Elle, c’est l’araignée du garage. Ça fait plus d’un an qu’elle est là. S. vérifie à chaque fois qu’elle est bien vivante en soufflant un coup pour qu’elle se déplace. Elle est bien vivante. Et ce n’est ni une tarentule, ni une araignée sauteuse du Brésil.
Aujourd’hui, après avoir déposé S. à l’école, je suis rentré et j’ai continué à transférer les posts de l’année 2004. Ensuite, j’ai commencé 2005.
Pendant ce temps, R. travaillait dans le salon.
Vers midi, nous faisons une pause pour terminer les travers de porc caramélisés que j’avais préparé la veille. J’avais regardé R. et S. les manger en buvant des verres d’eau et c’était véritablement une souffrance. Comme ce fut une souffrance de les regarder manger les spaghetti carbonara, qui me sont interdits, ce soir.
Ce n’est pas un problème de jeûner le soir, mais de regarder d’autres manger un truc très appétissant peut se révéler cruel.
R. est partie à son conseil de classe et j’ai fait de la musique cet après-midi, avant d’aller chercher S. à cinq heures.
Nous regardons Lyle le crocodile, que j’ai téléchargé en prévision de l’arrêt des abonnements vers les chaînes américaines et — surprise — ce n’est pas la même VF que sur Netflix. Pas du tout les mêmes voix et pas du tout les mêmes textes.
Comme c’est une comédie musicale et que les textes des chansons sont aussi très différents, c’est vraiment un autre film.
Je suis content de voir que l’action de Tesla plonge, avec la plupart des valeurs technologiques américaines. Burn baby, burn.
Pendant que S. fait des dessins de crocodiles en jaune sur blanc, je lui prépare des œufs brouillés au cumin. Nous écoutons Pom Pom d’Ariel Pink, malgré le soutien apporté par ce dernier à Donald Trump.
S. attend que j’ai fini d’écrire pour que l’on puisse regarder sur le site d’un fabricant de figurines animales si l’on y trouve des crotales. Il tourne autour de moi comme un moustique et me demande des trucs comme: « tu peux écrire sarcosuchus ? ».
-« Mais s’il te plaît on peut faire ça ? »
S. est en boucle: « s’il-te-plaît, s’il-te-plaît-mais vraiment, pas pour de faux ».
Alors j’abandonne un moment cette rédaction pour regarder avec lui un épisode et demi de la série « 72 animaux dangereux d’Amérique Latine ». Au menu: veuve noire, araignée errante du Brésil, iguane, paresseux, tatou, crotale, orque et j’en oublie. Il arrive des trucs terribles à tout un tas de gens, qui se font piquer par des guêpes noires, mordre par des caïmans, etc.
Il est temps de s’habiller et de se préparer à déjeuner.
Ça faisait une semaine que je ne faisais plus de gym et j’ai repris avant de passer sous la douche, de m’habiller et de préparer des pâtes de riz au porc fumé et aux choux de Shanghai. Tout d’un coup, S. n’aime plus ça. Je lui fais réchauffer la pizza qu’il avait préparé jeudi soir. R. revient du lycée.
L’après-midi, je vais voir au T2G une installation immersive de Marc Lainé et une lecture-performance de Bertrand Belin et Alice Zeniter, puis je rentre et nous repartons avec R. écouter l’orchestre philharmonique de Radio France, en petit effectif, sous la direction de Fernando Garcia Alarcon, interpréter la controverse de Phébus et Pan de J.S. Bach.
C. est venue garder S. pendant que nous étions sortis. Nous rentrons vers 23h. S. ne dort pas encore et il faut lui reparler de crotales empaillés pour qu’il daigne enfin s’endormir.
J’ai bien rigolé dans le train en relisant les entrées de ce blog des mois de juillet et août de l’année 2004, que j’ai rapatriées sur mon site, comme je le ferai progressivement pour toutes les entrées jusqu’aux dernières avant de fermer cette page.
La tentation est grande d’exercer une réflexion à la lecture de ces textes, d’exprimer un jugement ou une opinion à leur sujet. Mais, constatant que l’expression de mes réflexions était ce qui avait le plus mal vieilli et que la relation sans intention particulière des faits était ce qu’il restait de plus frais, je prends ici et maintenant la décision de me dispenser autant que possible d’exercer la moindre réflexion ou d’exprimer la moindre opinion.
En écrivant cela, je constate que la consommation excessive de pain ne me réussit pas et je décide mentalement d’éviter le pain pour quelques jours.
De même, il faut que je trouve un meilleur sac à dos que ce sac East Pack, trop lourd et peu ergonomique. Il me faut un sac de randonné, me dis-je. Mon dos est dans un état épouvantable, dois-je dire. Et mes cervicales ne sont guère plus vaillantes que mes lombaires, dois-je ajouter.
C’est que nous avons parlé de nos expériences corporelles douloureuses en prenant un verre en terrasse ce soir à Nantes, avec M.G. et C.M. avant d’attraper le train de 18h40. De même que nous avons évoqué la question de nos maigres retraites à venir, du choix d’un endroit d’où voir arriver la guerre, des mérites comparées de la ville et de la campagne et de toute cette sorte de choses.
Au chapitre des améliorations à apporter à mon quotidien, l’acquisition d’une cafetière pour les nuits passées à Nantes et l’habitude de confectionner à l’avance des sandwiches pour le petit-déjeuner sont à envisager sérieusement. Cela m’éviterait de me bourrer de viennoiseries et, d’une manière générale, le commerce exécrable du personnel de « La Maison », cette boulangerie prétentieuse (et hors de prix) où j’ai l’habitude de prendre mon petit-déjeuner.
J’ai tout essayé avec le personnel de « La Maison ». La spontanéité ludique, la franche camaraderie, le sourire enjôleur, le flegme aristocratique, la raideur militaire, l’accent irlandais, le rictus narquois, la mine déconfite, les traits défaits, la rage de vivre. Rien n’y fait. C’est toujours la même porte de prison, le même regard évasif, le même geste absent. A l’exception d’une ou deux vendeuses, sans doute insuffisamment brieffées, qui eurent parfois la bonté de concéder un demi-sourire. Bref, c’est avec joie que je me passerai le plus souvent de rencontrer ces sales gueules.
Une autre amélioration serait d’arrêter de me promener avec mon ordinateur et d’en laisser un sur place dans mon casier.
C.M. m’a dit que, depuis qu’elle s’était acheté une montre, elle regardait beaucoup moins souvent son téléphone et même évitait de le prendre avec elle certains jours et que cela avait un effet très positif sur son tonus. Je crois que je vais l’imiter. Il me faut une montre.
En écoutant Iggy Pop, j’ai toujours envie de prendre une guitare et de me mettre à chanter mais il est tard. Je ne veux pas réveiller la maisonnée. Demain.
Il n’est même pas difficile de se passer de Netflix, de Disney Plus ou de Prime Video, me disais-je en renonçant coup sur coup au visionnage du premier épisode de la nouvelle saison de Daredevil et au huitième de la première saison de Paradise.
Ce qui est difficile, me disais-je, c’est de regarder ces programmes, c’est de supporter leur caractère anxiogène. Ce qui est difficile, ou plutôt ce qui est épuisant, c’est d’encaisser ce vide abyssal, cette violence sans objet, cette psychologie de comptoir, ces postures, ces attitudes, ces cliffhangers donnant sur d’autres cliffhangers.
Je n’en ai plus la force, plus le courage, plus l’envie, plus le temps.
Il ne sera pas difficile de s’en passer, comme il n’est pas difficile de se passer de Facebook, Instagram et autres.
Je m’étais réveillé épuisé à cinq heures. En ce moment j’ai mal partout. Des lombaires aux cervicales. Tout est comme coincé, rouillé, grippé.
Je n’étais pas content d’avoir craqué hier soir sur une assiette de spaghettis carbonara. Je m’étais laissé impatienter. Je n’avais pas su garder mon calme. J’avais décompensé. Avec un verre de Chinon, encore. Pour aggraver mon cas. Je n’étais pas fier.
Et ce matin, j’avais fait réchauffer trois pancakes que j’avais empilés et noyés de sirop d’érable avant de les engloutir d’un trait.
Et puis j’étais allé attraper le train de 7h44. J’avais écouté la radio en somnolant pendant le voyage. La lumière était splendide. La campagne, baignée d’or, avait encore les pieds dans l’eau. Vapeurs. Brumes tièdes.
La température était passée de froide à tempérée. A midi, c’était le printemps, pour ainsi dire.
Il y avait du monde au studio ce matin. Et du monde cet après-midi. Et encore suffisamment d »étudiants dans l’amphi pour qu’il soit acceptable de donner mon cours sur la formation des océans. Après quoi nous étions retournés avec I. au studio pour jouer avec des sons de respiration jusqu’à 21 heures.
Il faut en finir, me disais-je. En finir avec les états-unis d’Amérique. Qu’ils fassent leur guerre de sécession, qu’ils tirent les conséquences pratiques du deuxième amendement, me disais-je. Qu’ils liquident cette bande de maffieux qui tient la maison blanche, s’ils peuvent. S’il en est encore temps.
Fermé Facebook, fermé Instagram. Désabonnement de Netflix, Disney+, Amazon prime, Apple TV+.
Le plus difficile, me disais-je, c’est de me passer des produits Apple. Il va me falloir une transition, ai-je pensé. Mais le système d’exploitation lui-aussi est un problème. Peut-on transiter vers du 100% open source, me demandais-je ?
Pour l’instant, pour des raisons professionnelles, c’est compliqué, me disais-je.
Trouver une alternative non-américaine (et non russe) à Paypal, me disais-je. Entre autres.
Par la même occasion, je me suis dit qu’il était nécessaire de fermer définitivement ce compte Livejournal, puisque Livejournal est désormais une propriété russe.
Depuis hier, je migre toutes mes entrées vers mon site.
Désormais, pour suivre ce blog, il faut venir ici.
Je vais laisser cette page active, le temps de terminer la migration, qui va prendre quelques temps (plus de 1500 posts).
Il fait beau et froid ce matin, comme tous ces derniers matins, et c’est très bien.
Et je me suis dit qu’il faudrait se mettre au tir. Aller à la salle de tir et apprendre à tirer. Se préparer. Prendre des cours de close combat, de krav-maga. Il était temps de se préparer. De s’équiper. Et courir en treillis. Et tenir un fusil.
Je me disais ça en roulant ce matin vers Nantes. Et je me suis dit qu’il fallait encourager les jeunes à faire une carrière militaire. Je me disais ça, moi qui m’étais fait réformer, moi qui avait échappé au service militaire. Mieux valait être officier que soldat, avais-je pensé. C’était une pensée amère mais elle m’était dictée par le bon sens. Mieux valait être général que colonel, m’étais-je dit. Etre au plus près de l’information et de la stratégie. Peser dans le game. Nous n’étions certainement pas au bord d’une grande explosion culturelle, avais-je pensé. Nous n’étions vraisemblablement pas en présence d’un grand renouveau artistique, m’étais-je dit.
Voila ce que je me disais, ce matin, en roulant vers Nantes et en écoutant la radio. Je me disais que si les américains n’avaient pas le courage de prendre eux-mêmes les armes pour marcher sur le capitole et se débarrasser de leur tyran grotesque, alors il fallait se tenir prêt à les affronter tôt ou tard. Il finirait par obéir jusqu’au bout à leurs grotesques tyrans, m’étais-je dit. Il fallait écrire « tyrans », au pluriel, m’étais-je dit. Ils étaient plusieurs. Ils étaient une flopée. Il en sortait de partout.
Voila ce que je me disais, en roulant vers Nantes ce matin, dans la beauté des frimas argentins.
Une fois à Nantes, j’avais cessé de penser à cela. Jusqu’au déjeuner, où je m’étais remis à y penser, en discutant avec C. et M. Puis j’avais de nouveau cessé d’y penser pendant l’après-midi et je m’étais remis à y penser ce soir.
De travailler avec les étudiants m’avait changé les idées. Ils sont très gentils, ces étudiants, me suis-je dit. Adorables. Vraiment un bon groupe. C’était un plaisir, vraiment. On était conquis, attendris.
On ne pensait plus du tout à un fusil, un treillis, une grenade, une baïonnette.
On était tout à la joie d’être jeune, insouciant et plein d’enthousiasme.
J’avais mis le réveil à 5h et puis, à 3h20 je m’étais dit que 5h pour partir à 6h, ça ne donnait pas l’occasion de rêvasser ni de s’angoisser en lisant les dernières dépêches AFP, ni de prendre un solide petit déjeuner. Alors j’avais avancé mon réveil à 4h30.
À 4h44, je sortais de la salle de bain, habillé de frais et à peu de frais.
À 5h00 les œufs sur le plat grésillaient dans la poêle à frire.
À 5h20, le petit déjeuner était englouti et j’étais prêt à partir.
Alors je me suis dit que j’aurais pu aussi bien me lever à 5h.
Mais, en même temps, me suis-je rappelé, il faut que je passe prendre de l’essence à A*** et donc partir à 5h45 au lieu de 6h n’est pas du luxe.
J’arrivais à 6h52 à la gare de Poitiers et montais à 7h05 dans la voiture n°1 du train de 7h14 pour Paris. J’écoutais la radio pendant le trajet, ce qui me donna l’occasion de rêvasser et de m’angoisser considérablement.
En passant à 9h15 devant la vitrine de Lenôtre, à la station Villiers, je me suis dit — observant un vendeur en train d’ aligner soigneusement des éclairs au chocolat — que ce serait une bonne idée de compléter mon petit déjeuner par une douceur de la maison, référence parisienne en matière de douceurs.
Et puis finalement, je n’ai rien trouvé de plus adapté qu’un croissant et un pain au chocolat. J’ai pris mes viennoiseries et je les ai mangées dans la rue. Elles n’avaient rien d’extraordinaire. J’ai regretté cet achat compulsif.
Peu après — ou peu avant, je ne sais plus — je suis resté un moment devant la vitrine du magasin Gentlemen’s Club et je me suis dit que peut-être qu’un de ces jours, prochainement, j’irai me commander un costume et quelques chemises en utilisant les services du tailleur maison. 200 € le costume, cela ne m’a pas paru excessif. Ça vaut le coup de faire l’essai.
Et puis j’ai dirigé mes pas vers l’avenue V***, pour participer à une commission confidentielle.
J’en sors vers 16h30. Direction la gare Montparnasse où je dois prendre le train de 18h27 direction Poitiers. En attendant j’écris ceci à la terrasse de la Maison Pradier, qui met à disposition des tables et des chaises inamovibles.
En réalité, il a plu aujourd’hui, la plupart du temps, mais, avec S., en roulant vers T***, nous nous sommes mis à chanter cette chanson, à imaginer une chanson des reptiles heureux de se dorer au soleil, pour réchauffer leurs corps, leur sang froid.
J’avais besoin d’une ceinture. Je portais cette même vieille ceinture, achetée chez GAP il y a maintenant vingt huit ans, mais le trou stratégique, celui que j’utilise le plus souvent, s’était élargi au point qu’il était devenu une fente assez longue et que mon pantalon tombait. Alors j’ai acheté une nouvelle ceinture chez E. Leclerc, à T*** et mon pantalon ne tombe plus. J’ai jeté la vieille ceinture de vingt huit ans dans une poubelle de la galerie commerciale et ma vie a pris un tour nouveau.
Nous avions aussi l’intention de racheter de la pâte à pizza, puisque maintenant S. nous prépare des pizzas, mais pas de pâte à pizza. Alors nous avons pris un livre de coloriage avec des dinosaures et nous sommes allés manger des hamburgers chez B.K. En attendant notre commande, nous colorions un T-Rex. L’on rencontre T., qui avait dormi « chez sa tatie ».
Une alerte d’A. A., c’est Augustine, notre Fiat 500 L. Et A. m’avertit qu’il faut remettre de l’huile. Je n’en trouve pas chez ACTION, où nous prenons un bloc de papier, mais j’en trouve chez Super U. De la 0W30, comme il se doit.
De retour à la maison, il pleut toujours.
Je laisse le chien dehors un moment. La chatte apprécie. Je fais rentrer le chien. Feulements, fuite. Je fais ressortir le chien. La chatte se calme. Je fais re-rentrer le chien. Affrontements muets et immobiles. Je descends la nourriture du chat, sa caisse. Puis je remonte la nourriture du chat, sa caisse.
On ne sait plus très bien comment faire. Comment laisser faire. Comment ne pas laisser faire.
S. se bourre de crêpes. La recette de J-F.P. est formidable mais les crêpes sont très légères, presque vaporeuses, molles, moelleuses en fait, et donc difficiles à retourner. Souvent un bord reste replié.
Comme j’en ai assez de raconter l’histoire de Roger le sarcosuchus, S. m’autorise à inventer à la place quelques histoires de Croquidou le crocodile. C’est bien aimable.
Pour faire du feu avec un silex, il faut du métal. Ou au moins une roche contenant du métal et du souffre, comme la marcassite. Et puis il faut de l’amadou. C’est pas tout simple. Un jour on fera du feu avec des silex, mais pas tout de suite. Il faut d’abord s’équiper. Récolter les éléments.
Cette nuit, il avait fait froid et le ciel était une splendeur. On voyait briller les planètes. Vibrer, serait plus juste. Tout cela palpitait, tremblait. J’avais craint une panne du bruleur de la chaudière à fioul, que j’avais du réarmer par trois fois, mais il tient sans arrêt depuis hier. Il fait bon dans la maison.
Et aujourd’hui, temps splendide. Après le déjeuner, on part avec S. se balader sur la route d’A***. Ciels bleus et petits moutons. Du vent dans le dos à l’aller, dans les oreilles au retour. On traverse le pont. On dirait un barrage de castors. C’en est peut-être un ? S. prend son goûter sur une pierre au bord du chemin et on repart dans l’autre sens. Une pause pour reposer les pieds endoloris.
Ce soir, j’avais faim et j’ai goûté le risotto aux cèpes. C’est mal, mais c’était bon.
Le lave-vaisselle m’annonce une erreur 25, ce qui veut dire que l’évacuation d’eau se fait mal. Demain, j’y jetterai un coup d’œil plus approfondi.
Entre la chatte et le chien, pour l’instant, c’est à couteaux tirés. La chatte règne sur l’étage, le chien sur le rez-de-chaussée. On va voir comment ça évolue.
Nuit agitée, difficile. Je ne supporte plus. Je mets la matinée à me remettre, ne buvant que de l’eau. A midi, je me fabrique une cole-slaw maison, avec des choux-raves rouges, des carottes, des canneberges, des noix de cajou, des cives, de la coriandre et du curry.
En fin de journée, ça va mieux.
Avancé sur les modifications de la bande-son maquette basilique. Exporté les voix des deux autres films à la demande de L. Je vais essayer de tout terminer demain.
Suis allé chercher S. au centre de loisirs à 13h pour qu’on passe l’après-midi ensemble. J’avais pris le vélo mais j’avais oublié son casque dans le coffre de la voiture. En rentrant, on perd Crétacé, l’ichtyosaure et on met un moment à le retrouver, dans le parapluie à l’entrée.
C. nous rejoint vers 16h30, immédiatement suivie de R., qui rentre de la troisième épreuve écrite de l’agrégation de philo. À la demande de S., j’ai fait des crêpes.
R. monte deux petits films pour un hommage à F., décédé récemment. Je joins une des chansons que nous avions enregistrées cet été.
Livraison de courses vers 20h.
On regarde le documentaire-western sur le rat kangourou de l’Arizona et ses affrontements avec le crotale diamantin, le monstre de Gila, le scorpion jaune et le faucon de Harris. Sans parler des motos cross et des tontons flingueurs.
S. s’interroge sur le fonction dramaturgique de la musique entendue sur la séquence de la souris-scorpion. Le western reste la référence narrative, de même que pour l’Age de Glace. L’idée d’un territoire mystérieux, vaste et plein de dangers à conquérir ou, du moins, à explorer. L’idée d’un rêve de propriété et de prospérité.