SINGULARITY

Ils sont toujours au taquet, Ministry. Moi, je les aime bien, Ministry. Je les kiffe, Ministry. Alors, cette semaine, justement, ils sortent ce nouveau titre, Singularity, alors que Jacob Coxon quitte avec pertes et fracas la société Anthropic, en déclarant que les intelligences artificielles sont désormais hors de contrôle et nous font courir à notre perte.

Aujourd’hui, E.D. devait casser un mur et faire tomber un arbre, mais son équipe et lui ont passé la journée à faire du tri et à aller jeter des trucs à la déchèterie. Donc le mur et l’arbre ce sera demain.

Là-dessus, il faut qu’on saute dans la voiture direction Bressuire, pour le concert de Bertrand Belin, que nous allons voir tous les deux avec S.

21h30, on est de retour. On n’a pas tenu plus de trois chansons. Volume beaucoup trop élevé, balance dégueulasse, un massacre. Bocapole, à fuir. D’une manière générale, toutes les grandes salles, sauf lorsque c’est un vrai pro comme Neil Young, qui contrôle le niveau. Bertrand Belin, c’était exquis à la salle Pleyel et horrible ce soir à Bressuire. Il doit bien le sentir pourtant que c’est trop fort, non? S. Avait mal au cœur et au crâne, moi aux oreilles. Le type à l’entrée, très gentil, désolé de nous voir partir si vite, nous propose des bouchons d’oreilles. Mais, de mon point de vue, un concert où il faut mettre des bouchons d’oreilles ne mérite pas d’être appelé un concert. Jouer fort est une forme de grossièreté. On rentre et on se sent tout de suite mieux dès qu’on est dehors.

T. Est venue faire le ménage pour la première fois ce matin. La maison est propre et sent bon. On est bien contents. S. Lit Calvin et Hobbes et il va être l’heure d’éteindre les feux.