C’EST LE BON COIN

J’ai mis hier Olivier en vente et j’ai eu tout de suite beaucoup d’acheteurs potentiels. Les premiers sont passés tout à l’heure.
Ils hésitent à cause de l’aspect du coffre et du pare-choc arrière.
Il y en a pour 500 à 950€ de remise en état me souffle l’I.A. de Google, ce qui en général veut dire qu’en se débrouillant bien c’est réglé avec 350 €. L’I.A. de Google est tout le temps épatée par les prix que l’on parvient à obtenir en rase campagne.

C’est bien d’hésiter, me dis-je, c’est bien de prendre son temps, d’attendre le contrôle technique, tout ça, tout ça.
Et puis moi, lundi, je suis content, je vais chercher la nouvelle voiture, une Hyundai Kona électrique 64 kw de 2021.
À Marseille, je vais la chercher.
Eh ouais.
Et ça ne court pas les rues, une occasion comme celle là.
Ça ne se trouve pas sous le sabot d’un cheval, ma bonne dame, mon bon monsieur.
Il faut aller à Marseille et en revenir avec.
J’ai déjà mon parcours, mes points de recharge. Trois points de recharge. 10h45 de route, recharges comprises.

Donc ça va, je suis content.
Je brûlerai moins de diesel (même s’il en aura fallu du CO2 pour construire les batteries de la voiture électrique).
Après vérification, le point de bascule se fait au bout de deux ans – en roulant 23000 km par an. Au bout de deux ans, la dette carbone liée à la fabrication de la voiture est apurée en je me mets à consommer chaque année 0,20 tonnes de CO2 (liés à la production d’électricité) au lieu de 3,56 tonnes (liés à la combustion du diesel).
Donc ça va, je suis content.
En tout cas c’est mieux que de rester au diesel.
Et ce sera encore mieux, si j’arrive à financer ce qu’il faut de panneaux solaires pour être pratiquement en auto-consommation au moins du mois de mars au mois d’octobre avec une électricité totalement renouvelable.
Donc ça va, je suis content.
Je serai content. Si ça fonctionne. Si tout va bien. Nous serons contents.

À l’instant, mon acheteur me dit que son carrossier propose 400 €. Je n’étais pas loin.