo.
41°C prévus lundi prochain, ce n’est pas du tout raisonnable.
Mais fi de tout cela, on fera avec. J’ai profité des derniers jours tenables pour broyer les branches coupées l’autre jour.
Le concert d’Aldous Harding, vendredi, était absolument sublime. Parfait. Absolument parfait. D’une maîtrise totale. Hallucinant de perfection.
Après ça, on se demande ce qu’on peut faire de mieux.
Et pourtant, ça paraît peu de chose.
C’est parfois très peu de chose la différence entre entre pas grand-chose et la perfection absolue.
Mais tout est là. Et ça ne s’explique pas.
Enfin, peut-être que cela s’explique mais cela ne peut pas se fabriquer en suivant une recette. Comme dirait Kant.
Et alors après j’étais épuisé naturellement. C’était trop de perfection. Il fallait digérer ça. Je digère. Enfin, j’essaye. Je ne sais pas.
Bon, il faut que je termine l’acte II du spectacle de B.G. et puis on verra bien ce qu’il est encore possible d’imaginer, ou pas.
Lundi, S. était retourné au musée avec l’école.
Pas le même musée, bien sûr. Un autre musée.
Et R. était à Paris où elle devait enregistrer une émission.
Cet après-midi, je suis allé chercher S. à 16h30 pour l’emmener à son rendez-vous poitevin.
J’avais oublié de lui prendre un goûter et nous sommes donc passés à la boulangerie prendre quatre chocolats et un éclair, au chocolat, lui aussi.
S’il n’aime pas le chocolat, on lui donnera autre chose, me suis-je dit.
Et puis, en roulant, on a écouté la bande-son de Minecraft, le film, pour changer. La bonne surprise c’est qu’il y a, au sein de cette playlist d’un intérêt limité, « My own private Idaho » des B52’s et cela faisait du bien d’entendre ces jolis chœurs.
Après son rendez-vous, on avait rejoint R., qui était rentrée de Paris par un train du matin, au restaurant japonais près de l’hôtel de ville de Poitiers, qui est notre préféré. On est rentrés tôt.
Il faudrait que je me coupe les ongles, ai-je pensé, après avoir essayé d’enchaîner quelques arpèges de guitare cet après midi. Curieusement, mes mains étaient douloureuses, comme courbatues. Pour le tai-chi, Laurie Anderson a raison: il faut faire semblant de savoir faire, jusqu’à ce qu’on ne fasse plus semblant.
